Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Europe et Union européenne - Page 1043

  • Un groupe au parlement…

    Les socialo-libéraux et les libéraux socialistes des trois principales formations européistes au Parlement européen (PSE, PPE et Libéraux), sont déjà en plein conciliabule autour de l’éventuelle (probable) élection de Jean-Claude Juncker à la présidence de la Commission européenne. Fort de son succès historique, il s’agit maintenant pour le FN de former un môle de résistance à l’euromondialisme au Parlement européen. Cela passe par la constitution d’un groupe sachant que  Jean-Marie Le Pen, Marine Le Pen et   Bruno Gollnisch siégeaient jusqu’alors au nombre des non-inscrits. Créer un  groupe aura pour effet   de démultiplier  l’impact et la visibilité des travaux des élus patriotes, en ce qu’il permet de déposer des amendements, donne accès à un temps de parole plus important et à la Conférence des présidents du Parlement, qui  attribue notamment les compétences des commissions, …

     Former un groupe réunissant des partis et formations se revendiquant des idées nationales, patriotiques, populistes,  souverainistes ou eurosceptiques,  est une tâche  ardue et délicate.  Bruno Gollnisch est bien placé pour le savoir lui qui a appartenu dans les années  90 au Groupe des Droites Européennes, et qui  fut à la tête dans un passé très proche de deux groupes européens, Identité Tradition Souveraineté (ITS) et l’Alliance Européenne des Mouvements Nationaux (AEMN) réunissant des formations patriotiques qui ne siégeaient pas forcément au Parlement européen.

     Le site de Marianne l’évoquait, dans une note pour la fondation Jean-Jaurès publiée le 23 mai, « le chercheur Jean-Yves Camus  prévoyait que moins de 30% des élus seront rattachables aux droites eurosceptiques, nationalistes, radicales ou extrêmes. Cela constituera une progression, mais sans doute pas un tsunami politique ».

     Pour autant, « sur le papier », avec désormais 140 députés dits eurosceptiques sur 751dans cette nouvelle mandature, sachant que le FN  revient avec  24 députés  et qu’il en faut au moins 25 de sept pays différents pour pouvoir former un groupe, ce souhait ne semble pas irréalisable. Les jours prochains seront consacrés, entre autres,  à ces tractations importantes.  Marine Le Pen tiendra ce mercredi une conférence de presse sur ce thème  àBruxelles avec « ses alliés ».

     En novembre dernier  à Vienne, les jalons d’un groupe en devenir, ayant comme ébauche  l’Alliance européenne pour la liberté (AEL) à laquelle appartenait déjà Marine, certains élus du FPÖ et  du Vlaams Belang dans la dernière assemblée, ont été posés.

     Lors de leur réunion en Autriche six partis -FPÖ, PVV, Ligue du Nord, Vlaams Belang etSNS slovaque- avait acté une déclaration commune portant sur «le maintien de la souveraineté nationale contre le centralisme de Bruxelles» et «la conservation des identités culturelles des peuples européens contre une immigration massive et une islamisation de l’Europe».

     Depuis le SNS n’a pas réussi à avoir d’élus et certaines des formations citées plus haut pourraient être  tentées par d’autres alliances, notamment avec  les britanniques d’Ukip, ( 29% des voix, 23 sièges). Le site du Figaro s’en fait  l’écho,  « son leader, Nigel Farage, n’a pas attendu les résultats de dimanche pour opposer une fin de non-recevoir au FN. Je ne veux pas être impoli envers Marine Le Pen, ce n’est pas nécessaire, mais je ne pense pas que son parti fasse partie de notre famille politique, avait-il dit vendredi à Reuters. Le parti français, lui, affiche une ouverture de principe. Son objectif est d’avoir un groupe et d’en être à la tête. S’il n’y arrive pas, peut-être qu’il changera d’avis, dit Marine Le Pen de Nigel Farage ».

     « Reste que l’Ukip dispose d’un coup d’avance sur le FN, dans la mesure où il disposait déjà d’un groupe – Europe Liberté et Démocratie – dans la précédente législature, au côté duParti populaire danois, des Vrais Finlandais et de la Ligue du Nord ».

    Certes, Le Figaro n’a pas foncièrement tort, aussi s’agit-il d’examiner dans le détail et par pays,   les forces en présence et les partis susceptibles de pouvoir former un groupe avec les députés frontistes. Marine Le Pen et Florian Philippot ont écarté tout groupe en commun avec les hongrois de Jobbik, parti arrivé  en deuxième position avec 14,7 % des voix et  trois députés,  membres précédemment de l’AEMN, ou encore avec le parti nationaliste allemandNPD (un élu) et les Grecs de la formation d’extrême droite Aube dorée (XA), plus de  9 % des voix et  deux élus.

     Les discussions porteront donc en Autriche avec  le parti de droite nationale FPÖ en pleine dynamique  (20,5 % des suffrages, 12,7% en 2009) qui  obtient quatre élus et reste un allié fidèle du FN. Le ralliement à un groupe commun de l’unique élu cette fois du Vlaams Belang, parti identitaire  flamand en recul électoral très sensible, devrait aussi être assuré.

     En recul lui aussi, au Pays-Bas le parti  PVV de Geert Wilders  (13,2% des voix contre 17% en 2009) conserve cependant ses quatre sièges et  a récemment fait part de son souhait  d’une alliance formelle avec le FN

     En Italie, la Ligue du Nord, très axée sur la lutte contre l’immigration de peuplement, a emporté cinq sièges avec 6,15% des suffrages. Quant au Mouvement 5 étoiles de Beppe Grillo, populiste et eurosceptique, il est devenu la  seconde force politique italienne avec 21,15% des suffrages et 17 députés.

     Autre formation a avoir dépassé la barre des 20%, au Danemark, le Parti du peuple danois (DF) de Pia Kjærsgaard,  anti-immigration  et eurosceptique, est arrivé en tête  avec 26,7 % des voix, (10 points de plus qu’en 2009) et décroche quatre sièges . La tête de liste européenne du parti,  Morten Messerschmidt,  chante les louanges des conservateurs britanniques et  eu des mots peu aimables vis-à-vis du FN disant regretter que « des partis comme le Front National et Aube dorée gagnent du terrain ».

     Pareillement en Finlande, le parti  Les Vrais Finlandais  (12,90%, un élu)  allié avec Ukip dans la précédente mandature comme nous l’avons vu, et  qui critique surtout  la zone euro, devrait refuser toute alliance avec le FN. Il en va de même en Allemagne des sept élus du parti eurosceptique  AFD (Alternative pour l’Allemagne), crée au printemps 2013.

     Une alliance est peut être plus plausible avec la formation nationale les  Démocrates  de Suède qui avec  9,7%  et deux élus fera son entrée au Parlement européen. Il faudra aussi certainement prendre langue avec le parti patriotique eurosceptique de Lituanie, Ordre et justice (2 siéges), les eurosceptiques tchèques du parti   Démocrates civiques  ( 1 député, 7,96% des suffrages),  les eurosceptiques polonais du Congrès de la nouvelle droite (quatre élus, 7%).  Au travail!

    http://gollnisch.com/2014/05/27/groupe-au-parlement/

  • Suède : nouvelles émeutes dans les banlieues ?

    Aux premières heures du jour, lundi dernier, la police a fait face à des violences dans le secteur de Husby (ndlr : une banlieue de Stockholm essentiellement peuplée d’immigrés africains et turcs). Une patrouille qui voulait contrôler un conducteur ivre a été confrontée à plusieurs dizaines de jeunes qui ont lancé des pierres d’un pont. La police a dû tirer des coups de semonce pour se dégager.

    Plusieurs voitures et containers ont été incendiés et, afin de ne pas laisser la situation dégénérer comme il y a un an presque jour pour jour où des émeutes avaient duré 5 jours, des hélicoptères, des véhicules anti-émeutes et des policiers lourdement équipés sont apparus dans plusieurs endroits comme Husby, Kista et Rinkeby.

    Source : ny heteridag

    http://fr.novopress.info/167825/suede-nouvelles-emeutes-les-banlieues/

  • South stream : le gazoduc pourrait contourner l’UE (Poutine)

    La Russie pourrait faire passer le gazoduc South Stream par des pays non membres de l'UE, si cette dernière continue de dresser les obstacles à la réalisation du projet, a déclaré samedi à Saint-Pétersbourg le président russe Vladimir Poutine.

    "Si nous avons toujours des problèmes concernant South Stream - et Bruxelles dresse des obstacles à la réalisation de ce projet - nous étudierons d'autres variantes et poserons le gazoduc dans les pays qui ne font pas partie de l'Union européenne. L'UE fera alors face à un autre pays transitaire. Je ne comprends pas pourquoi Bruxelles le fait. Mais nous souhaitons réaliser les projets South Stream et Nord Stream", a indiqué M.Poutine lors d'une rencontre avec les dirigeants d'agences d'information internationales.

    La Russie construit les gazoducs sous-marins Nord Stream et South Stream pour diversifier les livraisons de gaz en Europe et réduire sa dépendance vis-à-vis des pays transitaires, en l'occurrence l'Ukraine. Ces derniers temps, l'avenir du transit de gaz russe par l'Ukraine paraît moins prévisible en raison de l'instabilité politique en Ukraine et l'intention du russe Gazprom d'appliquer le système de prépaiement à Kiev, dont la dette gazière s'élève déjà à 3,5 milliards de dollars.

    Les autorités européennes ne permettent pas à Gazprom d'utiliser à 100% le gazoduc Opal reliant le gazoduc sous-marin Nord Stream au réseau gazier européen. La Russie et l'Allemagne œuvrent depuis trois ans pour qu'Opal soit mis à l'abri des exigences du Troisième paquet énergie européen qui permet à Gazprom d'utiliser seulement 50% du gazoduc. "C'est absurde. Nous avons investi des milliards de dollars, nous avons acheminé du gaz jusqu'au territoire allemand, mais nous ne pouvons transporter que 50% sur son territoire. Mais nous essayerons toujours de nous mettre d'accord avec nos partenaires", a conclu M.Poutine.

    http://fr.ria.ru/business/20140524/201315028.html

  • Européennes : une étape

    Il fallait voir leur tête à l’annonce des résultats hier soir. Ils sont tellement installés dans leurs certitudes binaires, noir et blanc, bien et mal, démocratie ou fascisme, libéralisme ou extrême droite, qu’un Airbus A380 se serait écrasé sur la permanence de leur parti que ça n’aurait pas été plus grave.

    Il n’est venu à l’idée de personne, de Juppé à Mélenchon en passant par Copé ou Le Foll, que ces résultats soient l’expression du peuple et de la démocratie dont ils sont les chantres habituellement. Le réveil patriotique pour des gens qui se disent héritiers des Lumières et de la révolution française qui nous a imposé ce régime, devrait enchanter ces républicains ardents.

    Ouù alors, mais nous n’osons trop y croire, cela voudrait-il dire que cette révolution sanglante imposée au nom de la patrie en danger, était un leurre pour finalement dissoudre la France dans un grand marché libéral supranational ?

    L’Action française se réjouit de voir de plus en plus de Français prendre conscience que la France doit recouver sa liberté d’action, son autonomie et sa souveraineté. Vous voulez que la France se replie sur elle-même, demandent les apatrides au teint cireux sous les plafonds lambrissés de la place des Vosges, l’air abattu et un verre de gin à la main ? Comme si liberté rimait avec repliement. On ne veut surtout pas croire que cette situation puisse perdurer : On va continuer inlassablement disent les uns, on va remettre tout à plat disent les autres. Les Français se sont lâchés, ils ont exprimé leur colère parce que ce scrutin est mineur à leurs yeux, reprennent-ils tous en cœur.

    Eh oui, il faut reconnaître qu’il y a eu des gaffes, non seulement l’Union Européenne, concoctée en France par l’UMPS, semble plus être une contrainte et une machine à créer du chômage et de la récession que cet élan irrésistible vers un monde meilleur, plus juste et plus fraternel, mais les hommes du gouvernement sectaire, répressif et idéologique en place depuis deux ans, n’ont pas renvoyé d’eux une image rassurante au peuple de France, lequel n’a pas intérêt à manifester son mécontentement.

    Et c’est eux qui nous parlent d’extrémisme ?

    S’ils avaient voulu diaboliser le FN et faire peur avec « l’extrême droite », ils auraient dû planquer leurs CRS. Mais là franchement ce n’est plus très crédible.

    Aussi, dans l’affirmation que 25% de Français voteraient juste sur un coup de colère, outre que ce n’est pas la première fois qu’on nous la sert, il y a un certain mépris pour ce peuple qui décidément ne comprend rien à rien. Il est à craindre que ses auteurs n’aient à s’en mordre les doigts au cours des prochains scrutins.

    Pour l’Action française, c’est une étape, c’est la bonne voie mais pas de patrie durable et équitable sans le roi. A nous de former les élites de demain qui agiront de telle sorte, que les pays européens aient dans la France un interlocuteur crédible pour un partenariat fort et intelligent.

    Olivier Perceval, secrétaire général de l’Action française

    http://www.actionfrancaise.net/craf/?Europeennes-une-etape

  • Trahison européiste: nouvelle analyse du traité transatlantique

    Par Christian Harbulot. Merci à Theatrum Belli d'avoir relayé la vidéo.


    Les réalités stratégiques du Traité... par olivier-frisky 

    Paula Corbulon

  • Trahison européiste: nouvelle analyse du traité transatlantique

    Par Christian Harbulot. Merci à Theatrum Belli d'avoir relayé la vidéo.


    Les réalités stratégiques du Traité... par olivier-frisky 

    Paula Corbulon

  • L’Union européenne contre l’Europe

    Le sentiment européen a pris son essor après 1945. L’Union européenne s’est alors construite autour d’un slogan : « L’Europe c’est la paix ». Aujourd’hui le souvenir des guerres entre Européens s’efface au moment où l’Union européenne multiplie les causes de friction entre Etats et entre peuples. « L’Europe c’est la paix » mais l’Union européenne c’est une source de multiples conflits. Explications.

    La confusion entre l’Union européenne (institution politico-bureaucratique politiquement correcte) et l’Europe (héritage culturel et mythologique) est un mensonge qui fait beaucoup de mal. Car ce qui va de travers est attribué à l’Europe alors que ce qui est en cause, c’est l’Union européenne et son idéologie néfaste.

    Destruction des frontières et conflits de frontières

    En fait, la destruction des frontières et la volonté générale de normalisation et de centralisation dressent les Européens les uns contre les autres :

    - ce sont l’Irlande et la Pologne qui s’opposent à propos des immigrés polonais en Irlande ; ou la Roumanie qui entre en conflit avec les autres pays à propos des Roms ;

    - ce sont l’Italie et la France qui se chamaillent à propos des migrants clandestins de Lampedusa ;

    - c’est le Danemark qui se fait gourmander quand il rétablit des contrôles à ses frontières ;

    - ce sont les pays du nord qui ne veulent pas payer pour les pays du sud, appelés avec mépris les pays de « Club Méd » ;

    - ce sont les pays du sud qui se sentent humiliés par les pays du nord qui veulent racheter leurs îles et leurs côtes ;

    - ce sont les petits pays qui regimbent devant les diktats des plus grands.

    « L’Europe c’est la paix » est un slogan qui parle encore aux générations qui ont connu la guerre. Mais dans la réalité d’aujourd’hui, c’est de la novlangue, car l’Union européenne – qui n’est pas l’Europe – est un multiplicateur de conflits entre Européens.

    L’euro et le retour de la germanophobie

    L’euro a imposé une monnaie unique à des pays qui ne constituaient pas une zone monétaire optimale. L’euro a imposé le même carcan monétaire à des pays de culture économique et monétaire différente. La monnaie commune était une idée heureuse, la monnaie unique une idée dangereuse.

    Aujourd’hui les craquements de l’euro – sorte de Mark continental – développent l’acrimonie entre Européens. Les Allemands se plaignent de l’irresponsabilité et de la nonchalance de leurs voisins. La France et les pays du sud répondent que le modèle allemand n’est pas généralisable : pour une raison simple, l’Allemagne réalise ses excédents commerciaux non sur le reste du monde (elle a eu, en 2009, 19 milliards de déficit commercial sur la Chine) mais sur les autres pays européens. Si les voisins de l’Allemagne s’alignaient sur le modèle allemand, l’Allemagne plongerait dans la déflation.

    Cette analyse objective s’accompagne souvent de commentaires germanophobes : sur le site Atlantico, l’essayiste Jean-Luc Schaffauser, qui se présente comme « Alsacien, Germain et Français », écrit : « Il revient à la France, avec l’appui de l’Espagne et l’Italie, et d’autres pays de l’Europe du Sud, de contenir le démon allemand. A défaut, l’Europe n’aura aucune chance de survie. Nous sommes, en effet, en train d’aller vers une Europe allemande, c’est-à-dire vers plus d’Europe du tout ! L’Allemagne, après avoir détruit deux fois l’Europe, risque fort de la détruire une troisième fois par la guerre des temps modernes, la guerre économique. L’Allemagne a besoin d’une correction ; sa correction, c’est la vérité sur sa politique ! ». « Europe allemande », « démon », « correction » : derrière une analyse économique rationnelle, c’est le retour d’un vocabulaire stigmatisant, culpabilisant et diabolisant, peu propice à l’amitié entre les peuples.

    Dans le même esprit un auteur des Echos avait sérieusement envisagé que l’Allemagne prenne en charge la dette grecque au titre de « réparations » dues pour la Seconde Guerre mondiale pourtant officiellement terminée il y a… deux tiers de siècle.

    La faute de l’Union européenne : ne pas s’être (op)posée face au reste du monde

    L’Union européenne a un marché unique et une monnaie unique mais elle n’a pas de politique commerciale face au reste du monde. L’Union européenne est la zone économique la plus ouverte du monde ; son déficit commercial n’est pas dû à ses faiblesses économiques mais à ses faiblesses politiques. Son tort est d’accepter le dumping social et environnemental des pays émergents ; son tort est d’accepter les pratiques commerciales déloyales de ses principaux concurrents ; son tort est d’accepter sans réagir la politique mercantiliste de la Chine qui impose un yuan sous-évalué tout en exigeant des exportateurs européens qu’ils transfèrent leur technologie et abandonnent, de facto, leurs droits de propriété intellectuelle.

    L’Union européenne a une monnaie unique mais elle n’a pas de politique financière commune. Elle se trouve donc exposée aux pratiques prédatrices de la finance anglo-saxonne. Les déficits budgétaires américains et britanniques sont supérieurs à ceux de l’Italie et de la France ; leur endettement public et privé est aussi supérieur : pourtant la spéculation (« les marchés ») s’attaque à l’Italie et à la France, non, pour le moment du moins, aux Etats-Unis et à la Grande-Bretagne. La raison en est simple : les banques centrales anglo-saxonnes rachètent la dette des Etats anglo-saxons ; la Banque centrale européenne ne rachète pas (elle n’en a d’ailleurs pas le droit) les dettes des Etats européens. Résultat : la masse monétaire créée par les Anglo-Saxons est disponible pour spéculer sur les dettes européennes. Inspiré par l’Allemagne, le modèle monétaire de la BCE est sans doute vertueux mais il n’est pas tenable dans un monde complètement ouvert. L’Union européenne devra choisir : réglementer et protéger son marché financier ou faire, comme les autres, fonctionner la planche à billets.

    L’Union européenne cherche à construire un gouvernement économique commun mais les personnalités mises en avant appartiennent toutes à la superclasse mondiale : le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, est un homme du Bilderberg et de la Trilatérale ; comme l’est Mario Monti, le nouveau premier ministre italien, par ailleurs ancien de Goldman Sachs ; tout comme Mario Draghi, le nouveau président de la BCE. Ce qu’on appelle la « gouvernance européenne » est de fait au service de la finance mondialisée.

    L’Europe, une figure singulière face aux trois impérialismes : américain, musulman, chinois

    Les peuples et les nations européennes sont en train de reprendre leurs chicaneries.

    Pour deux raisons 

    - l’Union européenne veut leur imposer des règles communes qui ne leur conviennent pas ;

    - et dans le même temps l’Union européenne les livre pieds et poings liés à trois impérialismes :

        l’impérialisme financier des Etats-Unis et de la superclasse mondiale ;

        l’impérialisme commercial des Chinois ;

        l’impérialisme migratoire et civilisationnel des musulmans.

    En face de cela, l’Europe ne peut survivre qu’en retrouvant le sens de son identité, de ses frontières et de ses intérêts. L’Europe a des concurrents, des adversaires, des prédateurs et même des ennemis. Son problème c’est que l’Union européenne ne veut pas en tenir compte.

    Andrea Massari, 23/11/201

    http://www.polemia.com/lunion-europeenne-contre-leurope/

  • Discours historique de Marine Le Pen, élections européennes, 25 mai 2014

  • Allemagne – Sept députés européens pour le parti anti-euro AfD

    afd-européennes-mpi

    Allemagne – Alternative für Deutschland (Alternative pour l’Allemagne) est un parti eurosceptique créé en 2013. Six mois à peine après sa fondation, l’AfD créait la surprise en obtenant plus de 2 millions de voix aux élections de septembre 2013, ne ratant que de peu l’entrée au Bundestag avec un score de 4,7 %.

    Mais l’Afd réitère l’effet de surprise en obtenant 6,5 % des voix lors des élections européennes, ce qui lui accorderait 7 députés européens.

    L’Afd est classé comme parti « populiste ». Il se revendique plutôt comme anti-establishment et anti-euro (l’AfD milite pour le retour au Deutsche Mark) mais non anti-Europe. L’AfD prône également l’utilisation du référendum pour les décisions politiques importantes, tant au niveau national qu’européen.

    http://medias-presse.info/allemagne-sept-deputes-europeens-pour-le-parti-anti-euro-afd/10490

  • Tourisme ou immigration sauvage ? La Commission Européenne veut encore assouplir les règles de délivrance des visas.

    Les médias se sont évertués à évacuer du débat électoral européen la question de l’immigration. Une attitude d’ autant plus choquante que la Commission européenne veut faciliter la délivrance des visas (ec.europa.eu)). Ainsi, sous  prétexte de développer le tourisme, la commission de Bruxelles a remis en chantier le règlement européen sur les visas qu’elle veut réformer dans un sens laxiste. En feignant d’oublier que les visas de courte durée sont l’une des filières (avec la demande d’asile) de l’immigration clandestine et du grand remplacement. Andre Posokhow fait le point pour Polémia.

    Une réglementation européenne des visas qui a été modifiée et qui se veut stricte

    Le règlement  du Parlement européen et du Conseil du 13 juillet 2009 a  établi un code communautaire des visas. Il a pour objectif de fixer les conditions et les procédures de délivrance des visas de court séjour (durée maximale de trois mois) et du transit par les États membres de l’Union européenne . Il concerne tout ressortissant de pays tiers, qui doit être muni d’un visa lors du franchissement des frontières extérieures de l’Union.

    Il s’agit  d’un dispositif de contrôle de l’immigration qui se veut strict et apparait en théorie rigoureux et contraignant.

    Le tourisme  a bon dos

    Selon la Commission, en 2011, les touristes de pays tiers ont dépensé environ 400 milliards d’euros dans l’Union européenne et ce chiffre devrait atteindre 500 milliards d’euros d’ici à 2020

    Cependant de nouveaux touristes potentiels seraient souvent découragés par la bureaucratie et les difficultés pratiques et, en particulier, par les procédures jugées longues et complexes, nécessaires pour obtenir un visa leur permettant d’entrer dans l’UE. Observons que les procédures européennes ne peuvent pas être plus contraignantes que celles des Etats Unis ce qui n’empêche pas ce pays d’être la première ou la deuxième destination touristique mondiale

    De récentes études indiqueraient que l’assouplissement des règles de visas permettrait la création d’un demi-million d’emplois dans le secteur du tourisme, à ceci près qu’une grande partie de ces emplois est assuré par des immigrés. Nous serions dans l’exemple type où les migrations créent de l’immigration.

     La Commission veut rendre  la délivrance des visas plus facile

    En novembre 2012, la Commission européenne a annoncé une modification de la politique des visas et a  noté que, pour exploiter le potentiel du secteur européen du tourisme, cette politique européenne -historiquement axée sur les préoccupations de sécurité- devait aussi tenir compte des implications économiques.

    Certes il est indiqué que la révision du régime des visas devra continuer à respecter totalement les aspects liés à la sécurité. La réforme mettra cependant l’accent sur l’introduction, pour les personnes qui se rendent régulièrement dans l’espace Schengen, de mesures de simplification obligatoires, comme la délivrance automatique de visas à entrées multiples.

    A deux mois des élections européennes la Commission européenne a proposé le 1er avril 2014 d’apporter des modifications substantielles aux règles de délivrance des visas. L’ensemble des mesures proposées comporte dans le « Volapuck » à multiples entrées dont les instances européennes ont le secret:

    -un rapport sur “Une politique des visas plus intelligente au service de la croissance économique” qui évalue l’application du code des visas par les États membres ;

    -une proposition de règlement relatif aucode des visas de l’Union ;

    -une proposition de règlement portant « création d’un visa d’itinérance ». Il sera intéressant de savoir ce que recouvre ce nouveau concept. Les 600 000 migrants qui attendent sur les côtes libyennes en bénéficieront ils ?

    -des statistiques sur les visas.

    Tourisme et immigration illégale

    Que de bonnes intentions ! Quelle bonheur d’espérer un déferlement de touristes chinois et indiens déferler sur notre pays pour donner un coup de fouet à notre économie ! Et les vilains souverainistes osent soutenir que la Commission ne s’occupe pas des intérêts des pays membres sauf de ceux de l’Allemagne ! Ainsi la France pourrait, après avoir perdu son industrie du fait des bienfaits de l’euro, après le bradage de son patrimoine déjà bien avancé, après l’écrasement de son agriculture grâce au futur traité transatlantique, réaliser enfin son vrai destin : devenir le grand parc Astérix du monde euro atlantique.

    Le problème que pose cet objectif touristique de rencontre entre les peuples est que les visas courts dits touristiques, constituent depuis longtemps une des modalités de l’immigration illégale.

    Selon le rapport sénatorial de 2005 (déjà), en France, la méthode la plus courante de l’immigration illégale est le visa court de tourisme valable trois mois. Puis le «  touriste » reste en se fondant dans la masse ou en faisant une demande d’asile à l’OFPRA (Office français pour les réfugiés et les apatrides). Le récépissé de la demande donne au migrant le droit de rester jusqu’à la décision de l’Office à son sujet, ce qui prend au moins un an… plus tous les recours administratifs ! Précisons que pendant ce temps le migrant n’a en principe pas le droit de postuler à un emploi mais que cette disposition est allégrement violée.

    En définitive, le visa court dit de tourisme constitue une des voies de l’immigration illégale au sein des pays de l’Europe passoire. Il n’est pas possible de ne pas faire un rapprochement entre les propos de M.Schultz sur ce que sera la politique d’immigration de l’Europe des prochaines années avec cette simplification des procédures de visas. L’un des procédés les plus révoltants de l’oligarchie mondiale, européenne et française est bien l’utilisation du pouvoir réglementaire pour tout déréguler que ce soit en matière financière, d’énergies renouvelables ou d’immigration. En fait cette ouverture facilitera ce qui est la vraie politique d’immigration de l’UE : encore et encore des dizaines de millions de nouveaux immigrants en vue du grand remplacement. Comment ne pas rapprocher cette démarche de la Commission des propos de H Proglio président d’EDF qui eut la langue trop longue devant des ministres et qui laissaient entendre que la France accueillerait quatre millions d d’immigrés primo-arrivants de plus d’ici 2025.

    http://www.polemia.com/tourisme-ou-immigration-sauvage-la-commission-europeenne-veut-encore-assouplir-les-regles-de-delivrance-des-visas/