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Europe et Union européenne - Page 1030

  • L’Europe est morte à Pristina de Jacques Hogard

    Jacques Hogard a la France au cœur. La France éternelle : celle du sabre et du goupillon. Il ne s’en cache pas. Il est catholique, fervent et pratiquant, issu d’une grande famille de militaires. Son père était général dans l’infanterie de Marine. Son oncle était le Général Pierre de Bénouville, résistant et compagnon de la Libération.

    Jacques Hogard ne pouvait pas faire mieux. Il intègre la Légion étrangère et se retrouve, en qualité de colonel, affecté à l’état-major du Commandement des opérations spéciales (COS) au Kosovo. Il dirige avec le colonel Chéreau le Groupement interarmées de forces spéciales (GFIS). [...]

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    http://www.actionfrancaise.net/craf/?L-Europe-est-morte-a-Pristina-de

  • Immigration : Favoriser l’économie ou préserver l’identité ? (Audio – Rediff.)

    Dans cette émission du philosophe Alain Finkielkraut, qui met aux prises deux économistes, deux conceptions s’affrontent: celle du professeur Olivier Pastré campe sur la constatation que dans le cours de l’histoire, l’immigration a toujours été un facteur de croissance économique. Son contradicteur, l’essayiste Hervé Juvin, insiste sur l’importance de ménager l’identité des populations et de prendre en compte leur opinion sur l’ouverture aux migrants.

    Les deux économistes le reconnaissent, le thème de l’immigration devient crucial dans une Europe qui vieillit et qui va manquer de main d’œuvre, alors que l’Afrique et l’Asie connaissent une démographie toujours vigoureuse. Hervé Juvin cite même un rapport de l’ONU datant de l’an 2000 qui enjoint l’Europe à se préparer à accueillir, d’ici 2050, 1 milliard 300 millions d’immigrés en provenance de pays extra européens …

    L’Europe, continent d’immigration ? Un contenu à certains égards explosif susceptible d’altérer le regard que l’on peut porter aux politiques natalistes de certains pays…

    http://fortune.fdesouche.com/

  • Radio Courtoisie : « Retour sur la question ukrainienne » (Audio)

    Le samedi 26 juillet 2014, dans le Libre journal des lycéens sur Radio Courtoisie, Pascal Lassalle, assisté de Xavier Delaunay, recevait Pierre-Alexandre Bouclay, journaliste, sur le thème : « retour sur la question ukrainienne ».

  • Royaume-Uni : David Cameron veut “donner la priorité aux Britanniques”

    Baisse des allocations chômage et familiales pour les immigrés, expulsions facilitées… Le Premier ministre britannique a annoncé une série de mesures destinées à faire baisser l’immigration et à “réduire la pression” sur le système social du pays.

    La répression de l’immigration par Cameron“, titre le Daily Telegraph ce 29 juillet. Dans un article d’opinion que publie le journal, le Premier ministre conservateur dévoile un certain nombre de mesures pour réduire l’immigration légale aussi bien qu’illégale, afin de “donner la priorité aux Britanniques“.

    Premièrement, le gouvernement britannique souhaite réduire les allocations chômage et les allocations familiales accordées aux immigrés à trois mois maximum (contre six mois actuellement) “afin d’agir contre les abus du système social britannique”.

    On ne peut pas à arriver au Royaume-Uni et prétendre à obtenir des choses sans rien donner en retour“, écrit le Premier ministre. De plus, David Cameron entend limiter l’affluence des travailleurs immigrés en abaissant le nombre d’annonces des pôles emploi britanniques mises en ligne sur le portail européen EURES. Actuellement, ce portail compte plus d’un million de postes à pourvoir en Grande-Bretagne, un chiffre que le Premier ministre souhaite limiter à 500.000.
    Vérifier le permis de séjour de locataires

    En outre, des mesures plus strictes seront mises en place pour lutter contre l’immigration illégale. A partir de novembre 2014, les propriétaires de logements seront obligés de vérifier si leurs locataires sont bien en situation régulière, et à partir de décembre les banques auront des critères plus strictes pour éviter que les personnes sans papiers ouvrent un compte bancaire.

    Le gouvernement s’attaque aussi aux fausses inscriptions dans l’enseignement supérieur qui ne semblent servir qu’à obtenir un permis de séjour. “Si 10 % des inscriptions concernent des personnes dont un visa a été refusé, [l'établissement scolaire] perdra sa licence”, prévient le Premier ministre.

    De plus, “nous allons faire en sorte qu’il sera beaucoup plus facile d’expulser” les immigrés identifiés comme illégaux, assure David Cameron. “Il n’y a rien de plus énervant que de voir des gens, qui ont eu des comportements malveillants envers notre pays, multiplier les demandes pour y rester au nom de leur ‘droit à une vie de famille’”.

    Le Premier ministre fait référence notamment au cas récent d’un immigré illégal du Sri Lanka qui, après avoir été condamné pour des violences sexuelles au Royaume-Uni, a réussi à éviter son expulsion du pays parce que la justice lui a accordé le droit à une vie de famille.

    Récupérer des votes de l’Ukip

    Les mesures annoncées seront considérées comme “une tentative de courtiser les électeurs conservateurs qui ont déserté le parti conservateur pour voter Ukip“, le Parti pour l’indépendance du Royaume-Uni, réputé pour son programme anti-immigration.

    Si les mesures annoncées ont pour but de réduire l’immigration, le Fonds Monétaire International (le FMI) a averti qu’elles “pourraient avoir un impact négatif sur la croissance de la productivité” du Royaume-Uni.

    En revanche, “un assouplissement des règles pour l’immigration dans les domaines qui manquent de travailleurs, comme l’industrie, pourrait stimuler la productivité et contribuer à rééquilibrer l’économie du Royaume-Uni“, selon un rapport du FMI.

    Le Monde Diplomatique

    http://fortune.fdesouche.com/349553-royaume-uni-david-cameron-veut-donner-la-priorite-aux-britanniques#more-349553

  • Invasion ? : L’alarme des services secrets « Des migrants par millions à destination de l’Italie»

    Ils sont des millions. Ils fuient la guerre, des dictatures, des persécutions religieuses, la faim. Et ils ont toute la même destination: l’Italie. Pour beaucoup c’est seulement une terre de passage, pour d’autres la destination finale de leur voyage désespéré. Ils viennent de la Tunisie, du Maroc, de l’Egypte, de la Syrie, de la Corne de l’Afrique, du Subsahara, de l’Érythrée, de la Somalie, du Nigeria, du Soudan, du Congo, de l’Inde, du Sri Lanka, des Philippines. 

    Pour ce qui concerne l’Afrique, 90 % atteignent les côtes libyennes pour se diriger vers notre Péninsule. Un exode biblique qui enrichit les marchands d’hommes en favorisant le trafic de drogue et l’infiltration de terroristes islamistes potentiels. Cet exode fait exploser nos structures d’accueil, appauvrit les caisses de l’État et cela compromet l’efficacité des contrôles sanitaires, en donnant maintenant vie au spectre de la diffusion de maladies infectieuses comme l’ebola meurtrier, le tbc, la méningite, le choléra. 

    La « forteresse Europe » est attaquée. Et le pied-de-biche pour accéder à l’UE passe par les côtes italiennes. Conflits à fond religieux ou inter-tribales, dictatures impitoyables, famines et progroms intérieurs poussent une masse énorme de gens à chercher leur salut dans l’émigration, un phénomène qui ces derniers mois a pris une dimension alarmante. Et, en effet, nos services secrets sont alarmés. Beaucoup. Dans leurs rapports, soulignent que les progroms récents sont attribuables aux deux facteurs principaux : « les combats entre milices en Libye et la guerre civile en Syrie. » 

    Dans le cas premier, après la chute de Kadhafi, l’État central est en train d’effriter sous la pression des luttes entre tribus et des séparatistes « excessifs en Cyrénaïque et dans le Fezzan. » Le pays est divisé et les organisations criminelles en profitent pour développer leurs trafics illégaux, en comptant aussi sur la corruption de ceux qui contrôlent les frontières. Dans ce tableau, beaucoup de milices irrégulières, « les Katibes exploitent le phénomène pour s’autofinancer. De leur point de vue, l’opération Mare Nostrum représente une opportunité: ils savent qu’ils vont devoir affronter un parcours plus bref qu’avant, en pouvant compter sur l’intervention de notre Marine pour secourir les naufragés éventuels ou chalands à la dérive. 

    En Syrie trois facteurs sont à l’origine des fuites massives : la guerre civile qui semble ne pas avoir de fin et qui emmène beaucoup de réfugiés déjà sortis du Pays quitte à « perdre chaque espoir d’un retour rapide en Patrie » et donc à tenter d’atteindre le nord de l’Europe, toujours à travers l’Italie ; l’attaque aux communautés « chrétiennes » de la part des musulman intégristes, Al Qaeda ; l’indigence croissante de la population. 

    La Libye est le point de départ maintenant pour 90 pour cent des migrants provenant du « continent noir ». Une sorte de « hub migratoire privilégié. » Et c’est là que se concentre le nombre le plus grand nombre de gens dans l’attente de s’engager pour la Sicile ou, chose rare, pour la Calabre. Par contre beaucoup de Syriens mais aussi des palestiniens passent par la Turquie avec des vols de ligne, puis ils cherchent un passage pour nos côtes. La « nouvelle filière turque » trouve son origine aussi dans les politiques antiterroristes et anticriminelles du gouvernement du Caire qui considère les syriens voisins réfugiés comme des proches des « Frères Musulmans déchus ». 

    Aussi le Sahel est devenu un couloir important pour les trafiquants d’hommes, grâce à la porosité des frontières et à l’instabilité politico-économique. 

    Mais les préoccupations de nos services secrets ne concernent pas seulement la Libye et la Syrie. Dans l’avenir immédiat, ils prévoient que les flux migratoires auront aussi pour origine la République Centrafricaine dévastée par les combats entre rebelles et des religieux persécutés, qui ont déjà fait un million de réfugiés. Au Nigeria les milices de Boko Haram ont presque provoqué l’an dernier un demi million de « déplacés » pendant que 60.000 Nigériens se sont échappés au Cameroun, au Tchad et au Niger (…) 

    La prévision des services secrets est que à cause de l’impuissance des hommes politique « d’être certains et fiables » à pouvoir maintenir valides les pactes établis entre notre pays et la Libye, le phénomène va prendre des formes plus structurées. Ce n’est pas tout, le trafic de clandestins et la nécessité de contrôler le territoire à cette fin favorisent le trafic de drogue, d’armes et la contrebande. 

    Enfin on ne peut pas être tranquille. Aussi parce qu’il y a le risque d’épidémies. Le nombre exceptionnel de migrants arrivé rend ardu les « contrôles sanitaires à bord de nos navires et dans les points d’abordage Siciliens. » Et, quoique pour le moment il y n’ait pas de « signaux » de pathologies dangereuses, on relève la diffusion entre les populations africaines du virus Ebola, présent en Guinée, au Libéria et au Sierra Leone. Du choléra, au Soudan, de la tuberculose et de la poliomyélite, dans la Corne de l’Afrique et dans la zone Subsaharienne. De la méningite, dans l’enclave ibérique de Melilla et du Mers, un syndrome respiratoire très différent du Sars, en Algérie et en Arabie Saoudite. 

    Ils arriveront non seulement nombreux mais ils seront bientôt très enragés. En effet, nos structures d’accueil sont saturées maintenant et cela aggrave « les conditions de privation des migrants », ce qui engendre des protestations, « aussi violentes », comme des épisodes d’automutilation et de fuites en masse. 

    Cet exode pourrait compromettre l’intégration des étrangers en développant l’agrandissement des ghettos « ethniques »,et en exposant les migrants à la prostitution et au travail au noir ou à l’enrôlement dans le milieu organisé, intéressée à « intercepter les demandes de quelques entrepreneurs » méridionaux pour le travail dans les champs. 

    Finalement l’invasion peut rendre difficile les procédés d’identification des nouveaux venus en permettant de faire entrer dans nos frontières nationales des « criminels ou des terroristes djihadistes. » Nos gouvernants sont avertis.

    Sourcehttp://www.fdesouche.com/490575-italie-lalarme-des-services-secrets-migrants-par-millions-a-destination-de-litalie

    http://www.oragesdacier.info/

  • Juncker est-il vraiment à sa place ?

    Juncker : "Je n’aime pas trop l’industrie de l’armement"

    Une déclaration étonnante du président de la Commission européenne qui qualifie également la Bundeswehr d’"armée d’appoint"... [C’est Merkel, le grand soutien de Juncker, qui va être contente ! NDLR

    Dans un entretien avec la revue trimestrielle Politique internationale, le nouveau président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker fait une sortie étonnante : "Je vais vous faire un aveu : je n’aime pas trop l’industrie de l’armement." Le Luxembourgeois n’y voit qu’un seul intérêt : "J’admets que ses retombées civiles puissent être intéressantes" en citant l’exemple de la Suède, mais, ajoute-t-il, "je regrette qu’il faille compter sur la recherche militaire pour faire progresser les autres secteurs". Nous voici prévenus ! [...]

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    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Juncker-est-il-vraiment-a-sa-place

  • Agriculture : une énième loi pour rien

    Nos chers gouvernants ont poussé le bouchon de la réforme beaucoup trop loin, jusqu’à épuiser les hommes, les sols, les bêtes et nos campagnes.   

    C’est une énième loi agricole sur laquelle les députés et les sénateurs viennent de s’accorder en commission mixte paritaire. Car depuis 1994 et la signature des accords du GATT (ancêtre de l’Organisation mondiale du commerce), le rythme des grandes réformes de nos campagnes s’est intensifié. Aux lois d’orientation agricole de 1994, de 1999, puis de 2006 a succédé une loi de modernisation en 2010, pour aboutir maintenant à la loi d’avenir pour l’agriculture, l’alimentation et la forêt (LAAF).

    On m’avait habitué, dans ma tendre enfance, au rythme triennal des jachères pour faire reposer la terre, afin qu’elle ne s’épuise pas. Les temps ont changé. Rendement oblige, on en vient maintenant à repenser, redéfinir et même réorienter les axes stratégiques agricoles tous les quatre ans ! En ce sens, l’agriculture rassemble un peu à l’Éducation nationale : un ministre chassant l’autre, il faut que le dernier arrivé impose ses vues idéologiques, qu’il marque de manière indélébile son passage au ministère dont il détient le portefeuille.

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  • Bruxelles et les Bruxellois : la vérité si je mens,

    Mensonge délibéré ? Absence de professionnalisme ? Fainéantise ? Manque de rigueur? Toujours est il que le 22 juillet a été publié sur le site du magazine Marianne un article signé  du dénommé Kevin Erkeletyan, (« FN : l’Elysée servi sur un plateau ») qui recycle un vieux bobard qui traîne sur la toile, dont nous avons pourtant fait justice depuis de très nombreuses années et de nouveau officiellement à l’occasion de la présidentielle de 2012. M. Erketelyan écrit ainsi  que « le traité transatlantique est l’exemple parfait de l’intelligence politique du Front qui a su adapter sa position sur le sujet à celle de ses adversaires : en 2008, Marine Le Pen et Bruno Gollnisch votaient pour des parties d’un texte qui serait son embryon au Conseil économique transatlantique ; aujourd’hui, le parti fait bloc contre le projet ».

     Pourtant, dans un communiqué officiel publié il ya deux ans sur ce blogue, sur le site du Front National et envoyé comme tel aux centaines de journalistes figurant sur la liste de diffusion du service de presse du FN, Bruno Gollnisch rappelait très clairement que les personnes à l’origine de ce  mensonge « ne savent pas lire ou ils ne comprennent pas ce qu’ils lisent ».

     Les députés frontistes d’alors n’ont pas voté bien sûr « en faveur du grand marché transatlantique ». «  L’un des votes (du FN, NDLR) incriminés porte non pas sur l’ensemble d’un texte (RC6-0209/2008) mais sur un amendement, dont le rôle, comme chacun sait ou devrait savoir, est de modifier le texte initial. L’autre vote porterait sur une autre résolution (B6-0280/2008). Là, c’est pire : cette résolution n’a pas été mise aux voix ».

     Bref, si ceux qui colportent ce bobard « avaient poursuivi un peu leurs recherches, ils auraient constaté que les députés du FN ont toujours, depuis que ce projet a été lancé dans les années 1990, voté contre le marché transatlantique. Comme ils s’opposent à tous les accords de libre-échange que l’Union européenne conclut avec les pays les plus divers. Comme ils ont voté contre l’entrée de la Chine à l’OMC, ou les premières étapes pour intégrer certains pays du sud de la Méditerranée au marché unique européen. En parfaite cohérence et conformité avec les analyses et le programme du Front National que défendMarine Le Pen » concluait Bruno Gollnisch.

    De l’avis général des spécialistes,  le milieu journalistique –qui n’est pas épargné, très loin s’en faut par une baisse assez dramatique du niveau culturel que l’on retrouve chez nos actuelles et futures « élites » – est un milieu très autoréférencé. Formule aimable  pour  dire que beaucoup de journalistes (pas tous), recyclent et reprennent à leur compte sans recul, par conformisme et/ou paresse, des informations glanées ici ou là sous la plume de leurs confrères dans des journaux, sur internet, ou comme chacun sait,  le pire et le médiocre (souvent)  côtoie le  meilleur (parfois).

     S’il fallait une confirmation de la netteté du combat mené par les nationaux Français et leurs amis contre l’euromondialisme, nous la trouvions ces derniers  jours dans la  bouche deFrank-Walter Steinmeier, le ministre allemand des affaires étrangères. Ce dernier, comme les pontes du PS et de l’UMP, en France,  s’est sans surprise félicité de l’élection, avec les voix de gauche, du libéral Jean-Claude Junker comme président de la Commission de Bruxelles (« Merci de ne pas voter pour moi » at-il lancé  dans l’hémicycle à l’adresse de Marine et des députés FN !),  et de celle, avec les voix de droite, du socialiste sectaire, baptisé social-démocrate, Martin Schulz à la présidence du parlement européen.

     Comme le notait dernièrement Bruno ces deux là et leurs écuries respectives font mine de s’opposer un mois tous les cinq ans et s’entendent comme larrons en foire  le reste du temps sur la politique antinationale à mener.

     La priorité énoncée par le très fédéraliste M. Steinmeier (voir l’édition du Monde en date du 9 juillet) est limpide. Il a fustigé   « la résistance des extrémistes et des populistes » qui s’opposent à l’ultra libre échangisme et au projet d’éclatement de nos nations sous les coups de boutoir du  multiculturalisme.

     Vœu à double tranchant pour ses amis politiques, il a prôné l’idée d’«un seuil minimal pour entrer au Parlement européen» afin d’en écarter les affreux. En toute logique il a donc martelé que «lutter contre la xénophobie, le racisme constituera la mission importante de la politique européenne dans les années à venir.» Et ce défenseur ardent des minorités de tous poils de pointer les méchants du doigt: les députés…minoritaires patriotes, souverainistes et nationalistes que le ministre de Mme Merkel  accuse  d’être « ouvertement opposés à la libre circulation et aux droits des minorités. »

     On se souviendra, notons le au passage, que Jean-Claude Juncker avait fait campagne à la présidence de la commission en promettant un « Commissariat à la migration » dans le but d’harmoniser les politiques migratoires des pays membres, alors que nombre d’entre eux sont assaillis par l’immigration clandestine.

     Le cas de l’Italie avec Lampedusa est emblématique, sachant qu’une fois entrée dansl’espace Schengen, les immigrés se précipitent en France où les prestations sociales  sont réputées les plus généreuses…

     Bien sûr les élections étant passées, la promesse de M. Juncker a disparu, au motif a-t-il déclaré,  que cette idée d’harmonisation est « impraticable »… il ne le savait donc pas avant !? Les 25 % d’électeurs Français qui ont voté pour les listes FN en mai dernier n’ont décidemment aucune raison de regretter leur vote !

    http://gollnisch.com/2014/07/25/bruxelles-les-bruxellois-verite-mens/

  • Comment souder entre elles l'Europe et la Russie

    Après quelques mois de délire, nous nous rapprochons des vacances, un moment où les cyber-révolutionnaires quitteront leurs bureaux et n'auront plus autant de temps pour refaire le monde à partir d'un ordinateur. 

    Malgré la chaleur, cet été pourrait être un bon moment pour réfléchir. 

    Le choc des civilisations va aller en vacances avec les ultras pro-russes et les anti-russes, et après la Coupe du Monde on découvrira que rien n’aura changé. 

    Je saisis cette occasion pour récapituler les faits saillants de ma pensée sur Maidan et les perspectives d'avenir. 

    Maidan 

    La révolte contre le gouvernement ukrainien "pro-russe" de Ianoukovitch pour autant qu'elle puisse être considérée comme «other-directed », puise ses racines dans un sentiment populaire de longue date qui ne permet pas une relation simple entre Moscou et Kiev.  

    Le gouvernement des oligarques "pro-russes", en réalité, était composé de gens qui avaient leurs intérêts dans les deux camps , ce qui est aussi le cas du nouveau : le gouvernement "pro-européen" aujourd'hui est l'expression des mêmes oligarques. 

    L'intervention des camarades de Pravy Sektor n'a pas produit la révolte, ni imposé le «nouveau»  gouvernement. Nos camarades, en combattants tels qu’ils sont, sont allés prendre la tête de l'action. S'ils le n'avaient pas fait, le parti l'atlantique l'aurait remporté sur tous les fronts sans plus aucune opposition, même potentielle. 

    Quand les gens descendent dans la rue l'avant-garde révolutionnaire se retrouve à sa tête, ou bien il n'y a pas d'avant-garde. C'est sa tâche et son devoir. 

    Je sais que les comptables, les intellectuels et les gens qui n'ont jamais entendu le sifflement d’une balle ou connu de guerre civile, peuvent penser autrement. 

    Mais ce n'est qu'une vue abstraite de la réalité. Qui a une perception réelle et charnelle des choses sait bien que sur cela, il n'y a pas de débat. 

    En outre, la solidarité avec les combattants est une priorité hiérarchique: quand s'affrontent deux parties, chacune liée à sa tradition historique et politique,  derrière leurs symboles respectifs, seul celui qui n’a pas  de passion ne peut pas ne pas   frémir dans le côté de qui, historiquement, symboliquement et par le mythe, est le sien. Permettre à cela un calcul, bon ou mauvais qu'il soit, trahit un tarissement de l'âme et une détérioration des valeurs. 

    L'implication ne doit non plus assombrir et nous rendre incapables de regarder froidement vers l'avenir.

    Le jeu américain 

    Ce n'est pas exactement celui que l’on croit. 

    Les Etats-Unis n'ont pas besoin d'une épreuve de force parce que leur énorme puissance nucléaire, militaire, financière, et satellitaire, les garde au niveau d’une puissance au-dessus de toutes les autres, et cela pour de nombreuses années, peut-être même pour de nombreuses décennies. 

    Ce que les Américains poursuivent c’est une synarchie multi-polaire basée sur la rivalité et les déséquilibres entre les différents puissances et en même temps sur le « franchising » américain avec toutes ces puissances. 

    Ce que n'aiment pas les Américains c’est la renaissance européenne, qui doit être maintenue sous contrôle strict. 

    En particulier Washington veut éloigner Berlin de Moscou. 

    Il faut comprendre l'idéologie américaine, qui est basée sur la haine du Père (Europe). 

    C'est la seule clé non «matérialiste» de la stratégie américaine qui, pour le reste, se manifeste très brutalement non seulement dans la politique internationale et dans le contrôle des sources d'énergie, mais aussi dans le trafic de drogue, les migrations ethniques , les spéculations boursières et ainsi de suite. 

    Et nous ne parlons pas ici des redoutables armes du climat et de la santé pour ne pas être catalogués comme des fous obsédés du complot par des gens moins avertis.

    Le jeu anglais 

    L'île des spéculateurs et des faiseurs de rois joue sur tous les terrains. 

    En particulier, elle se préoccupe - historiquement elle l’a toujours fait - de casser l'Europe et de rester présente dans l'Hearthland par le Commonwealth. 

    Londres est le sujet le plus subversif de tous. 

    D’après les aveux du Financial Times, c’est la City qui gère l'assaut de la zone euro. C’est toujours la Grande Bretagne qui insiste pour le «bouclier Otan » à l'est. 

    L'accélération de la crise en Ukraine a été causée aussi de la nécessité de récupérer la Pologne dans la sphère d'influence britannique, puisque elle avait basculé vers l'allemande, qui joue l’apaisement à l'est.

    Le jeu allemand 

    Je ne vais pas parler ici du potentiel qui réside dans l'ADN de ce peuple: j'ai mes convictions et je sais que d'autres en ont de différentes; je continue d’alimenter mes espoirs. 

    Ce qui est sûr, cependant, c’est que les marchands et les industriels allemands ne sont pas aussi individualistes que mes compatriotes et les français. 

    Les relations euro-russes nous viennent d’eux et pour l'Allemagne elles sont devenues importantes et incontournables. 

    La politique allemande, quelle que soit la conception culturelle et éthique que l’anime, est inextricablement liée à l'économie et la vie sociale en Allemagne. 

    La locomotive allemande avait conduit l'Europe à un choix pro-Poutine (crise de 2008) et depuis lors, la spéculation financière est partie pour nous déstabiliser, jouant principalement à embarrasser Berlin sur lequel tous les partenaires faibles se sont mis à jurer, en ignorant leurs propres fautes et les responsabilités anglo-américaines dans le déclanchement et dans la gestion de la crise économique et sociale. 

    Le gouvernement allemand n'est évidemment pas un exemple, mais celui-ci n'est pas l'Allemagne tout comme Valls n'est pas la France. Nous devons avoir une perspective qui se base sur les fonctions objectives des peuples, leurs économies, leurs relations historiques. C'est alors seulement que nous pouvons réaliser que l'Europe n'a pas d'avenir, mais moins encore l’ont l'Italie, la France ou la Méditerranée, si les lignes directrices géo-économique de Berlin et éthico-politique de Budapest ne seront pas suivies et renforcées . 

    Mieux encore avec des contributions révolutionnaires. 

    Le jeu russe 

    La Russie fait le sien. 

    Ni d’Europe ni d'Asie, elle est "eurasiatique" d'une manière très particulière et pas du tout exportable. 

    Poutine, comme je l'ai dit à plusieurs reprises, reste l'un des quatre leaders mondiaux intéressants (avec Orban, Assad et Shinzo Abe) ; il est aussi l'ancien directeur des services secrets soviétiques. Il a une culture du pouvoir, et pas seulement du pouvoir, stalinien, ou si vous voulez post-stalinien. 

    C'est aujourd'hui ce qu'il l'était hier. 

    Hier j’acceptais cela et aujourd’hui je le pourrais encore mais dans la mesure où s’arrêteraient ses récentes croisades "anti-nazis" ainsi que ses revendications de «guerre patriotique» accompagnées de propositions répressives, style loi Gayssot, contre ceux qui font du révisionnisme « pro-Axe ». 

    Quant à la realpolitik du Kremlin, les accords avec Israël (avec une ligne rouge établie directement avec Nethanyau), avec la Chine et - comme il vient d’être annoncé - avec l'Arabie Saoudite, ça ne me choque pas en soi. Si je mets l'accent sur ces étapes « choquantes », c’est pour agiter sous les yeux bovins de ceux qui accusent nos camarades ukrainiens  d’être des serviteurs du sionisme, et leur montrer combien ils sont confus et tordus. 

    Ce que je conteste à Poutine aujourd'hui ce sont bien d'autres choses: à savoir  que l'abandon de l’axe Paris-Berlin-Moscou, qui à vrai dire est une faute tout d’abord française, tourne dans un cynisme renouvelé qui a conduit à l'acceptation de la partition de l'Ukraine qui a poussé la bed company sur nos épaules et les nationalistes des deux côtés à être sacrifiés sans aucun soutien réel. Cela ressemble à un ajustement excessif dans la logique de Yalta, qui menace une fois de plus de diviser l'Europe en deux. 

    Une Yalta géo-énergétique pousserait le nord-est de notre patrie commune vers Moscou et le sud-ouest par tous les moyens vers Washington. Dans cette clé de lecture, nous pouvons aisément comprendre les mésaventures de Berlusconi et celles qui menacent aujourd’hui Erdogan.  

    Uni-polarisme ou multi-polarisme 

    Celle-ci semble être la question actuelle. 

    Mon impression c’est que nous avons une vision déformée de ce qui se passe. 

    L'uni-polarisme ne peut avoir aucune étanchéité et je crois que les Américains ne pensent pas du tout à cette hypothèse; le multi-polarisme ne déplait pas aux États-Unis : il est partie prenante dans les stratégies inhérentes aux programmes de la Commission Trilatérale. 

    Je ne vois vraiment rien échapper des mains des États-Unis, qui sont  gagnants sur tous les étages et finalement associés partout un peu avec tout le monde. 

    Le multi-polarisme, si l'Europe n'existe pas en tant que civilisation et aussi comme une puissance, se révélera être une synarchie dans laquelle les différents sujets rivaux parmi eux, seront en fait subordonnés aux Américains. 

    La clé n'est pas là. 

    A mon avis ils en existent deux autres. 

    Une clé est la puissance basée sur l'alliance et la coopération entre l'Europe et la Russie. 

    A cette fin, cependant, il est nécessaire qu'il y ait avant l'Europe. 

    Sinon, le partage des sphères d'influence ne changera pas grand-chose, et certainement pas en mieux. 

    Le deuxième clé est dans l'autonomie, même dans une pulsion animée d’un esprit sur-hommiste : l’autonomie des hommes, des élites, des communautés et des peuples. Et celle-ci prime sur l'autre, car il n'y a pas de formules qui libèrent les hommes ou les peuples qui ne sont pas déjà libres pour nature. 

    En conclusion 

    La fierté ukrainienne n'est pas à marchander. 

    Le nationalisme européen, ou plutôt le nationalisme révolutionnaire européen est essentiel. 

    L'Europe doit se tourner vers l'est; et peut le faire en démarrant, à différents niveaux, de Budapest et de Berlin. 

    La Russie est essentielle pour l'Europe. 

    Mais pour une Europe juste et pas servile. 

    Maidan peut bien équilibrer la « Guerre patriotique » des soviets, afin que nous puissions commencer à raisonner avec les russes, fiers, la tête haute,  pour notre coopération et non seulement pour sortir de l’uni-polarisme (auquel je ne crois pas vraiment), mais aussi pour que le multi-polarisme ne corresponde plus à un système de mafia à hégémonie "mondialiste ". 

    C’est une possibilité. Elle dépend essentiellement de nous et de notre passage mental du rôle des sujets et de cireurs de chaussures (il n'est pas de meilleur maître qui rend moins serviteur un asservi) à celui de cives et de milites. 

    Enfin, comme d’habitude, je repars toujours de là : « Europe. Fascisme. Révolution ». 

    Je suis « resté à cela» parce que j’ai refusé toutes les diversions et je suis entré ainsi dans l'avenir.

    Gabriele Adinolfi

    http://cerclenonconforme.hautetfort.com/archive/2014/07/15/comment-souder-entre-elles-l-europe-et-la-russie-5411362.html