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Europe et Union européenne - Page 1031

  • La banque centrale russe frappe fort face aux nouvelles sanctions occidentales

    La banque centrale russe a frappé fort vendredi pour éviter une nouvelle fuite des investisseurs face au durcissement des sanctions occidentales contre Moscou, avec une hausse drastique de taux qui risque de fragiliser davantage son économie.

    A la surprise générale, la Banque de Russie a décidé lors de sa réunion mensuelle de politique monétaire de relever son taux directeur à 8%, contre 7,5% depuis avril. Elle s’est dite prête à aller plus loin “si les risques pesant sur l’inflation persistent“.

    Il s’agit de la troisième fois qu’elle resserre le robinet du crédit depuis mars, sur fond de crise dans l’est de l’Ukraine, où les forces gouvernementales affrontent des rebelles prorusses, et de sanctions occidentales croissantes.

    Les risques inflationnistes se sont renforcés“, a expliqué l’institution, citant notamment “l’aggravation des tensions géopolitiques et ses répercussions potentielles sur l’évolution du taux de change“. Cette décision vise à “créer les conditions en vue d’un recul de l’inflation à 6-6,5% d’ici à la fin de l’année“, a-t-elle précisé, contre 7,8% en juin.

    La hausse des taux constitue “clairement une décision préventive pour limiter les fuites de capitaux avant de possibles nouvelles sanctions“, a commenté l’économiste Neil Shearing, de Capital Economics.

    Au moment du rattachement de la Crimée à la Russie en mars et dans les semaines suivantes, les premières mesures de rétorsion et la menace de sanctions plus sévères avaient provoqué des fuites massives de capitaux de Russie (75 milliards de dollars au premier semestre), faisant plonger le rouble et la Bourse et entraînant par ricochet les prix vers le haut.

    La banque centrale avait alors nettement durci sa politique monétaire pour juguler le phénomène, faisant passer son taux directeur de 5% à 7,5%. Après plusieurs semaines de panique, la situation s’était apaisée, avec l’espoir d’une désescalade.

    Or, la semaine dernière, peu avant le crash du Boeing malaisien dans l’Est de l’Ukraine, de grandes entreprises russes ont été ajoutées dans la liste noire des États-Unis. Visé, le pétrolier Rosneft a assuré vendredi préparer un plan avec ses partenaires occidentaux pour en limiter les effets.

    Les Européens, de leur côté, ont prévenu de futures sanctions économiques limitant notamment l’accès des banques publiques russes, qui financent en grande partie l’économie de leur pays, aux marchés financiers européens.

    La banque centrale réagit au lourd contexte politique et économique“, a commenté Ivan Tchakarov, de la banque américaine Citi. “Même si la hausse des taux d’intérêt va affecter la croissance économique, cette approche orthodoxe devrait permettre d’éviter une contagion et démontrer la détermination de la banque centrale“.

    L’économie russe, en nette perte de vitesse ces dernières années, s’est contractée au premier trimestre et n’a évité la récession que de justesse au deuxième trimestre, selon les estimations du gouvernement.

    La hausse des taux “est une grande surprise: elle pousse vers le haut le coût de l’endettement à un moment où l’économie est très fragile“, a souligné l’économiste Chris Weafer, de Macro Advisory.

    A Moscou, les autorités espèrent pouvoir atteindre une croissance du produit intérieur brut (PIB) de 1% sur l’année (contre 1,3% en 2013 et 3,4% en 2012) malgré les sanctions, la production industrielle ayant bien résisté ces derniers mois.

    La Banque de Russie a elle constaté “une reprise modérée” au deuxième trimestre, avec “une croissance proche de zéro après des chiffres négatifs auparavant“.

    Pour autant, “la demande pour les investissements reste faible avec une faible confiance des entreprises, un accès limité aux financements à la fois sur les marchés internationaux et intérieurs, des bénéfices en recul dans le secteur réel“, a-t-elle noté. “En outre, la consommation ralentit“.

    Jeudi, le Fonds monétaire international (FMI) a abaissé sa prévision de croissance à 0,2% pour 2014 (contre 1,3% auparavant) et 1% pour 2015 (contre 2,3%).

    Même si ces chiffres apparaissent rassurants face aux récentes craintes de récession, ils étaient inimaginables avant la crise de 2008-2009, quand la Russie atteignait des croissances annuelles de plus de 7% en plein boom des cours du pétrole.

    Les sanctions déjà introduites et l’atmosphère d’incertitude ont accentué nettement la défiance des investisseurs, qui peut devenir même sans nouvelles sanctions un facteur d’isolation de la Russie“, a prévenu vendredi le quotidien Vedomosti.

    Bilan

    http://fortune.fdesouche.com/349137-la-banque-centrale-russe-frappe-fort-face-aux-nouvelles-sanctions-occidentales#more-349137

  • La France, nouvel homme malade de l'Europe ?

    La situation économique française ne s'améliore pas selon les analystes de Oxford Economics. Compétitivité, croissance, emploi... Va-t-on rattraper la Grèce ? Par Luc Meier, Oxford Economics.
    La France continue de sous-performer ses voisins en zone euro. La baisse de 1,7% de la production industrielle en mai par rapport à avril a été plus importante qu'en Italie et la plus forte baisse depuis 20 mois. L'investissement et la production de biens de consommation ont connus une baisse en mai, la production manufacturière étant quant à elle en baisse de 2,3% par rapport à Avril.
    Prévisions en baisse 
    Dans ce contexte, nous avons révisé à la baisse nos prévisions de croissance du PIB pour la France: nous prévoyons désormais une croissance de 0,6% pour 2014 contre 0,7% initialement, et une croissance de 1,1% en 2015 contre 1,2% initialement. 
    En regardant dans la seconde moitié de l'année, les perspectives maussades du marché du travail avec un taux de chômage demeurant élevé et une hausse des salaires plus modeste que dans les autres pays de la zone euro, continueront de peser sur la demande intérieure. Nous ne nous attendons pas à ce que les dépenses de consommation profitent significativement de la faible inflation actuelle. En juin, l'inflation IPC s'est élevé à seulement 0,5%, en ligne avec l'inflation de la zone euro, mais à son plus bas niveau depuis Novembre 2009.
    Incapacité à investir 
    De plus, la compétitivité extérieure de la France a continué de se dégrader depuis le début de l'année. La France affiche désormais le déficit commercial le plus élevé des grands pays de l'Eurozone. Sa part des exportations en dehors de la zone euro a diminué, ce empêche la France de bénéficier des avantages de la modeste reprise du commerce mondial. Nous prévoyons une hausse des exportations de 3% en moyenne en 2014-2015.
    Pendant ce temps, les bénéfices avant impôts publiés par les entreprises françaises stagnent, en contraste avec le reste de la zone euro. Alors que les entreprises françaises affichent déjà les taux de profits les plus faibles de la zone euro, ceci va limiter encore leur capacité à investir par rapport au reste de la zone. Enfin, les grandes lignes des budgets 2015 à 2017 publiés cette semaine confirment que la consolidation fiscale restera un frein à la croissance. Nous nous attendons à une croissance des dépenses du gouvernement actuel d'environ 0,4% par an sur cette période. 

    source latribune.fr :: lien

    http://www.voxnr.com/cc/tribune_libre/EupykuZupuLIBAhDwO.shtml

  • Presse puissante et odieuse

    Trouvé dans Minute :

    "Dans son dernier numéro, « Marianne » explique « pourquoi l’Allemagne nous gonfle » et avance parmi ces raisons sa presse «puissante et odieuse ». Je cite : « Selon Reporters sans frontières, la presse allemande est plus libre que son homologue française. Libre aussi d’écrire n’importe quoi. » C’est en effet une différence avec la presse française, qui écrit n’importe quoi et qui n’est même pas libre."

    Michel Janva

  • 600 immigrants ont encore débarqué sur les côtes italiennes

    Un navire, transportant près de 600 personnes, majoritairement des Syriens selon les autorités maltaises, avait été repéré samedi dans les eaux entre la Libye et Malte par un cargo danois croisant à environ 80 milles (148 km) au large de Lampedusa. Les militaires maltais immédiatement alertés ont demandé l’assistance des garde-côtes italiens pour les aider à secourir les demandeurs d’asile à bord du bateau en bois de 25 mètres. Les 566 survivants, dont les parents de l’enfant mort, sont arrivés dans le port italien de Messina à bord du cargo danois qui leur avait porté assistance. Malgré tout, trente d’entre eux sont morts. Selon les autorités militaires maltaises, les migrants « ont pu être piétinés » au cours d’une bousculade à bord du bateau au moment du sauvetage tandis que les secours italiens estiment qu’ils auraient été victimes des gaz d’échappement toxiques de leur embarcation.

    Les arrivées d’embarcations de migrants ont fortement augmenté ces dernières semaines en raison des conditions météorologiques estivales favorables et de l’absence de contrôle des flux migratoires depuis la Libye. Des centaines de migrants sont interceptés quotidiennement par les autorités italiennes. Près de 80.000 auraient déjà accosté en Italie cette année et leur nombre devrait largement dépasser cette année le record de 63.000 établi en 2011 au plus fort du « Printemps arabe ». La plupart des migrants qui tentent de rejoindre l’Europe par la mer à tout prix viennent d’Erythrée, de Somalie et de Syrie mais aussi d’Asie et d’Afrique sub-saharienne.

    http://medias-presse.info/600-immigrants-ont-encore-debarque-sur-les-cotes-italiennes/13153

  • Pourquoi la construction européenne génère-t-elle des sceptiques ?

    Alors même que l’Union européenne semble avoir définitivement pris le pas sur la souveraineté des États, les oppositions nationales ne faiblissent pas pour autant. Au cours de ce reportage de reinformation.tv, 4 députés « eurosceptiques » issus de 4 pays différents (Angleterre, France, Belgique, Italie) prennent la parole :

    • Jill Seymour (UKIP) est anglaise et député européen depuis cette année.
    • Gerolf Annemans est Belge et président du Vlaams Belang. Cette année il a été élu député européen pour la première fois.
    • Mario Borghezio est député européen depuis 2004 et membre de la Ligue du Nord, en Italie.
    • Bruno Gollnisch (FN) est français et député européen depuis 25 ans.

     

  • Impuissants, incapables, menteurs

    L’histoire ne prend pas de vacances. Aux portes de l’Europe, les manipulations, provocations et autres  combats entre « milices » en  Ukraine  restent une source d’inquiétude, tandis que  les conséquences des menées atlanto-américaines  au Proche-Orient ces dernières décennies ne cessent  de déployer leurs effets  pervers et sanglants. En Syrie, la rébellion menée majoritairement par les  djihadistes,  soutenus jusqu’à il y a  peu  par les occidentaux, ne semble plus capable de renverser le régime de Bachar el-Assad, élu officiellement  président  pour un troisième mandat la semaine dernière.  Mais une large fraction du pays est toujours sous la domination des terroristes islamistes. En Libye,  l’élimination du clan Kadhafi  voulue par Washington, Londres et le trio infernal Sarkozy-Juppé-BHL,  a précipité le pays dans le chaos  et l’anarchie.  Nouvelle illustration de cet état de fait,  depuis une semaine les combats font rage autour de l’aéroport de Tripoli entre les milices de Zeitan, alliées au général Khalifa Haftar, et les milices islamistes de la Cellule des opérations des révolutionnaires de Libye.

     En Irak, le torrent de sang déclenché par l’agression yankee  de mars 2003 ayant  conduit à l’élimination du régime baasiste de Saddam Hussein ne semble pas prêt de se tarir.  Si la population irakienne, dans son ensemble, paye au prix fort la destruction du régime nationaliste, les chrétiens d’Irak  sont clairement une communauté en voie d’éradication totale. «  Avant l’invasion américaine de 2003 rappelle Le Monde,  plus d’un million de chrétiens vivaient en Irak, dont plus de 600 000 à Bagdad, 60 000 à Mossoul, mais également dans la ville pétrolière de Kirkouk (dans le nord) et dans la cité méridionale de Bassora. La population chrétienne de Mossoul était estimée à 5 000 (douze fois moins qu’il y a dix ans, NDLR) avant la prise de la cité par les djihadistes » de  l’Etat islamique (EI)  le mois dernier.

     Des chrétiens d’Irak aujourd’hui « persécutés », «chassés», «forcés d’abandonner leurs foyers sans pouvoir emporter quoi que ce soit avec eux» (pape François) , auxquels  les fous d’Allah « ont ordonné (…)  de se convertir à l’islam, soit de payer l’impôt spécial de la  djizya ,faute de quoi ils seraient tués s’ils restaient dans le  califat ».

     « Des habitants sunnites de Mossoul, bravant leur peur de s’exprimer, ont signifié dimancheleur solidarité avec les chrétiens et affiché leurs distances vis-à-vis de l’EI. Des responsables des villes saintes chiites de Kerbala et Najaf, accueillant déjà de très nombreux réfugiés chiites, ont déclaré que les portes de leurs cités étaient ouvertes aux chrétiens ».

     Quant à l’opération Rocher Puissant  menée actuellement par Tsahal contre la bande de Gaza,  visant à réduire fortement les capacités opérationnelles,  militaires du Hamas, elle s’est d’ores et déjà soldée par plus de  cinq cent mort Palestiniens, dont des femmes et des enfants, et d’un civil et d’une quinzaines de soldats Israéliens. En 2009,  le Front National  avait dénoncé l’offensive militaire de l’Etat hébreu baptisée Plomb durci. Le vice-président du FN Florian Philippot a souligné  de nouveau ce matin sur France 2  qu’ « il faut immédiatement qu’Israël cesse son offensive, il y a un drame social, humain,  humanitaire à Gaza », rappelant plus largement que « la solution (au conflit israélo-palestinien)  à terme doit être équilibrée entre deux Etats ».

     Comme nous  le notions la semaine dernière sur ce blogue, comme le disent depuis des années Bruno Gollnisch et les dirigeants du FN, comme l’a souligné de nouveau Florian Philippot, l’importation du  conflit israélo-palestinien sur notre sol  découle largement d’une  « immigration de masse non assimilée ».  Il réagissait ici  aux  nouvelles violences commises en marge des manifestations pro-palestiniennes  interdites de Barbés samedi et deSarcelles dimanche -ville dans laquelle des commerces juifs ont été mis  à sac parce qu’appartenant à des juifs.

     Si selon l’adage bien connu les sociétés multiculturelles sont des sociétés multiconflictuelles, le vice-président du Front a relevé que la «détestable » « communautarisation de la société » « est encouragée par l’UMP et le PS ». « Mais je pense que (lesdites émeutes pro-palestiniennes, NDLR)  sont  très largement un prétexte pourdéfier  l’ordre républicain ». « Il y a un an, c’était Trappes qui prenait feu. Il suffit qu’un match de foot ne donne pas le résultat escompté et nous avons une émeute. Qu’une arrestation soit jugée un peu trop brutale et on a une émeute. Qu’il y ait une course-poursuite avec la police dans un quartier et on a une émeute ».

      Car les condamnations rituelles et  unanimes de la clase politicienne, de l’UMP au Front de Gauche, le déplacement à Sarcelles ce matin du ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuvene peuvent camoufler la nécessité  de  «mettre au pouvoir en France un pouvoir fort qui rétablisse l’ordre républicain, qui lutte contre le laxisme, le communautarisme, ce poison, l’immigration de masse parce que celui qui ne voit pas le lien… ».

     Le lien,  les Français l’ont fait,  s’il en était besoin,  en regardant les images des  émeutes en question.  Au-delà de l’empathie que nos compatriotes  peuvent  avoir –ou non- avec les gazaouis sous les bombes, ils constatent que cette solidarité avec les « frères palestiniens »  exprimée dans nos rues, dans des manifs très majoritairement à composante  arabo-musulmane permet aussi de mesurer la transformation du visage de notre pays,   lababélisation de quartiers entiers de nos villes.

     C’est le moment qu’a choisi le Premier ministre  Manuel Valls, qui dévisse dans les sondages,  pour se plonger avec délectation et une bonne dose  d’inculture ou de mensonge  dans l’esprit de repentance , à l’occasion  de sa commémoration hier du soixante-douzième anniversaire de la  rafle du Vel’ d’Hiv’.

     Comme l’ont fait avant lui Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy et François Hollande, M. Valls, osant parler au nom de tous les Français,  a ainsi affirmé que «  le déshonneur de la France, c’est d’avoir été complice de l’occupant, d’avoir envoyé des hommes, des femmes et des enfants vers la mort parce qu’ils étaient juifs ».

     Un discours indigne guère éloigné de celui  d’un Chirac –à qui il a rendu hommage hier-  ou de François Hollande il y a deux ans au même endroit , qui affirmait lui aussi  que  la rafle du Vel d’Hiv avait été commise «par la France ». Il s’était alors attiré   les foudres du député gaulliste Henri Guaino pour qui la France était alors  à Londres et non à Vichy,  lui même a son tour alors  sévèrement  remis à sa place  par les dirigeants (sarkozystes) du  Crif

     Comment est-il possible constate Bruno Gollnisch  que MM. Chirac, Sarkozy, Hollande et Valls ignorent de bonne foi  les raisons pour lesquelles  Charles de Gaulle et  François  Mitterrand  ont refusé de commémorer cette rafle, estimant  qu’elle  n’était pas de la responsabilité de la France ?

     La vérité consiste à  rappeler que  le gouvernement de Vichy  ne gouvernait  pas  la zone occupée et que les arrestations furent  ordonnées à la police française  par  le général Oberg, commandant la place de Paris, les agents récalcitrants s’exposant à être fusillé en cas de désobéissance. Oberg exigeait la rafle de 25 000 juifs étrangers réfugiés sur notre sol, mais  il n’en obtint que la moitié car  plusieurs milliers de familles ont  été sauvées   par des policiers parisiens  qui les ont  fait disparaître  des fichiers – en l’occurrence des listes de juifs étrangers établies  en octobre 1940 sur demande allemande- ou les ont  prévenues dans la nuit.

     L’historien franco-israélien Alain Michel le notait  sur le site du magazine  Marianne en juillet 2012, dans un article pointant les sept (grossières) erreurs du discours de François Hollande sur la rafle du Vel d’Hiv,  «ce ne sont pas seulement les Justes et les héros anonymes qui ont sauvé les trois quarts des Juifs de France, mais aussi l’action et les choix politiques du gouvernement de Vichy ». C’est le gouvernement du Maréchal Pétain  « qui, en tentant de protéger les Juifs français (et en abandonnant à leur sort les Juifs d’origine étrangère), a considérablement ralenti la machine de destruction allemande (voir les historiens Léon Poliakov et Raul Hilberg) ». C’est la France qui accueillit le plus grand nombre de réfugiés de confession juive, et c’est  en France qu’ils  échappèrent en plus grand nombre à la déportation.

     Cette volonté  de tordre le cou à la réalité,  d’instrumentaliser également  l’histoire  à des fins  partisanes, ne  contribue pas peu, elle aussi, à retirer tout crédit aux  gouvernements UMPS,  impuissants et incapables, et à démonétiser  encore plus leur(s) parole(s).  

    http://gollnisch.com/2014/07/21/impuissants-incapables-menteurs/

  • A. Douguine: union économique eurasienne, alliance UE/Russie, hégémonisme américain

    Entretien avec Alexandre Douguine
    Sur l'Union économique eurasienne, sur la nécessité d'une alliance UE/Russie, sur l'hégémonisme américain en Europe
    Propos recueillis par Bernard Tomaschitz
    Professeur Douguine, le 1 janvier 2015, l'Union Economique Eurasienne deviendra une réalité. Quel potentiel détient cette nouvelle organisation internationale?

    AD: L'histoire nous enseigne que toute forme d'intégration économique précède une unification politique et surtout géopolitique. C'est là la thèse principale du théoricien de l'économie allemand, Friedrich List, impulseur du Zollverein (de l'Union douanière) allemand dans la première moitié du 19ème siècle. Le dépassement du "petit-étatisme" allemand et la création d'un espace économique unitaire, qui, plus tard, en vient à s'unifier, est toujours, aujourd'hui, un modèle efficace que cherchent à suivre bon nombre de pays. La création de l'Union Economique Eurasienne entraînera à son tour un processus de convergence politique. Si nous posons nos regards sur l'exemple allemand, nous pouvons dire que l'unification du pays a été un succès complet: l'Empire allemand s'est développé très rapidement et est devenu la principale puissance économique européenne. Si nous portons nos regards sur l'Union Economique Eurasienne, on peut s'attendre à un développement analogue. L'espace économique eurasien s'harmonisera et déploiera toute sa force. Les potentialités sont gigantesques.
    Toutefois, après le putsch de Kiev, l'Ukraine n'y adhèrera pas. Que signifie cette non-adhésion pour l'Union Economique Eurasienne? Sera-t-elle dès lors incomplète?
    AD: Sans l'Est et le Sud de l'Ukraine, cette union économique sera effectivement incomplète. Je suis d'accord avec vous.
    Pourquoi l'Est et le Sud?

    AD: Pour la constitution d'une Union Economique Eurasienne, les parties économiquement les plus importantes de l'Ukraine se situent effectivement dans l'Est et le Sud du pays. Il y a toutefois un fait dont il faut tenir compte: l'Ukraine, en tant qu'Etat, a cessé d'exister dans ses frontières anciennes.
    Que voulez-vous dire?
    AD: Nous avons aujourd'hui deux entités sur le territoire de l'Ukraine, dont les frontières passent exactement entre les grandes sphères d'influence géopolitique. L'Est et le Sud s'orientent vers la Russie, l'Ouest s'oriente nettement vers l'Europe. Ainsi, les choses sont dans l'ordre et personne ne conteste ces faits géopolitiques. Je pars personnellement du principe que nous n'attendrons pas longtemps, avant de voir ce Sud et cet Est ukrainiens, la "nouvelle Russie", faire définitivement sécession et s'intégrer dans l'espace économique eurasien. L'Ouest, lui, se tournera vers l'Union Européenne et s'intégrera au système de Bruxelles. L'Etat ukrainien, avec ses contradictions internes, cessera pratiquement d'exister. Dès ce moment, la situation politique s'apaisera.
    Si, outre le Kazakhstan, d'autres Etats centrasiatiques adhèrent à l'Union Economique Eurasienne et que tous entretiennent de bonnes relations avec la Chine, un puissant bloc eurasien continental verra le jour: ce sera un défi géopolitique considérable pour les Etats-Unis, plus considérable encore que ne le fut jamais l'URSS…
    AD: Non. Je ne crois pas que l'on puisse comparer les deux situations. Nous n'aurons plus affaire à deux blocs idéologiquement opposés comme dans l'après-guerre. L'idéologie ne joue aucun rôle dans la formation de cette Union Economique Eurasienne. Au contraire: pour l'Europe occidentale, cet immense espace économique sera un partenaire stratégique très attirant. L'Europe est en mesure d'offrir tout ce dont la Russie a besoin et, en échange, la Russie dispose de toutes les matières premières, dont l'Europe a besoin. Les deux partenaires se complètent parfaitement, profiteraient à merveille d'une alliance stratégique.
    A Bruxelles, en revanche, on voit les choses de manière bien différente… On y voit Moscou et les efforts de convergence eurasiens comme une "menace". On utilise un vocabulaire qui rappelle furieusement la Guerre froide…
    AD: Pour que l'alliance stratégique, que je viens d'esquisser, puisse fonctionner, l'Europe doit d'abord s'auto-libérer.
    Se libérer de quoi?
    AD: De la domination américaine. L'UE actuelle est bel et bien dominée par Washington. D'un point de vue historique, c'est intéressant: les Européens ont commencé par coloniser le continent américain et, aujourd'hui, par une sorte de retour de manivelle, les Américains colonisent l'Europe. Pour que l'Europe puisse récupérer ses marges de manœuvre, elle doit se libérer de l'hégémonisme américain. Le continent européen doit retrouver un sens de l'identité européenne, de manière à ce qu'il puisse agir en toute autonomie, en faveur de ses propres intérêts. Si les Européens se libèrent de la tutelle américaine, ils reconnaîtront bien vite que la Russie est leur partenaire stratégique naturel.
    La crise ukrainienne et les sanctions contre la Russie, auxquelles participent aussi l'UE, révèlent combien l'Europe est sous l'influence de Washington. Pensez-vous vraiment que l'UE est capable de s'émanciper des Etats-Unis sur le plan de la défense et de la sécurité?
    AD: Absolument. Aujourd'hui, l'Europe se comporte comme si elle était une entreprise américaine en franchise. Les sanctions contre la Russie ne correspondent en aucune façon aux intérêts économiques et stratégiques de l'Europe. Les sphères économiques européennes le savent bien car elles ne cessent de protester contre cette politique des sanctions. Cependant, une grande partie de l'élite politique européenne est absolument inféodée aux Etats-Unis. Pour elle, la voix de Washington est plus importante à écouter que les plaintes de ses propres ressortissants. Il est intéressant de noter aussi que la grande majorité des Européens, au contraire de l'élite politique, est critique à l'égard des Etats-Unis et est, dans le fond, pro-européenne au meilleur sens du terme. Une confrontation politique adviendra en Europe, c'est quasi préprogrammé. Ce sera une sorte de révolution. Il suffit d'attendre.
    En mai, le traité sur les livraisons de gaz entre la Russie et la Chine a été conclu: ce traité prévoit que les factures seront établies en roubles ou en renminbi. Peut-on dès lors prévoir la fin de l'hégémonie du dollar, si cet exemple est suivi par d'autres?
    AD: Par cet accord, la Russie et la Chine cherchent de concert à imposer un ordre mondial multipolaire. Ce sera une multipolarité en tous domaines: économique, stratégique, militaire, politique et idéologique. En Occident, on croit toujours à la pérennité d'un modèle unipolaire, dominé par les Etats-Unis. L'accord sino-russe de mai dernier marque cependant la fin de ce modèle prisé à l'Ouest. Quelle en sera la conséquence? Les Etats-Unis deviendront une puissance régionale et ne seront plus une puissance globale. Mais la Russie et la Chine, elles aussi, demeureront des puissances régionales, de même que l'Europe qui se sera libérée. Le monde multipolaire de demain sera un monde de puissances régionales. L'architecture du monde en sera changée.

    (Entretien paru dans zur Zeit, Vienne, n°27-28/2014; http://www.zurzeit.at ).

    http://euro-synergies.hautetfort.com/archive/2014/07/15/a-douguine-union-economique-eurasienne-alliance-ue-russie-hegemonisme-ameri.html

  • « Le Défi démographique » du général Jean du Verdier

    Un livre dense et salutaire sur la future défaite démographique de l’Europe et de la France.

     Le Défi démographique est un ouvrage paru en 2012 et écrit par le général de l’armée de l’air (2S) Jean du Verdier. Ancien professeur à l’Ecole supérieure de guerre aérienne, celui-ci s’est penché sur la problématique de la démographie et de l’immigration en strict polémologue, laissant à d’autres les questions également cruciales d’insécurité-criminalité et de coût budgétaire qui sont les suites et les conséquences de sa thématique. En réalité, plus que d’un défi, son livre traite de la Guerre démographique, guerre qui est menée contre le monde blanc, l’Occident et la France. C’est un ouvrage court et aisé à lire, léger en chiffres mais très dense en idées et en faits, qui s’inscrit dans une perspective historique et sociologique nourrie par une grande culture générale.
    Ce livre n’a peut-être pas eu la promotion qu’il mérite. Cassandre, surtout si elle est politiquement incorrecte, doit se taire. Polémia, toujours très concernée par ces questions, se doit de faire connaître l’ouvrage du général Jean du Verdier.


    Le tout premier mérite de l’ouvrage est de remettre au devant de la scène la démographie comme moteur fondamental de l’Histoire. Notre époque est surtout préoccupée d’économie et de finance. Elle a tort d’oublier l’importance des hommes et de leur vitalité qui demeurent une donnée de base de la politique.

    Jean du Verdier rappelle que l’excès d’êtres humains jeunes à un moment donné de l’histoire de certains pays explique les guerres et les conquêtes comme celles de Gengis Khan ou de Tamerlan. Mais c’est le nombre qui permet l’installation durable et la domination définitive qui écrase les autochtones sous le poids démographique. Ce fut le cas des Anglo-Saxons en Amérique du Nord, en Australie et en Nouvelle-Zélande ou des Noirs en Afrique du Sud. L’auteur évoque la célèbre déclaration de Boumedienne à l’ONU en 1974, il y a 40 ans :

    « Un jour, des millions d’hommes quitteront les parties méridionales et pauvres du monde pour faire irruption dans les espaces accessibles de l’hémisphère nord, à la recherche de leur propre survie. »

    Une très grande originalité du livre est la mise en exergue de l’idée d’instinct vital d’un peuple ou d’un pays. Certes, ce n’est pas un concept en vogue. Les historiens contemporains ne se livrent guère à l’étude de ces forces invisibles qui régissent l’instinct de vie ou de mort d’une nation. Certains historiens, comme J.B. Duroselle ou P. Renouvin, ont refusé d’établir une corrélation entre démographie et puissance.

    Et pourtant Taine a évoqué des époques de santé et des périodes de maladie pour les sociétés comme pour les êtres humains et pensait que celles-ci étaient, le plus souvent, victimes d’elles-mêmes. Quant à Bergson il estimait que l’élan vital, énergie accumulée et tendue, était la condition du développement d’une société.

    Manifestation de cet élan vital, l’instinct sexuel et de reproduction se manifeste pleinement lorsqu’une société a confiance en elle-même et dans son avenir. Jean du Verdier s’est plongé dans l’histoire des nations et des civilisations dans cette perspective : le dépeuplement et l’épuisement des cités de la Grèce antique, le déclin de Rome et de son empire qui fut avant tout démographique, le feu de paille des Vikings, l’histoire de la natalité française de 1789 à nos jours.

    En réalité l’idée d’un défi démographique apparaît largement dépassée. L’Occident fait face à une véritable guerre démographique qui prend des formes violentes. Nous la vivons pleinement et quotidiennement.

    Le Defi demographiqueL’insécurité, si bien éclairée par le livre France, orange mécanique, devient une guérilla urbaine relayée par des mouvements de masse, comme nous venons de le constater au cours de la Coupe du monde. Une stratégie de jeu de go : bruit, menaces, vandalisme, vols, etc., vise à éliminer les Français autochtones de cités entières. Ainsi se créent en pleine France et autour de la capitale des enclaves civilisationnelles. Au sein de ces enclaves les « pérégrins », dénomination que Jean du Verdier préfère à celle d’immigrés, créent une économie parallèle aux dépens de l’économie officielle : recels, reventes, trafics illicites. Demain ces enclaves voudront devenir des entités juridiques et politiques. Il en résulte en partie un très grave phénomène sur lequel Jean du Verdier insiste peu, qui est l’émigration définitive de jeunes Français souvent diplômés vers d’autres horizons plus porteurs d’espoirs : environ 80.000 par an, selon J.P. Gourévitch.

    Cette guerre qui nous est faite nous la subissons. Ou plutôtles politiques que nous élisons ne la mènent pas.
    Il y eut autrefois, à partir de 1920 et surtout après 1945, une politique nataliste qui eut des résultats efficaces pour une France épuisée biologiquement. Jean du Verdier cite des exemples identiques : la Sarre de 1945 à 1956, l’Allemagne de l’Est à partir de 1974. Or cette politique a été systématiquement démolie par tous les gouvernements depuis la fin des années 1960. Ce fut la pilule contraceptive prônée par Lucien Neuwirth et acceptée par le général De Gaulle. Ce fut surtout la loi Veil sur l’avortement, préparée par Pierre Simon, franc-maçon de grand calibre. Ces mesures législatives ne prévoyaient pas de dispositions d’accompagnement destinées à pallier les pertes démographiques qui en résulteraient et à limiter le nombre d’avortements estimé à environ 200.000. Sur près de 40 ans, 200.000 avortements pourraient représenter 8 millions de jeunes Français, aujourd’hui absents. Ne peut-on pas parler de génocide ?

    Au contraire, les gouvernements ont montré un grand désintérêt pour les questions démographiques. L’esprit de 1968, l’influence des groupes de pression homosexuels ou féministes, l’idéologie antinationale constituent des obstacles difficilement surmontables pour rétablir une politique démographique dont Jean du Verdier décrit les composantes et démontre la possibilité.

    La Famille, facteur fondamental de la vitalité démographique et de la continuité des nations et des civilisations, connaît une crise profonde. Mai-68, les idéologies antifamiliales ont tenu longtemps et tiennent toujours le haut du pavé du monde des idées. Sa mission éducatrice est en partie confisquée par l’Etat d’une manière voulue et officielle, comme l’a proclamé V. Peillon. Or, « l’échec de ce transfert est patent. L’Etat, représenté par l’Education nationale, s’avère incapable de former des citoyens responsables et prolifiques ».De plus, l’Etat socialiste mène clairement, notamment au plan fiscal, une politique hostile à la famille.Celle-ci peine à remplir pleinement son rôle démographique.

    L’Eglise catholique demeure un point de résistance à la chute démographique et mesure les conséquences graves de la dénatalité. Il est cependant possible de regretter vivement une vision angélique, comme celle du pape François, de « l’immigration-invasion » pour reprendre le terme de V. Giscard-d’Estaing, en venant au secours du mascaret humain qui nous menace à partir des côtes africaines.

    Jean du Verdier estime que la guerre démographique se traduit par une action psychologique inspirée par les méthodes de l’Agitprop marxiste-léniniste et menée par les réseaux qui préparent la submersion des populations européennes. En réalité, cette guerre est une guerre idéologique fondée sur l’oppression de la liberté d’expression par les universités, les médias, l’édition, les groupes de pression et toutes les associations « antiracistes » qui forment ce que l’auteur appelle les ennemis de l’intérieur. Ceux-ci exercent, en liaison avec des juges dont un quart vote pour le Syndicat de la magistrature de même idéologie et sur le fondement de lois mémorielles scélérates, une « police de la pensée pour défendre une anti-morale ». Rares sont les médias qui osent démonter le mécanisme d’une trahison qui brise les consciences et pervertit les intelligences.

    Enfin, Jean du Verdier en arrive au politique, sa veulerie et sa lâcheté. Selon lui, « faute du courage nécessaire pour résister à l’invasion, une partie de la classe politique en vient à prôner le métissage, forme plus progressive, mais pas plus indolore de la disparition ».

    Il est loisible d’aller plus loin que lui et de penser que, depuis plusieurs décennies, les partis politiques institutionnels dominés par le mondialisme et ses organes d’influence comme l’Union européenne, sidérés par l’extrême gauche et le noyautage trotskyste, ont fait le choix politique délibéré et conscient de la trahison et de la disparition de la nation française par la submersion et le mélange. Rappelons les propos qu’a tenus N. Sarkozy sur le métissage souhaité et inéluctable de la France devant les élèves de l’Ecole polytechnique.

    De son livre au contenu très dense, le général Jean du Verdier tire des conclusions très pessimistes et amères. Comme lui on peut penser que « nous sommes sacrifiés sur l’autel des idéologies universalistes »et que « notre défaite démographique sera mesquine, méprisable » et enfin que « notre attitude si passive, si lâche devant l’ennemi n’intéressera pas l’Histoire ». 

    Cependant, pour reprendre le titre d’un livre des années 1970, « L’Avenir n’est écrit nulle part » et l’Histoire n’est que retournements. L’auteur lui-même rappelle l’abîme, notamment démographique, dans lequel, du fait de la guerre et de la peste, l’Europe et la France avaient plongé au XIVe siècle. Et pourtant, quelle renaissance et quelles conquêtes au cours des deux siècles qui suivirent !

    La situation d’aujourd’hui, avec environ 15 millions d’allogènes dont une partie assimilée ou assimilable sur 65 millions d’habitants, peut être comparée à celle de juin 1940 qui vit la France effondrée, isolée et sans alliés être occupée par une armée allemande toute-puissante aux ordres d’un dictateur criminel. Cinq ans après, les dictatures étaient aplaties et l’armée française occupait le sud de l’Allemagne. Le redressement de la Russie n’est-il pas un exemple après 70 ans de socialisme et 10 ans d’ultra-libéralisme ?

    Nous aurions tort de subir la jactance de « pérégrins » qui n’est pas inspirée par leurs vertus mais résulte de la complicité et de la lâcheté de la classe politique, intellectuelle et médiatique de notre pays.

     André Posokhow
    Expert comptable

    Consultant
    10/07/2014

    Jean de Verdier, Le Défi démographique, Muller Editions, 2012,

    http://www.polemia.com/le-defi-demographique-du-general-jean-du-verdier/

  • Avantage aux mères de famille : la CJUE dit non

    La législation française prévoit que les fonctionnaires parents d'au moins trois enfants peuvent bénéficier d'une mise à la retraite anticipée avec pension à jouissance immédiate, s'ils ont interrompu leur activité pendant une durée continue d'au moins deux mois pour chaque enfant. La France justifie cette réglementation par la nécessité de compenser les désavantages subis dans leur carrière par les fonctionnaires qui l'ont interrompue pour la naissance, l'arrivée au foyer ou l'éducation de leurs enfants.

    Un agent de la fonction publique hospitalière avait demandé à bénéficier de ces avantages en qualité de père de 3 enfants, mais sa demande avait été rejetée au motif qu'il n'avait pas interrompu son activité professionnelle pour chacun de ses enfants. Il avait alors saisi la justice.

    La Cour de justice de l'UE lui a donné raison estimant qu'il s'agit d'une «discrimination indirecte fondée sur le sexe».

    Voilà où mène le délire anti-discriminatoire. Mères, retournez au bureau dès le lendemain de votre accouchement.

    Michel Janva

  • L’Allemagne donne son feu vert à la confiscation partielle des dépôts en cas de faillite bancaire

    Ces dernières semaines, deux grandes banques se sont retrouvées en difficulté en Europe. C’est pourquoi le vieux continent s’active afin de définir, en s’inspirant de l’exemple chypriote, les modalités qui seront utilisées pour sauver les banques.

    Et comme ce fut le cas avec Chypre, les épargnants seront mis à contribution. Le système bancaire reste très fragile en Europe. Nous en avons eu encore la preuve ces derniers jours avec Erste Bank (source), la plus grosse banque autrichienne (oui, dans l’une des rares dernières Nations à être notées AAA) qui a dû augmenter de 40 % ses provisions à causes de remboursements de prêts qui risquent de ne pas être honorés, ainsi que la banque portugaise Banco Espirito Santo SA, qui a été incapable de payer les porteurs de ses obligations à court terme (source).

    Dans ce contexte, il n’est pas étonnant que nos gouvernants préparent le cadre qui leur permettra de taper dans vos économies pour renflouer le secteur bancaire.

     

    L’Allemagne, dernier pays européen solide, avait tout intérêt à pousser pour mettre en place ce genre de résolution des crises bancaires si elle ne veut pas mettre la main au portefeuille pour toute l’Europe. Et c’est exactement ce qu’elle est en train de faire, comme expliqué dansce papier du Wall Street Journal :

    « Mercredi dernier, le cabinet allemand a approuvé le plan qui forcera les créditeurs à sauver les banques de la faillite à partir de 2015, soit un an plus tôt que le délai imposé par l’Europe, qui a concocté un plan similaire. (…) »

    Cet article rapporte les propos du Ministre des Finances allemand qui, de façon très hypocrite, indique dans le document que s’est procuré le  WSJ : « Cela permettra de s’assurer qu’en temps de crise, ce sont surtout les propriétaires et les créditeurs (de la banque en difficulté) qui devront contribuer pour résoudre la crise, et non les contribuables. »

    Hypocrisie car créditeur = tout possesseur d’un compte dans cette banque… soit les contribuables. En fait, ce ne sont pas les contribuables qui devront mettre la main à la poche (ou plutôt à qui on fera les poches), mais ceux qui auront  eu la malchance d’être client d’une banque en difficulté !

    D’où nos conseils : évitez de garder trop d’argent à la banque, essayez de ventiler vos économies dans plusieurs banques pour réduire les risques et conservez une partie de votre patrimoine en métaux précieux. Ceux-ci doivent absolument se trouver en dehors du système bancaire, donc soit chez vous, soit via un service de garde indépendant des banques, par exemple celui offert par Pièces d’Or.

    or-argent.eu

    http://fortune.fdesouche.com/347969-lallemagne-donne-son-feu-vert-la-confiscation-partielle-des-depots-en-cas-de-faillite-bancaire#more-347969