Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

international - Page 728

  • Etats-Unis : Bolton out !

    usa-john-bolton.jpg

    L'avis de Jean-François Touzé
    Le limogeage de John Bolton, Conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump est une très bonne nouvelle.
    Bolton était à la Maison Blanche le faucon des faucons, néo-conservateur intransigeant, idéologue et malfaisant, dans la triste lignée des équipes qui poussèrent Bush père et plus encore Bush fils à intervenir en Irak avec les conséquences que l'on sait.
    Cette mise à l'écart confirme l'analyse selon laquelle Trump entend s'engager dans une désescalade vis à vis de l'Iran et une normalisation des rapports USA/Russie ce dont Bolton, va-t-en-guerre obsessionnel ne voulait à aucun prix. 
    Confirmation également du rôle de fondé de pouvoir dévolu au pauvre Macron que le président américain utilise à sa guise pour des négociations parallèles loin du regard de l'opinion publique américaine au moment où se profilent les prolégomènes de la campagne présidentielle. Comme nous l'écrivions précédemment, Macron, loin d'être le nouveau prince de la diplomatie que l'on a voulu décrire à l'issue du G7 de Biarritz, n'est que le petit télégraphiste de Trump.
    Les États-Unis restent les États-Unis. Leur volonté de puissance et d'instumentalisation de leurs supposés alliés est inaltérée. L'Europe ne sera elle même qu'en se délivrant de leur emprise.
    Mais prenons pour l'heure notre miel là où il coule. Un néo-conservateur de moins est un ennemi à terre. C'est déjà cela de gagner.
    Encore un effort, Donald... Mike Pompéo est encore là.

     

  • Loi de bioéthique : en marche vers la GPA – Journal du mercredi 11 septembre 2019

     

    Loi de bioéthique : en marche vers la GPA

    Alors que l’Assemblée nationale va entreprendre l’étude du texte de loi sur la bioéthique après son passage en commission mardi, beaucoup redoutent que la légalisation de la Gestation pour Autrui se profile. Une tactique du cheval de Troie qui a souvent été utilisée…

    John Bolton, le conseiller belliciste de Trump limogé !

    En désaccord depuis plusieurs mois avec le président sur de nombreux sujets, John Bolton, le conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump a été remercié ! Le départ de ce va-t-en guerre devrait garantir, à minima, l’absence d’intervention militaire américaine de grande ampleur, notamment en Iran.

    Nissan: la chute avant le renouveau?

    Dix mois après le départ forcé de Carlos Ghosn, le directeur général exécutif de Nissan, Hiroto Saikawa, est à son tour poussé vers la sortie. Avec ce changement de direction, Renault pourrait retrouver une place prédominante au sein de l’Alliance.

    L’actualité en bref

    https://www.tvlibertes.com/loi-de-bioethique-en-marche-vers-la-gpa-journal-du-mercredi-11-septembre-2019

  • Turquie : les quatre leviers du chantage.

    1036457962.jpg

    L'avis de Jean-François Touzé :
    Le sultan Erdogan est un maître chanteur. Comme tous les maîtres chanteurs, il tente de faire jouer plusieurs leviers à la fois pour parvenir à ses fins.
    Levier de la déferlante migratoire quand il menace l'Europe - si la manne financière internationale consentie à Ankara ne venait pas à être rehaussée - de rouvrir les portes du continent à la multitude de réfugiés confinés en Turquie qui n'attendent qu'un signal pour reprendre leur marabunta vers les villes occidentales.
    Levier de la diaspora turque en Allemagne ou en France pour que Berlin et Paris ne s'opposent pas aux positions ottomanes sur la question kurde et, plus généralement, sur les intérêts régionaux turques.
    Levier de son appartenance à l'OTAN pour mieux affirmer ses ambitions héritées de son passé impérial.
    Levier enfin de l'aide au terrorisme islamique dans une recherche à long terme d'un leadership sunnite.
    Comme tous les dictateurs, Erdogan avance ses pions tant qu'il sait pouvoir le faire sans résistance.
    L''Europe occidentale, aboulique et impuissante, est un otage consentant.
  • Droit de réponse du gouvernement hongrois aux mensonges de The Economist

    Droit de réponse du gouvernement hongrois aux mensonges de The Economist

    Voici le droit de réponse du gouvernement Hongrois à un article acerbe paru dans The Economist du 31 août 2019. Cette réponse nous a été traduite de l’anglais par un lecteur que nous remercions :

    Hungry’s Governement (dans le courrier des lecteurs de The Economist du 7 septembre)

    Les réalisations de Victor Orban en tant que premier ministre de Hongrie « sont mauvaises pour la liberté des Hongrois » indique votre article en page de garde (« L’enchevêtrement des pouvoirs » 31/08). En fait, c’est l’opposé qui est vrai. Les neuf dernières années du gouvernement d’Orban ont été bonnes pour le pays. La croissance du PIB est l’une des meilleures de l’UE et le taux de chômage a atteint  son plus bas historique. L’endettement du pays est en baisse tandis que le déficit public est largement en dessous des 3%. L’investissement est en hausse, les taux d’intérêts sont bas et les salaires réels grimpent. Le nombre de mariages est en hausse de 43% tandis que le nombre de divorces décroit. Le taux d’emploi des femmes a atteint son plus haut historique tandis que les avortements ont diminués de près d’un tiers. Tout cela n’est pas vraiment caractéristique d’une démocratie en disparition, mais plutôt indicateur d’un optimisme et de la confiance d’un peuple libre.

    De plus nous n’avons pas construit « une barrière pour éloigner les migrants moyen-orientaux ». Cette barrière a été construite pour prévenir toute entrée illégale dans l’espace Schengen. En sécurisant la frontière extérieur de l’UE la Hongrie répond aux obligations du traité de l’espace Schengen. La plupart de ces tentatives d’entrée illégales n’étaient pas le fait de réfugiés.

    Et oui, le parti au pouvoir a gagné trois fois de suite les élections parlementaires, ainsi que de nombreuses autres (avec une large marge). Cela nous a donné un véritable mandat populaire pour poursuivre notre politique. La presse hongroise, libre et véhémente fait un bien meilleur travail que The Economist, en se demandant pourquoi l’opposition ne parvient pas à conquérir les urnes. Vous, avec tous nos autres critiques, ne supportez pas la défense inconditionnelle de l’identité chrétienne de l’Europe par le Premier Ministre Orban. En conclusion, comme M.Orban l’a dit dans son discours de Juillet : « la démocratie libérale était capable de survivre jusqu’à ce qu’elle ait abandonné ses fondations chrétiennes ». [Ce que vous appelez] la démocratie non libérale n’est rien d’autre que « la liberté chrétienne et la protection de cette liberté ». De notre point de vue, le non libéralisme c’est essentiellement, mettre le bien commun en haut de l’échelle. Un non libéral est donc celui qui protège les frontières de son pays, qui protège la culture propre de sa nation.

    Zoltan Kovacs, Secrétaire d’Etat pour les communications internationales et les relations du Cabinet du Premier Ministre. Budapest.

    https://www.lesalonbeige.fr/droit-de-reponse-du-gouvernement-hongrois-aux-mensonges-de-the-economist/

  • Brexit : Boris Johnson seul contre tous – Journal du mardi 10 septembre 2019

     

    Brexit : Boris Johnson seul contre tous

    L’étau se referme sur Boris Johnson. Alors que le Parlement est désormais suspendu, le principe d’élections anticipées à de nouveau été rejeté. La Grande-Bretagne semble sombrer peu à peu dans la crise institutionnelle.

    Municipales : Serge Federbusch représentera le RN à Paris

    C’est officiel, le candidat d’Aimer Paris, Serge Federbusch mènera la bataille des municipales à Paris avec le soutien du Rassemblement National. TV Libertés est allé à sa rencontre.

    Urgences : un cautère sur une jambe de bois

    Le ministre de la Santé Agnès Buzyn annonce une enveloppe de 750 millions d’euros pour les urgences sur une période de quatre ans… une décision prise… dans l’urgence pour faire face à une grogne des personnels de santé qui ne devrait pas faire de miracle. Mais avant d’en arriver là, le gouvernement avait tout tenté pour minimiser la crise hospitalière. Retour sur une mesure superficielle et une manipulation qui a échoué.

    L’actualité en bref

    https://www.tvlibertes.com/brexit-boris-johnson-seul-contre-tous-journal-du-mardi-10-septembre-2019

  • Afrique du Sud : les cocus ayant cru à la fable de la nation arc-en-ciel peuvent sortir des rangs et avancer de trois pas…

    Résultat de recherche d'images pour "massacre afrique du sud"
    Communiqué de Bernard Lugan
    En Afrique du Sud, pays de Nelson Mandela, des Noirs massacrent d'autres Noirs.Qui plus est, des Noirs immigrés, des frères migrants venus de pays ayant jadis soutenu leur lutte contre le régime blanc...
    Comme en 2016, un peu partout, notamment au Natal et dans la région de Johannesburg, les étrangers noirs, qu'ils soient Malawites, Mozambicains, Somaliens, Zimbabwéens, Soudanais ou Nigérians, sont ainsi de nouveau pris pour cible, lynchés, brûlés vifs, cependant que leurs pauvres biens sont systématiquement pillés par des foules ayant échappé à tout contrôle policier.
    Voilà de quoi déstabiliser ces cocus idéologiques qui, croyant au mythe-guimauve de la « nation arc-en-ciel », prétendaient que les maux du pays découlant de la domination blanche, une fois la majorité noire au pouvoir, les fontaines de la démocratie laisseraient couler le lait et le miel de la fraternité...
    La réalité est évidemment autre car ces tueries xénophobes illustrent l’échec de la « Nouvelle Afrique du Sud » dont les dirigeants ont dilapidé le colossal héritage reçu de l’ancien régime blanc.
    Résultat :
    - Le revenu de la tranche la plus démunie de la population noire est inférieur de près de 50% à celui qu’il était sous le régime blanc d’avant 1994 ;
    - 17 millions de Noirs vivent essentiellement des prestations sociales et 14 millions ne survivent que grâce au versement d’une allocation (Social Grant) qui leur assure le minimum vital ;
    - Le taux réel de chômage est de près de 35%, et celui des jeunes âgés de 15 à 34 ans de plus de 50%.
    En 25 années de pouvoir, l'ANC - le parti de Nelson Mandela -, a donc transformé la prospère Afrique du Sud en un Etat du « tiers-monde » dérivant dans un océan de pénuries, de corruption, de misère sociale et de violences, réalité en partie masquée par les derniers secteurs ultraperformants encore tenus par des Blancs.
    Un naufrage économique qui tient en trois points :
    1) La production minière nécessite une énorme modernisation et donc de gros investissements ; or, la main d’œuvre noire revendiquant des salaires plombant la compétitivité, les investisseurs ont délocalisé.
    2) Les cadres blancs continuent à quitter le pays, chassés par la discrimination inversée, l’incroyable insécurité et le surfiscalisme.
    3) Le secteur agricole, le seul à être excédentaire a été littéralement assassiné par la décision de spoliation des fermiers blancs.
    Dans ce pays où un abîme s'est creusé entre une infime minorité de profiteurs noirs et des millions de chômeurs, d’assistés et de travailleurs sous-payés qui paralysent le pays avec de continuels mouvements de revendication, l’abyssal échec économique et social de l’ANC a donc débouché sur des violences xénophobes, les étrangers étant accusés de prendre le travail des plus pauvres.
    Au pied du mur, acculé par le bilan de ses détournements et de son incompétence, l’Etat-parti ANC n’a désormais plus que trois options :
    1) Chercher à redresser l’économie en empruntant une voie libérale, mais il provoquera alors une révolution.
    2) Accuser le bouc-émissaire blanc en tentant de faire croire que la situation est un héritage de l’apartheid et en nationalisant les mines et la terre.
    La « poule aux œufs d’or » sera alors définitivement tuée, comme au Zimbabwe, et le pays sombrera encore davantage dans la misère.
    3) Recourir à la « planche à billets », ce qui, comme au Zimbabwe, provoquera d’abord l’inflation, puis une hyperinflation et la ruine totale du pays.

    http://by-jipp.blogspot.com/2019/09/afrique-du-sud-les-cocus-ayant-cru-la.html#more

  • Macron l’imposteur : version politique étrangère

    789456789mi8765.jpg

    Après avoir gesticulé pour rien lors de la réunion de Biarritz, dont, je l’ai souligné, les résultats sont nuls, sur tous les plans (qui pourrait sérieusement citer un domaine où quoi que ce soit a été changé à Biarritz ?),

    Macron a réuni voici peu les ambassadeurs français à Paris pour, disent les journalistes qui cirent ses souliers à longueur de temps, faire souffler un “vent diplomatique nouveau”

    Ce vent diplomatique nouveau à la consistance du vide, et en écoutant Macron, on n’y discerne strictement rien de nouveau.

    Macron veut dialoguer avec la Russie ? Il a rencontré Vladimir Poutine récemment et lui a fait des remontrances qui ont conduit le Président russe à lui dire qu’il ferait mieux de s’occuper des affaires de la France et à lui rappeler qu’en matière de brutalité policière, la France, où la répression exercée contre les gilets jaunes a laissé des dizaines de gens mutilés ou éborgnés, n’a de leçon à donner à personne.

    Macron veut régler le dossier ukrainien ? Il ne peut rien tout seul, l’Union Européenne ne peut rien non plus, et ce n’est pas en faisant des remontrances à Poutine que Macron arrivera à quoi que ce soit.

    Plus adepte du multiculturalisme et du relativisme que jamais, Macron évoque l’émergence de nouvelles puissances, sans dire lesquelles, et parlé de la “fin de l’hégémonie occidentale sur le monde”.

    Il donne, là, l’impression de divaguer : nul ne peut voir de quelles puissances il parle (la Chine ? l’Iran ?), et nul ne peut voir non plus de “nouvelles puissances” à même de changer l’ordre du monde, et tout comme Macron a dit voici peu n’importe quoi sur les incendies en Amazonie, pour le simple plaisir de s’en prendre au Président brésilien, qu’il déteste visiblement, il dit à nouveau n’importe quoi.

    La Chine (s’il s’agit d’elle) ne semble forte qu’aux yeux de qui se montre faible face à elle et est en réalité fragile, instable, confrontée à des problèmes démographiques et financiers, vraisemblablement en récession, incapable d’intimider les Etats-Unis sous Donald Trump, confrontée à un soulèvement à Hong Kong qu’elle ne sait comment résoudre et dont elle discerne qu’il peut faire tache d’huile.

    L’Iran (s’agit-il de lui ?) est un pays du tiers-monde soumis à un régime fanatique, raciste, tyrannique, antisémite, terroriste, exsangue financièrement, essentiellement délétère, mais au bord de l’écroulement économique.

    Y a-t-il d’autres “puissances” auxquelles Macron peut songer ? Il ne songe pas au Brésil à l’évidence. Alors ? Le Venezuela de Maduro ? Hypothèse risible.

    L’hégémonie occidentale n’est aucunement menacée et ceux qui imaginent sa fin prennent leurs désirs pour des réalités.

    L’Europe se porte mal, c’est exact. Les données économiques le montrent et indiquent que les pays qui la composent sont tous, sous des formes et à des degrés divers, confrontés à un vieillissement accéléré, à un changement de population, à une islamisation croissante, à une stagnation économique, à des systèmes d’Etat providence à bout de souffle, et il y a donc une dimension crépusculaire dans l’Europe d’aujourd’hui. Mais l’Europe n’est pas l’Occident tout entier.

    Macron ne cite pas les Etats-Unis qui, eux, se portent très bien.

    Dans son discours d’imposteur arrogant, Macron, tout en brassant beaucoup d’air (ce qui est logique, il se veut champion de l’écologie et des éoliennes), oublie quasiment tout ce qui constitue la réalité.

    Dans son discours d’imposteur arrogant, Macron, tout en brassant beaucoup d’air (ce qui est logique, il se veut champion de l’écologie et des éoliennes), oublie quasiment tout ce qui constitue la réalité.

    Et il oublie ainsi des données essentielles.

    Nulle part il ne parle de ce qui permet le dynamisme économique. Nulle part il ne mentionne les régimes politiques, et ce qui fait la différence entre une démocratie et une dictature, entre un pays qui respecte les libertés économiques, politiques et culturelles et un pays qui ne les respecte pas.

    Il n’est, je sais, pas le seul dans ce cas.

    Quasiment tous ceux qui en France traitent de stratégie et de géopolitique parlent comme Macron, ce qui rend leurs propos vides et leurs écrits illisibles.

    Macron parle de “repenser l’ordre et l’imaginaire politique”, et de la nécessité de “rebattre les cartes” : il ne repense rien, car avec des mots creux on ne repense rien, et il ne rebat aucunement les cartes.

    Des journalistes cireurs de souliers voient un “vent diplomatique nouveau”. Vraiment ? Ils sont payés pour écrire ce qu’ils écrivent, je sais. Il faut bien qu’ils gagnent leur vie, je sais.

    Guy Millière

    Adapté d’un article publié sur les4verites.com

    https://www.alterinfo.ch/2019/09/08/macron-limposteur-version-politique-etrangere/

  • Récession : ceux qui cherchent à vous rassurer et ceux qui disent la vérité…

    recession-2530812_960_720-845x475.png

    Marc Rousset

    La revue Capital, dans son dernier numéro de septembre, veille sur nous et tient à nous rassurer. Capital estime à 20 % de probabilité que « l’économie devrait reculer », à 60 % que « l’économie devrait ralentir » et à 20 % que « l’économie mondiale devrait repartir ». Mais ce que la revue oublie de préciser, c’est que, systématiquement, lors des sept dernières récessions, partout dans le monde, les médias ont toujours estimé à environ 20 % de probabilité la venue de ralentissements et de récessions, alors que les crises et les krachs ont toujours eu lieu dans les douze mois qui suivaient la courbe de l’inversion des taux de rendement aux États-Unis.

    Capital nous précise que les organisations internationales ne prévoient pas de catastrophe avec un rebond de croissance à 3,6 % en 2020 pour l’OCDE, sans nous avouer que, même si elles en prévoient une, elles nous tiendront toujours des propos rassurants avec des chiffres optimistes tronqués. Un petit paragraphe de lucidité sur trois pages de texte est quand même là pour protéger le magazine au cas où les événements tourneraient au vinaigre : « Nous sommes loin d’être à l’abri d’une crise financière. Excès de liquidités, surendettement de nombreux acteurs, Bourses qui tutoient des sommets sans véritables raisons, banques en difficulté… les bombes sont nombreuses et prêtes à exploser. »

    L’Argentine s’enfonce dans la crise avec une inflation de 55 %, un endettement public de 100 % du PIB, un rééchelonnement demandé pour 50 milliards de dollars de la dette, le classement par Standard & Poor’s des obligations argentines en catégorie spéculative, le spectre de la banqueroute et du défaut de paiement.

    Au-delà des derniers discours apaisants de Trump et des Chinois, des droits de douane bien réels de 30 % au lieu de 25 % ont frappé, ce dimanche, 250 milliards de dollars de produits chinois et frapperont 175 milliards de dollars de produits supplémentaires à 15 %, le 15 décembre, soit, alors, la totalité des importations chinoises. Quant à la devise chinoise à 7,17 yuans pour 1 dollar, elle n’a jamais été aussi basse depuis onze ans pour contrer les droits de douane américains.

    Mme Lagarde se déclare prête à soutenir l’économie avec de nouvelles mesures de la BCE car « l’expansion économique de la zone euro a ralenti récemment et les perspectives de croissance sont en baisse » : Lagarde veut encore baisser davantage les taux (négatifs depuis 2014) de rémunération des dépôts bancaires et le principal taux de refinancement, nul depuis mars 2016. Elle reconnaît, pourtant, que les taux bas ne sont pas la panacée car ils « ont des implications pour le secteur bancaire et la stabilité financière en général ».

    Aux États-Unis, les dernières données de l’association ISM (Institute for Supply Management) mesurant l’activité manufacturière dans la région de Chicago laissent entrevoir un ralentissement général de l’activité économique et, toujours selon ISM, les entreprises ralentissent déjà leurs investissements. En Allemagne, les exportations reculent de 1,3 % au deuxième trimestre par rapport au premier, un rythme inédit depuis six ans. Selon le président de l’IFO (Institut für Wirtschaftsforschung/Institut pour la recherche économique), « les signaux indiquant une récession sont de plus en plus nombreux ».

    Le taux de rendement des bons du Trésor à 30 ans est tombé à 1,906 %, un record historique. Le rendement à 10 ans (1,46 %) est, une nouvelle fois, inférieur à celui à 2 ans (1,50 %). Le compte à rebours avant la récession a commencé, selon l’économiste américain Tony Dwyer car « lors des sept derniers cycles économiques, chaque récession a été précédée d’une inversion de la courbe des taux ».

    Le grand média chinois Global Times évoque le retour du standard or. Après un gain récent de 20 %, « une nouvelle hausse de l’or de 25 % pourrait se déclencher », selon les experts de Citi. La dédollarisation est en marche, l’or étant prêt à reprendre sa place de roi légitime sur le trône des valeurs refuges. Mark Carney, président de la Banque d’Angleterre, a lancé une bombe, lors de la grand-messe des banquiers centraux à Jackson Hole, en affirmant la nécessité d’un nouveau système monétaire, que le dollar allait perdre son statut de monnaie de réserve. Il n’y a qu’un seul véritable candidat pour le remplacer : l’or, vieux de 5.000 ans !

    Boulevard Voltaire cliquez ici

  • L’avortement s’invite donc dans la campagne électorale américaine à l’initiative de Donald Trump

    L’avortement s’invite donc dans la campagne électorale américaine à l’initiative de Donald Trump

    D’Olivier Bault dans Présent :

    « Chaque vie est un don sacré de Dieu », a clamé en juin Donald Trump lors de son premier meeting de campagne pour la prochaine élection présidentielle en Floride, assurant, sans doute un peu abusivement, que tous les républicains sont pour le droit à la vie. A l’inverse, a accusé le président américain, quasiment tous les dirigeants démocrates soutiennent aujourd’hui « le droit à l’avortement financé par les contribuables et jusqu’au moment de la naissance, le droit d’arracher les bébés du ventre de leur mère. Les dirigeants démocrates se sont même opposés aux mesures pour empêcher l’exécution des enfants après leur naissance, comme on l’a vu en Virginie ». L’avortement s’invite donc dans la campagne électorale américaine à l’initiative d’un président sortant, considéré comme le plus pro-vie de tous les présidents américains.

    Quand la Cour suprême des Etats-Unis contraignit en 1973 les Etats de la fédération à autoriser l’avortement avec le fameux jugement Roe v. Wade, elle n’y mit aucune limite, les autorisant seulement à interdire cet acte une fois que l’enfant atteint un stade de développement lui permettant de vivre en dehors du ventre de sa mère, soit quelque part entre la 22e et la 24e semaine de grossesse. Plus d’un tiers des Etats américains interdisent en réalité aujourd’hui au-delà de la 20e semaine de grossesse les avortements non motivés par le besoin de sauver la vie ou la santé physique de la femme enceinte.

    Plusieurs Etats ont par ailleurs introduit des limitations plus ou moins strictes à partir de la 13e semaine de grossesse, voire de la 6e, avec notamment les lois qui interdisent la pratique d’un avortement sur un fœtus dont le battement de cœur est déjà perceptible à l’échographie, ce qui est justement le cas à partir de la 5e ou la 6e semaine de développement prénatal de l’enfant. Quatre Etats ont voté de telles « lois battements de cœur » cette année : le Kentucky, le Mississippi, l’Ohio et la Géorgie. L’Iowa et le Dakota du Nord les avaient précédés. Tous sont gouvernés par des républicains.Ces lois sont toutefois contestées devant les tribunaux qui ont jusqu’ici, en s’appuyant sur le jugement Roe v. Wadede 1973, toujours renversé ce type de législation. En mai, l’Alabama est allé encore plus loin en interdisant totalement l’avortement sauf en cas de danger pour la vie de la femme enceinte. Plus encore que les « lois battements de cœur », la loi ratifiée en mai par le gouverneur républicain de l’Alabama vise directement à contraindre la Cour suprême à se ressaisir de la question, plus d’un demi-siècle après son verdict de 1973. Dans l’espoir bien entendu que la nomination par le président Donald Trump, conformément à sa promesse électorale, de juges plus conservateurs, plus attachés à une lecture stricte de la constitution et plus sensibles au droit à la vie pourrait déboucher sur une lecture différente de la constitution de 1787 qui, on s’en doute bien, ne reconnaît aucunement un quelconque droit à l’avortement.

    Plusieurs Etats gouvernés par les démocrates ont à l’inverse libéralisé ces derniers temps leur loi sur l’avortement en supprimant toute limite ou en introduisant une clause permettant l’avortement jusqu’à la naissance en cas de risque pour la santé mentale de la femme enceinte. Les Etats américains qui autorisent l’avortement jusqu’à la naissance sont l’Alaska, le Colorado, le New Hampshire, le New Jersey, le Nouveau Mexique, l’Oregon, le Vermont, l’Etat de New York, en plus de la capitale Washington D C., qui n’est pas un Etat mais un district séparé. Dans le monde, outre ces Etats américains et leur capitale fédérale, l’avortement jusqu’à la fin de la grossesse n’est à ce point libéralisé qu’au Canada, au Vietnam, en Chine et en Corée du Nord. Les démocrates de Virginie ont tenté de faire adopter une loi de ce type cette année, mais ont échoué après la polémique déclenchée quand on s’est aperçu que leur texte aurait permis l’avortement jusque pendant l’accouchement.

    Dans la course à la primaire, les candidats démocrates préfèrent généralement rester vague quant à leur position sur les avortements tardifs, et c’est pourquoi le président Trump a annoncé en juillet, lors d’un rassemblement de campagne à Charlotte, en Caroline du Nord, une nouvelle initiative pour les interdire. Le président sortant a en effet tout intérêt à faire de la question de l’avortement un sujet central de la campagne, car les sondages montrent qu’une majorité d’Américains soutiennent les restrictions introduites par les Etats républicains tandis que seule une petite minorité est en faveur des lois radicales adoptées par les Etats démocrates.

    Ainsi, un sondage Hill-Harris X réalisé les 10 et 11 mai montrait que face aux 45% d’Américains qui considèrent les lois interdisant les avortements après la 6e semaine comme étant trop restrictives, 34% les considèrent comme étant juste comme il faut et 21% les estiment encore trop laxistes. Comme dans d’autres sondages, on s’aperçoit qu’aux Etats-Unis les jeunes sont plus pro-vie que leurs aînés. Chez les moins de 34 ans, pas moins de 27% considèrent en effet que le délai de 6 semaines est encore trop laxiste.

    Un autre sondage publié par l’organisation conservatrice Heritage Action for Americaet réalisé du 3 au 6 juin montre que 9% des Américains souhaiteraient que l’avortement soit interdit dans tous les cas et 45% voudraient qu’il soit interdit dans la plupart des cas avec certaines exceptions comme en cas de danger pour la vie de la femme enceinte ou de grossesse issue d’un viol. A l’inverse, seules 18% des personnes interrogées par les enquêteurs se sont dites favorables à ce que les avortements soient autorisés sans restriction aucune.

    Un sondage de l’Institut Gallup réalisé entre le 1er et le 12 mai donnait quant à lui 25% des Américains en faveur de l’absence totale de restrictions sur l’avortement et 21% en faveur d’une interdiction totale. Entre les deux groupes, 1 % veulent que l’avortement soit légal dans la plupart des circonstances et 39% n’acceptent l’avortement légal que dans quelques circonstances. Cela donne 60% des personnes interrogées par les sondeurs hostiles aux avortements sur simple demande (contre seulement 53% un an plus tôt). Dans le sondage Gallup aussi, les tranches d’âge les plus jeunes sont les plus favorables à la limitation ou l’interdiction de l’avortement.

    Ce qu’a encore montré l’étude de l’institut Gallup, c’est que 29% des Américains ne voteront que pour un candidat en accord avec leurs opinions sur la question de l’avortement.

    https://www.lesalonbeige.fr/lavortement-sinvite-donc-dans-la-campagne-electorale-americaine-a-linitiative-de-donald-trump/

  • Priorité au Grand Négoce : de Roosevelt à Trump

    trump-roosevelt-split-640x480.jpg

    Bernard Plouvier

    Vers 1980-90 a débuté la nouvelle ère – qui n’est plus l’ère chrétienne et n’est fort heureusement pas (du moins jusqu’à présent) l’ère de la régression mahométane.

    Nous sommes entrés dans l’ère du gouvernement planétaire (presque) unique et de l’économie globale. Et c’est là que tous les « complotistes » se trompent : l’on n’assiste pas au triomphe des Financiers, mais à celui des Négociants internationaux.

    Le grand projet rooseveltien était d’américaniser la production agricole et industrielle et de faire de la planète un grand marché – l’URSS étant exclue, qui devait servir de repoussoir, de contre-exemple, au moins pour les premiers temps de l’ère du One World – One Government. Qu’il ait ou non développé le projet d’une fusion des races et des peuples en une « moyenne humaine », on ne le saura jamais, car Roosevelt ne s’est guère exprimé sur ce point.

    Les « complotistes » ont, là aussi, complètement erré. FDR n’était pas au service « des trusts » (et pas plus celui des Rockefeller que d’autres) ; il n’était pas au service « des Juifs ». FDR s’est servi de tous ceux et de toutes celles qui pouvaient faire démarrer puis avancer son projet, qui, pour d’évidentes raisons historiques, n’a pu commencer que 40 années après sa mort, une fois disparue l’hydre communiste qui avait dominé bien plus d’États qu’il ne l’avait prévu dans son plan machiavélique.

    Il fallait, dans la pensée du nouveau Prométhée, appauvrir et apeurer l’Europe occidentale pour la délester de ses colonies, de ses capacités productives et commerciales. « Staline »-Dougashvili et son Armée Rouge étaient des moyens idéaux pour remplir ce rôle d’épouvantail et de leurre.

    En 1980 sq. après l’implosion des ridicules économies marxistes, les USA se retrouvent en position dominante, ayant vassalisé l’Occident, les pays d’islam et l’Asie non maoïste. Les gouvernants chinois viennent chambouler la donne par leur suprême intelligence : ils multiplient l’efficacité de l’économie occidentale par la discipline d’un régime dictatorial et poursuivent la politique d’imitation des produits issus du génie européen et nord-américain, ainsi que l’irrespect des conventions internationales sur les brevets de fabrication.

    Qu’elle soit l’effet d’un capitalisme ultra-libéral ou d’un capitalisme hautement surveillé par l’État, l’économie actuelle n’est pas dominée par les financiers, mais par l’entente des grandes entreprises de négoce et des décideurs politiques.

    De ce fait, les banques centrales ont reçu l’ordre d’anéantir (ou presque) l’intérêt de l’argent – c’est le reniement de 3 à 4 milliers d’années d’agiotage -, au profit de la consommation massive, générant de superbénéfices inégalement répartis entre producteurs - à qui on ne laisse que la petite part des profits – et négociants, gros et petits – qui sont les grands gagnants.

    Donald Trump poursuit la grande politique rêvée par FDR. Il le fait avec le punch et l’absence d’hypocrisie qui le caractérisent : en parfait Yankee, il dicte sa loi, parce qu’il dispose de la plus grande armée, du plus gros complexe militaro-industriel et des entreprises multinationales les plus puissantes et les plus innovantes.

    La minorité agissante de l’humanité actuelle est placée devant une alternative fort simple.

    Ou bien, l’on accepte un monde dominé par l’American way of life, ce qui implique à terme l’éclosion d’une humanité métissée, d’un Homo Consumans standard.

    Ou bien, l’on organise, continent par continent, des empires ou des fédérations populistes.

    Pour l’heure, les nations d’Amérique latine tentent des expériences non coordonnées. En l’Europe, l’Axe Berlin – Moscou pourrait servir de point de départ à un Empire fédératif, à l’unique condition que l’Allemagne réexpédie dans leurs pays d’origine les millions d’Extra-Européens qui sont venus la squatter. Ce sera la condition sine qua non pour inclure dans cet Empire les peuples d’Europe occidentale et scandinave.

    L’Europe aux Européens est un slogan tellement évident et naturel que les princes du négoce en font un corpus delicti : énoncer cette banalité mène droit en correctionnelle et, bientôt, non plus au lynchage médiatique, mais à l’égorgement rituel. 

    Le monde dominé par le négoce ne peut être que cosmopolite. Un monde populiste ne peut se faire qu’en fédérant des nations homogènes.    

    http://synthesenationale.hautetfort.com/archive/2019/08/28/priorite-au-grand-negoce%C2%A0-de-roosevelt-a-trump-6172443.html