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  • Société • Panique au royaume de Danemark, après que la Reine ait déclaré refuser le modèle multiculturel

    Les débats ne se sont pas vraiment éteints au Danemark depuis l'interview accordée à la presse par Sa Majesté la Reine Margrethe II, chef de l'Etat danois, pour son 75e anniversaire le 16 avril 2015. Une interview qui a provoqué une certaine panique dans le monde du politiquement correct. Qu’a déclaré de si grave la souveraine de ce royaume scandinave de six millions d'âmes, toujours attaché à son indépendance et à sa tradition ? 

    On trouve réponse à cette question dans Riposte laïque, sous la signature de Sylvie Bourdon. Qui rapporte et commente ici les propos de la reine de Danemark. Des propos en fort contraste avec la pensée postnationale et le multiculturalisme, dominants chez nous ... 

    « Celui qui s’installe au Danemark doit se conformer au normes et valeurs danoises » déclare-t-elle. « Nous pouvons les accueillir, mais nous devons aussi leur dire ce que nous attendons. Car il s’agit de notre société, dans laquelle ils se rendent. Ils doivent comprendre dans quel monde ils sont venus. » Et la Reine de devenir plus précise encore : « Nous faisons volontiers de la place. Cependant, ils sont venus dans notre société et ne peuvent pas attendre pouvoir perpétuer leur modèle de société chez nous. Ils peuvent se rendre dans les mosquées, s’ils le veulent, mais s’ils font des choses incompatibles avec le modèle de la société danoise, ils doivent reconnaître que cela n’ira pas. » La Reine désigne bien entendu une certaine immigration qui se forme en société parallèle. Elle a aussi fait passer un message sur la liberté d’expression, qui n’est pas seulement menacée par les terroristes : « Je sais bien que certains disent, qu’il faut être prudent, qu’il faut réfléchir, cependant, nous devons absolument pouvoir nommer les choses et comment celles-ci doivent être selon nous. Ils veulent nous effrayer, nous ne devons pas nous laisser intimider. » Ceci est un message on ne peut plus clair à ceux qui ne cessent de relativiser, de minimiser nos valeurs fondamentales, afin de ne pas heurter les musulmans. (...).

    Les cris d’orfraies ne se sont pas fait attendre après ces déclarations politiquement incorrectes. L’ancien communiste, Johannes Andersen, un sociologue de l’Université de Aalborg a estimé que la Reine se mêle politiquement dans les débats sur l’immigration et fait savoir aux immigrants que le Danemark ne doit pas être un pays multiculturel. D’autres l’accusent de diviser le pays. Exemple, l’imam Fatih Alev, du Centre Islamique Danois : « Ce ne sont même plus les partis de droite maintenant ! Même la Reine est désormais influencée par cette tendance. Peut-être ressentait-elle le besoin d’exprimer ses critiques, afin de ne pas paraitre naïve. Les musulmans auraient-ils perdu leur Reine ? » Et, le jour de la venue de Geert Wilders, la Reine a donné une conférence de presse pour souligner ses propos : « La plupart savent bien sur ce quoi ils doivent se priver, lorsqu’ils arrivent dans un pays étranger, ils ne doivent pour autant changer leur religion ou manger différemment. Il ne s’agit pas de fricadelles. Il s’agit de s’adapter au pays dans lequel on est venu. » 

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  • L'électricité éolienne aux abonnés absents alors que la France grelotte

    Communique de presse de la Fédération Environnement Durable

    1225097535.8.jpgSortie prochaine d'un livre consacré au scandale éolien :

    Le 6 janvier à 8h une vague de froid a recouvert la France. La consommation d’électricité de notre pays était assurée à 74% par les centrales nucléaires et les barrages hydrauliques alors que les énergies intermittentes comme l’éolien ne participaient qu’à hauteur de 1,8% du total.

    De plus la France était contrainte d’importer 9% de son électricité au lieu d’exporter 10% à 15% comme elle le faisait traditionnellement avant l’arrivée des programmes de la « Transition Energétique ».

    Ces chiffres officiels (1) du réseau de Transport de l'électricité (RTE) démontrent à quel point la filière éolienne, développée depuis des années à grand renfort d’annonces et de subventions et qui produit de l’électricité ruineuse et intermittente, est une erreur stratégique. Les français ont besoin au contraire d’une électricité fiable et bon marché.

    Plusieurs millions de ménages sont en situation énergétique précaire et n’ont même plus les moyens de se chauffer. France info a diffusé à la même heure le témoignage d’une habitante de la région Est ou la température a atteint -9°C. Elle a décrit les difficultés auxquelles elle était confrontée. Celles-ci ressemblaient à celles vécues par nos parents lorsque la France occupée était soumise aux restrictions et aux pénuries et de chauffage.

    (1) cliquez ici

    http://synthesenationale.hautetfort.com/

  • Liberté d'expression : le gouvernement ne manque pas d'air

    Un appel à la liberté d'expression de la part du gouvernement, après le délit d'entrave, ils se moquent de nous. Chez Nous est un film de Lucas Belvaux qui raconte l’ascension d’un parti populiste, dirigé d’une main de fer par une femme, et tout cela rappelle le Front national. Avant même sa sortie, le 22 février, l’oeuvre est largement critiqué par le FN. Audrey Azoulay, la ministre de la Culture, a volé au secours du film vendredi sur Europe 1 :

    "Cette polémique montre que le FN ne change pas". "Critiquer un film parce qu’il a une vison d’une réalité politique, parce qu’il s’appuie sur une réalité politique, et toute de suite appeler à la censure et crier au scandale, c’est ça qui est scandaleux. C’est ça qui montre la vision qui peut être celle de l’extrême droite de la liberté d’expression".

    "Aujourd’hui, c’est vraiment une valeur que nous devons défendre.  On est deux ans après Charlie Hebdo, on sait à quel point ce sujet est brûlant. Nous sommes dans un pays de liberté".

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Les contribuables devront payer une dette de 119 millions d’euros à cause du fiasco Autolib’

    Source cliquez ici

    “Une révolution urbaine “, promettait Bertrand Delanoé le 5 décembre 2011. Seulement voilà, en interne, le groupe Bolloré prévoit en réalité près de 180 millions de pertes, dont les deux tiers seront très probablement payées grâce aux impôts. Avec 131 000 abonnés, le système de voitures électriques est au point mort, comme le montre l’étude du cabinet conseil 6t, de surcroît face à la concurrence des VTC, dont les tarifs égalent presque ceux des Autolib’.

    119 millions de pertes payées par la contribuable ?

    Comme le rapporte Le Canard Enchaîné, le 22 novembre dernier, la société Autolib’ a dressé son bilan financier auprès d’Autolib’ Metropole (un syndicat mixte des 97 villes d’Ile-de-France adhérentes au “service d’autopartage”). L’annonce est fracassante : le groupe Bolloré table sur un déficit de 179 millions d’euros d’ici 2023, date de la fin du contrat.

    “La délégation de service public prévoit que les pertes soient prises en charge par Bolloré, mais à hauteur de 60 millions d’euros”, indique le Volatile. Quid des 119 millions restant ? Les mairies devront se répartir la dette en fonction d’un calcul au prorata du nombre de voitures Autolib’ installées dans leur commune. Une annonce qui affole les élus franciliens.

    http://synthesenationale.hautetfort.com/archive/2017/01/05/les-contribuables-devront-payer-une-dette-de-119-millions-d-5894957.html

  • Le parti de la haine et du rejet de l’autre

    C’est sa ville de Chicago, troisième des Etats-Unis par la taille, ravagée par la crise et la criminalité, qui a été choisie par Barack Obama, pour y prononcer la semaine prochaine son discours d’adieu. Celui des illusions perdues peut-être pour un président sous le mandat duquel 43 millions d’Américains tombés dans la pauvreté ne survivent que grâce à l’aide alimentaire, dans un pays toujours aussi violent. Tout un symbole, quatre adolescent noirs vivant à Chicago ont été inculpés hier de crime raciste envers un jeune blanc handicapé qu’ils ont kidnappé, séquestré pendant près de deux jours et soumis à des sévices corporels. Ils ont diffusé leurs tortures en direct sur Facebook, assorties de remarques anti Trump et anti blancs. On arrête pas le progrès. De nombreux commentateurs ont avancé que les agresseurs étaient en lien avec la très subversif et nocif mouvement «Black Lives Matter» qui attise les tensions raciales, officine financée par le très défavorablement connu milliardaire mondialiste George Soros.

    En France, les médias nous resservent ces dernières heures l’affaire des assistants parlementaires du FN qui serait  un boulet pour la campagne de Marine, alors qu’elle n’est qu’une énième déclinaison de la persécution dont sont victimes les nationaux de la part de l’institution bruxelloise et de ses relais politiques en France. Toutes choses parfaitement comprises et analysées par la journaliste  Elisabeth Lévy qui était  hier soir  à l’antenne de l’émission On refait le monde  sur RTL

    Gros médias qui, débordés par les réseaux sociaux et internet,  sont  désormais obligés d’évoquer, même a minima,  le cas Christophe Bejach, directeur général des actions européennes de la société d’investissement Monument Capital Group Holdings LLC. Ce monsieur, de nationalité française et vivant à Londres,  a été condamné en décembre dans la capitale britannique à 100.000 euros d’amende, 20 jours de travaux d’intérêt général et  100 jours de traitement médical  pour pédopornographie. Piégée par une policière, il  a été soupçonné de vouloir mettre sur pied une séance  de photos érotiques avec trois fillettes âgées de 8, 10 et 12 ans.  Les policiers ont  trouvé à son domicile  des photos de viols de fillettes;  il  a par ailleurs  avoué son attirance pour les petites filles  « de deux fois cinq ans ».

    M.  Bejach fut aussi un membre fondateur d’un cercle de réflexion archétypale du PS du XXIème siècle, de la gauche progressiste, à savoir Terra Nova,  et conseiller technique au ministère des finances de Bercy sous la direction d’Arnaud Montebourg jusqu’en 2014. Certes, nous croyons bien volontiers M. Montebourg et son entourage quand ils affirment que ce pédophile n’avait pas de contacts privés avec le candidat à la primaire socialiste. Certes, ce malade a mené une existence de  techno plus en retrait par exemple que ce soutien de François Bayrou,  l’eurodéputé Modem Robert Rochefort, vice-président du parti centriste, condamné en août dernier pour exhibition sexuelle a proximité d’enfants dans un magasin de bricolage.  Mais imagine-t-on  qu’un ex-collaborateur, un  soutien même éloigné de la candidate du FN, n’aurait pas été épinglé plus bruyamment  par les médias dans les mêmes circonstances?

    Du bruit, Vincent Peillon, nous l’avons vu, en fait à tort et à travers, et ses soutiens aussi, à l’image du député PS de Haute-Garonne Kader Arif, fédéraliste européen,  Secrétaire d’Etat aux anciens combattants jusqu’en  2014, avant  de démissionner suite à l’ enquête préliminaire du parquet financier au sujet de la société d’un de ses frères.

    Invité de la webémission du HuffPostM. Arif, comme M. Peillon dénonçant le « fascisme rampant » du FN, a repris de  vieux éléments de langage. Après tout, comme le disait déjà Staline, «si vous parlez avec un homme de droite,  traitez-le de fasciste, pendant le temps qu’il mettra à se disculper, il n’argumentera pas…». Une vieille ficelle qui sert aussi désormais à cacher le vide abyssal des propositions des candidats antinationaux, à dissimuler leurs lieux communs programmatiques, leurs vieilles  recettes éculées, leur absence d’imagination.

    « Je suis inquiet» a affirmé ce député PS. «Les mots ont du sens. Le FN est un parti d’extrême droite (…). Oui, je pense que ce parti-là, accompagné par la fachosphère, est un parti fasciste sur un certain nombre du sujet », se disant « très inquiet des porosités qui s’opèrent entre une partie de la droite et du FN ». « Je veux pas dramatiser les choses, mais je me méfie des lâchetés individuelles et collectives dont on est tous capables. Quand je regarde ce qu’ont été les années 30. Une république affaiblie, une crise économique, la montée progressive du nazisme, qui a pris le pouvoir par les urnes… L’Europe tournait la tête. Je ne fais pas de parallèle, mais il faut que l’histoire ne se répète pas ».

    Les mantras stupides et grossiers de M Arif, constate Bruno Gollnisch,  ont été  rabâchés jusqu’à la nausée ces dernières décennies  par ce Système qui assiste effrayé à ce retour du réel en politique qu’il a tenté de dissimuler aux Français. Ils  prennent aussi  une résonance particulière alors qu’ont été commémorés cette semaine les deux ans du massacre commis par les frères Kouachi  dans les locaux de Charlie-Hebdo.

    Une des victimes de cette tuerie fut l’économiste eurosceptique Bernard Maris qui était une des plumes  de Charlie.  Un homme intelligent qui dans son livre « Et si on aimait la France » avait eu le courage intellectuel de dénoncer (sur le tard)  avec lucidité les errements idéologiques de la  gauche, le drame de l’immigration sans frein, le masochisme anti-français, la bobo-attitude… Il  reprenait  aussi à son compte les  analyses des  Fractures françaises  de Christophe Guilluy sur la France des relégués, des oubliés, des petits blancs, des classes moyennes et populaires  abandonnés par une  gauche sous influence Terra Nova.

    Quelques mois avant cette tuerie, en mai 2014, M. Maris écrivait  cependant dans Charlie-hebdo : «Dans le village où j’habite, peuplé de quelque 650 habitants, 38% d’entre eux ont voté pour le FN. Les 62 autres % ne comprennent pas. Pourquoi choisir le parti de la haine, du rejet des autres, de la peur, du repli sur soi? (…). Comment faire confiance à un parti qui a promis de faire la chasse aux journalistes, de les attaquer à mort, de leur marcher dessus?».

    Le parti de la haine et du rejet de l’autre existe bien, mais assurément il se trouve du côté des adversaires de ceux qui entendent défendre les valeurs de notre incomparable civilisation helléno-chrétienne,  préserver, fortifier, assurer un avenir français à notre nation et à notre peuple. Cette évidence-là ne cesse d’être démontrée par les événements.

    https://gollnisch.com/2017/01/06/parti-de-haine-rejet-de-lautre/

  • François Fillon a-t-il encore une chance d’être élu Président ?

    Quatre mois avant le premier tour de l’élection présidentielle, la question peut surprendre.

    François Fillon a-t-il encore une chance d’être élu président de la République ? Quatre mois avant le premier tour de l’élection présidentielle, la question peut surprendre. Mais n’oublions pas qu’il n’était que quatrième un mois avant la « primaire de la droite et du centre ». Les mêmes médias, qui nous trompaient sur ses chances, le voient désormais élu face à Mme Le Pen. Ces médias se sont aussi trompés sur le Brexit, sur Trump, donnés perdants à la veille du scrutin ! Une hola démocratique fait le tour de la planète : Autriche, Allemagne, Royaume-Uni, Grèce, Italie, USA. Sans parler des procédures de destitution de chefs d’État : Brésil, Venezuela, Corée…

    À la primaire, M. Fillon a obtenu environ trois millions de voix. Il lui reste, à présent, à convaincre 15 autres millions de Français ! Or, il a déjà claironné son programme ultralibéral, promis de n’en rien modifier, laissé filtrer les noms de son possible gouvernement et juré qu’il gouvernerait seul, par ordonnances, sans recourir au référendum… Quatre lourdes erreurs. En outre, l’actualité (affaire Lagarde) vient de déterrer son passé de Premier ministre (jusque-là habilement escamoté), nous rappelant ainsi la traîtrise du traité de Lisbonne.

    Si l’on accepte — pour la démonstration — les sondages qui, depuis des mois, font du FN le premier parti de France, le corps électoral se répartirait ainsi : 26-27 % pour le FN, 24-25 % pour la droite et le centre et 35-40 % pour une gauche très divisée : Mélenchon, Verts, Macron, le Survivant (de la primaire de gauche). Un quotient de 9 ou 10 % ! Mais rien n’est encore joué : un mauvais programme rejeté par une majorité de Français, même à droite (c’est le cas), une aggravation du chômage (passés les artifices du pouvoir sortant), de la dette ; des attaques islamistes gravissimes.

    Et la colère du peuple de France angoissé rebattra les cartes.

    Que veulent les Français ?

    – Moins d’Europe, de financiarisation, d’oligarchie ; la fin de ses échecs sur l’économie, les migrations, la sécurité.
    – Plus de France, d’emploi, de sécurité, de liberté, d’identité culturelle, de solidarité, de renouvellement politique ; la fin des combines, de la corruption.

    Arnaud Montebourg peut-il chiper la place de François Fillon au second tour ? Ce n’est plus à exclure car il offre ce que les Français demandent : une sorte de gaullisme actualisé, comme le fait – plus à droite -, avec constance et un programme cohérent, M. Dupont-Aignan.

    François Fillon va-t-il attirer les voix du FN ? Improbable, vu ses impairs et le flou qu’il entretient sur l’Europe, la Sécurité sociale, les retraites. Arborer son catholicisme ne suffira pas ; il faudra aussi être chrétien. Au FN, M. Philippot estime que ce discours antinational et antisocial va gonfler les scores des patriotes qui défendent le pouvoir d’achat sans cesse réduit des classes moyennes et laborieuses, la fonction publique, les systèmes de santé, de retraites, de chômage… Et si M. Fillon se trompe aussi lourdement, c’est en raison de la conception aberrante de l’économie qu’il a appliquée pendant cinq ans, asservi à la Commission et à la Banque centrale (Bruxelles, Francfort).

    Est-il encore temps pour lui de se dédire ? De se défaire du comte de Castries, son malin génie ? Qui n’a pas compris le projet de confier à la « bancassurance » nos retraites par capitalisation, et aux assurances privées nos « petits » risques médicaux ? Pour servir aux PDG des salaires annuels honteux de 3 ou 4 millions d’euros ? Et un risque de krach des fonds de pension boursicoteurs. Si M. Fillon se rétractait, peut-être pourrait-il sauver son destin national. Mais il saborderait alors sa crédibilité de présidentiable, puis d’éventuel Président, et serait considérablement affaibli, ne devant plus son succès qu’à l’hypothétique « front républicain ». Or, l’électeur de gauche s’est, depuis 10 ans, habitué à voter FN et DLF… plus sociaux.

    Comment les 60-65 % promis à la nébuleuse contradictoire des droites (euro-libéralisme contre social-souverainisme) se répartiront-ils ? Des trois candidats désormais connus (Dupont-Aignan, Fillon, Le Pen), qui va monter au détriment de qui ? Une surprise inédite est possible (Angleterre, Allemagne, Italie, USA). Y compris avec l’émergence d’une force politique nouvelle, promue par une opinion publique excédée par l’indignité, la compromission, le double langage, le mépris, l’incompétence et le fiasco des politiciens officiels.

    http://www.bvoltaire.fr/henritemple/francois-fillon-a-t-il-encore-une-chance-detre-elu-president,304187

  • Appel des Veillées pour la Vie à organiser des cars pour la Marche pour la vie

    V

    Comme vous le savez, la 11e édition de la Marche pour la Vie se déroulera le 22 janvier prochain. 2017 sera marqué en France par les élections présidentielles et législatives. Lançons l’année en défendant la Vie !

    Une carte des cars organisés dans toute la France a été publiée : ici et un formulaire est disponible pour ceux qui pourront s’engager dans ce service indispensable sur le site de la Marche pour la Vie.

    Comme les Veillées pour la Vie en novembre, nous espérons voir surgir des cars de toutes la France !

    Michel Janva

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Isabelle Surply, conseiller régional (FN) d’Auvergne–Rhône-Alpes

    92147a43a78b5983afe1a0dfa23dc633_S.jpgLa vidéo de son intervention a fait le buzz : plus de 350 000 vues en quelques heures (https://youtu.be/3BRk1mKgodI) ! Isabelle Surply, conseiller régional FN, était, le 23 septembre, à Valfleury, dans la Loire, à une réunion publique au sujet de l’accueil des migrants. Elle a mis le représentant de l’Etat devant ses contradictions.

    « Minute » : dans quel cadre vous êtes-vous rendue à cette réunion ?
    Isabelle Surply : Dans un premier temps, nous avons appris la tenue de cette réunion publique en même temps que l’arrivée des « migrants » par un entrefilet dans la presse locale. Le mê­me jour, des élus locaux de villages voisins nous ont alertés. Mieux encore, certains habitants de Valfleury ont di­­rectement pris contact avec notre fédération du Front national. Notre présence était donc attendue. Il faut d’ailleurs ajouter que certains habitants m’ont expliqué avoir cherché à contacter des élus « Les Républicains ». Sans succès…
    Pour dresser un tableau rapide, Valfleury, c’est une commune charmante de 732 habitants située sur les hauteurs de la vallée du Gier, dans le département de la Loire. C’est une commune qui abrite un joli sanctuaire marial, mais n’a, par exemple, qu’un seul commerce. De même, la commune n’est desservie par aucun transport en commun.

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  • Sombre prédiction : le problème de l’Europe va aller en s’aggravant

    Entretien avec Roland Lombardi, spécialiste européen de l’islamisme radical (*)

    L’analyse effrayante du chercheur norvégien Thomas Hegghammer a encore récemment été corroborée par l’attentat de Berlin. Vaincre l’Etat Islamique ne suffira absolument pas et c’est bien l’islam radical sur le plan idéologique qu’il faut combattre.
    Atlantico

    Atlantico : Le Washington Post revenait récemment sur l’argumentaire du chercheur norvégien Thomas Hegghammer qui estime que la situation en matière de terrorisme en Europe est vouée à empirer à l’avenir. Il se base notamment sur la situation de précarité d’une forte part des jeunes musulmans européens, mais aussi sur le retour de combattants du front syro-irakien, entre autres. Un tel constat vous semble-t-il pertinent ? Doit-on craindre une résurgence du terrorisme en Europe ?

    Roland Lombardi : Je pense, en effet, que la menace terroriste risque plutôt de s’intensifier. Daesh affaibli sur le terrain, les volontaires au djihad ont de plus en plus de mal à rejoindre les théâtres d’opération en Libye et surtout en Irak ou en Syrie. Sans parler de ceux qui en reviendront ! De fait, comme d’ailleurs le leur recommandent les responsables de Daesh eux-mêmes, ils seront plus tentés d’agir là où ils vivent, notamment en Europe, le ventre mou de l’Occident. On l’a bien vu avec les derniers attentats qui ont touché la France et dernièrement l’Allemagne.

    Certes, Daesh sera vaincu à plus ou moins long terme. Mais une fois l’EI disparu, un autre mouvement verra sûrement le jour et n’oublions pas qu’Al-Qaïda existe toujours… Ainsi, le problème n’est pas tant les problèmes socio-économiques (même s’ils ont leur importance), ni même le terrorisme (qui est en définitive un mode opératoire comme un autre) ou encore l’organisation (interchangeable) mais bien l’ « idéologie », à savoir le wahhabisme et le salafisme djihadiste, en un mot, l’islamisme conquérant et politique, qui survivra à Daesh et qui sera plus difficile à vaincre…

    On combat le terrorisme par la force et la détermination mais aussi par l’intelligence. Car, en effet, le seul moyen de lutter contre une idée est de lui opposer une autre idée. Le problème est de savoir si, pour l’heure, l’Occident –ou du moins nos dirigeants actuels– a quelque chose de grand, de solide et de sérieux à proposer comme « idée »…

    De plus, n’oublions pas que ceux qui sont en première ligne pour combattre le djihadisme sont les musulmans eux-mêmes et, surtout, les autorités religieuses sunnites. Aussi diverses et divisées qu’elles soient, ce sont elles qui devraient entreprendre une réelle « révolution religieuse » et un véritable « aggiornamento » dans l’islam, comme l’a appelé de ses vœux Al-Sissi, le président égyptien, dans son fameux discours de décembre 2014 à Al-Azhar… Mais ça c’est une autre histoire…

    Quels sont les principaux ressorts et mécanismes qui corroborent cette thèse ? De quelles armes disposons-nous pour intervenir dessus et lesquelles utilisons nous aujourd’hui ? L’état d’urgence est-il suffisant ?

    Malheureusement, l’Europe, géant économique, n’est cependant qu’un nain politique et géopolitique. Elle est pour l’instant démunie. Mais elle est moins démunie « matériellement » que moralement. Je m’explique : en dépit d’un manque de moyens certain, les polices européennes sont relativement efficaces. Les services de sécurité et de renseignement européens s’adapteront rapidement en prenant exemple sur leurs collègues espagnols, italiens et, surtout, français qui ont déjà acquis une certaine expérience dans la lutte contre le terrorisme en général et le terrorisme islamiste en particulier. Par ailleurs, la coopération à ce niveau va inévitablement se développer et monter en puissance. Toutefois, c’est au niveau politique que je suis beaucoup moins optimiste. Quid des inefficaces Accords de Schengen ? Quid de la politique catastrophique concernant l’accueil des migrants ? Quid des divergences de vues sur la Méditerranée et le Moyen-Orient ? Et, enfin, quid du courage de nos dirigeants ?

    Dans ce type de terrorisme, dont le but est clairement de faire éclater les sociétés européennes et déclencher des guerres civiles, il faut tout faire (notamment par des mesures d’exception que les Etats européens se refusent encore à prendre) pour que les citoyens, perdant patience, ne prennent un jour des dispositions dramatiques pour se défendre eux-mêmes. Comment réagiront-ils lorsqu’une école ou un petit village seront attaqués ? Certes, on ne cesse de le répéter, le risque zéro n’existe pas. Toutefois, le danger doit être réduit au minimum. Et c’est là que le bât blesse. On sent très bien que nos dirigeants hésitent et tergiversent. Chose étonnante pour des chefs d’Etat « en guerre » ! Finalement, le sentimentalisme (à géométrie variable), l’angélisme, les idéologies et le manque de courage (et « la diplomatie des contrats » notamment pour la France) sont les véritables plaies des politiques européennes face au terrorisme, à l’islamisme, à la crise des migrants ou face aux bouleversements proche-orientaux. Passons sur le moralisme inquisiteur, la mièvrerie, les mensonges et les manipulations de la plupart des médias européens concernant la crise des « réfugiés » (qui est surtout et d’abord, une grave crise géopolitique pour le continent) ou plus récemment, sur la libération d’Alep. Passons aussi sur certaines élites et intellectuels bien-pensants, parfois décrits comme « spécialistes » du monde arabo-musulman, ceux que Gilles Kepel appelle justement les « islamo-gauchistes », et qui, ne voyant pas plus loin que leurs idéologies faisandées, recherchent encore des excuses et des circonstances atténuantes aux terroristes ! Comble de l’ignominie, certaines de ces belles âmes osent même qualifier les jeunes Français, partis faire le djihad en Syrie ou en Irak, de « vétérans » !

    Comment se préparer à vivre avec le terrorisme en guise d’épée de Damoclès ? Quelles sont les sociétés sur lesquelles il pourrait être possible de prendre exemple ?

     En France, ces derniers temps, certains observateurs ont souvent évoqué l’Etat hébreu comme exemple. Mais « copier » Israël pour vivre avec le terrorisme, comme vous dites, est plus compliqué qu’on ne le pense.

    Vous savez, l’Etat hébreu, depuis sa création en 1948, doit faire face à la guerre. C’est une démocratie en guerre et avec un voisinage dangereux.

    Les Palestiniens et le monde arabe dans son ensemble ne reconnaissent pas son existence. Israël connaît le terrorisme depuis des décennies (prises d’otages, bombes, attaques kamikazes, voiture bélier ou attaque à l’arme blanche). C’est durant la seconde Intifada, dans les années 2000, que ce terrorisme a atteint son paroxysme. Aujourd’hui encore, les attentats sont fréquents (Intifada des couteaux de ces derniers mois).

    Mais si nous pouvons observer une résilience notable chez les Israéliens et si l’Etat hébreu réussit relativement à maîtriser ce phénomène, c’est aussi parce que la population est tout entière mobilisée. Depuis leur petite enfance, les Israéliens savent comment réagir en cas d’attaque ou devant une situation difficile. A leur majorité, la plupart des Israéliens accomplissent leur service militaire (3 ans pour les hommes, 2 ans pour les femmes). Ensuite, durant toute leur vie, ils deviennent réservistes pour des durées plus ou moins longues. Certains spécialistes occidentaux avancent même que les réservistes israéliens ont le même niveau militaire que, par exemple, les parachutistes français ! Quoi qu’il en soit, ils connaissent très bien les armes et savent s’en servir. Le permis de port d’arme est d’ailleurs très facilement délivré en Israël.

    Concernant la lutte antiterroriste proprement dite, l’une des différences avec la France, c’est qu’Israël procède, elle, à des arrestations à la moindre menace et les détentions préventives peuvent durer plus de six mois et sont renouvelables si besoin…

    Les Israéliens utilisent, par ailleurs, leur excellence dans le domaine technologique aussi dans la lutte contre le terrorisme (Facial-recognition scanners, piratage informatique, écoute téléphonique, fichiers informatiques et logiciels ultra-sophistiqués…). Mais ils n’ont jamais délaissé pour autant l’incontournable renseignement humain.

    La lutte antiterroriste de l’Etat hébreu n’a jamais cessé d’évoluer. Elle repose notamment sur trois composantes policières (et non l’armée) qui sont en alerte permanente et dont les chefs, les officiers et les agents sont de parfaits arabisants. Le Shin Beth (ou le Shabak) est le service de sécurité intérieure. C’est un service de contre-espionnage qui mène des opérations antiterroristes. Il est aussi spécialisé dans le renseignement high-tech (écoutes, surveillance des réseaux sociaux…) mais aussi humain (infiltration, « retournement », manipulation…).

    Ensuite, il y a le Mishtara qui est une police civile chargée de la sûreté publique et du maintien de l’ordre. Puis, le Magav est une police militaire qui est chargée de surveiller les frontières et de lutter contre le terrorisme.

    Quant à l’armée, elle n’intervient que très sporadiquement dans la lutte antiterroriste au quotidien sur le territoire israélien. Toutefois, elle conduit régulièrement des opérations dans les territoires occupés.

    Enfin, une partie de la sécurité du pays (cinémas, plages, concerts, boîtes de nuit, centres commerciaux, aéroports, gares, quartiers ou résidences…) est sous-traitée par des sociétés privées dont les agents sont armés.

    La France (comme la plupart de ses voisins européens d’ailleurs), quant à elle, est une démocratie en paix. Elle a déjà connu, certes, des vagues d’attentats islamistes dans le passé (années 1970-1980, années 1990) mais les Français vivent en paix depuis des décennies. Il n’y a plus de service militaire depuis les années 1990. La société française est une société de consommation typique du monde occidental, à savoir matérialiste et très individualiste. J’oserai même dire une société « aseptisée ». D’où l’effroi et l’émotion après les tragédies de ces 18 derniers mois et, surtout, l’absence de réaction violente de la population. Aujourd’hui, avec 5 à 8 millions de musulmans en France dont la grande majorité souhaite vivre et travailler paisiblement, la société française reste toutefois très fracturée et le « vivre-ensemble » n’existe plus que dans les rêves de quelques idéologues.

    Autre exemple souvent cité, l’exemple russe. Là encore, nous sommes dans des univers différents.

    Il y a près de 10.000 mosquées en Russie et la plus grande d’Europe, inaugurée en 2015, se trouve d’ailleurs à Moscou. L’islam est implanté depuis près de 1300 ans dans certaines régions comme le Nord-Caucase, dans l’Oural et près de la Volga.

    Aujourd’hui, près de 15% de la population russe est musulmane, soit entre 20 et 22 millions (la plus importante des minorités) sur 150 millions d’habitants. C’est donc cette proximité très ancienne avec l’islam qui fait des Russes de fins connaisseurs de cette religion. L’Institut d’études orientales (IVA) de l’Académie des sciences de Moscou est justement, avec ses deux cents ans d’existence, l’un des meilleurs centres de recherches et de réflexions sur l’islam et l’Orient de la planète.

    Au XVIIIe siècle, c’est sous l’influence des réformes de la tsarine Catherine II que l’islam russe, essentiellement des Tatars (majoritaires), se réforma pour donner le djadidisme. Pour beaucoup, ce « modèle de Kazan (capitale du Tatarstan) » représente un exemple d’islam moderne, libéral et éclairé par une tradition érudite. Il n’en reste pas moins qu’aujourd’hui l’islam de Russie, sans pour autant avoir une autorité centrale, est toutefois relativement discipliné, hiérarchisé et organisé. Il existe notamment de nombreuses institutions représentatives comme l’une des plus importantes et des plus anciennes, l’Assemblée spirituelle des musulmans (DUM) de Russie, créée en 1788 et qui est une autorité administrative chargée de nommer les mollahs et de veiller au respect de la législation russe. Cette institution a évolué au fil des siècles et s’est démultipliée au niveau régional.

    Quoi qu’il en soit, même si elles restent toujours sous étroite surveillance de la part des autorités russes, les diverses organisations musulmanes et les autorités religieuses du pays demeurent dans l’ensemble relativement loyales et fidèles à la patrie.

    Certes, la Russie a été naturellement confrontée aux influences turques et déstabilisée dans ses périphéries par des mouvements djihadistes (Caucase, Asie centrale). C’est pourquoi la Fédération a développé une politique souveraine envers « son islam » et c’est une raison pour laquelle, depuis le début des années 1990, les imams étrangers ont été expulsés et tout financement comme toute influence extérieure, notamment venant des pays du Golfe, sont interdits. D’ailleurs, le wahhabisme, le salafisme ainsi que les Frères musulmans sont proscrits en Russie !

    Dans le Caucase, notamment, le Kremlin a repris le contrôle des imams caucasiens et déverse des millions de roubles tout en s’appuyant, comme justement en Tchétchénie avec le très controversé Ramzan Kadyrov, sur des potentats locaux et féroces qui font régner la paix et l’ordre jusqu’au fond des mosquées…

    Bien sûr, le pays n’est pas pour autant épargné par le même phénomène de radicalisation qui touche les musulmans ou les convertis des pays occidentaux. Par exemple, plus de 2.400 Russes et près de 4.000 ressortissants des anciennes républiques soviétiques d’Asie centrale auraient rejoint les rangs des djihadistes en Syrie. Notons, au passage, qu’officiellement les autorités moscovites ont interdit ces départs. Mais dans les faits, elles ne les ont pas vraiment empêchés. Peut-être même qu’elles les ont parfois facilités afin d’éloigner le danger du territoire national tout en espérant « fixer » à l’extérieur ces « traîtres » pour pouvoir les « traiter » avec plus d’efficacité ultérieurement… comme c’est le cas aujourd’hui en Syrie.

    Actuellement, en Russie, les imams, les muftis, les théologiens, les savants et toutes les instances religieuses, comme l’Université islamique de Moscou, sont mobilisés au plus haut niveau pour endiguer l’extrémisme religieux et faire redécouvrir l’islam traditionnel. Parallèlement, le pouvoir et les autorités religieuses travaillent main dans la main pour faire concilier islam et patriotisme. En 2015, le Conseil des muftis de Russie a notamment lancé « la doctrine sociale des musulmans russes », un document à caractère patriotique mais précisant la place et le rôle des musulmans dans la vie de la Russie du point de vue des sources du droit musulman comme de la législation russe.

    Par ailleurs, le Conseil des muftis de Russie, le Conseil spirituel des musulmans et le Conseil tchétchène des fatwas ont condamné Daesh comme « ennemi de la religion » et déclaré que ses membres doivent être « traités, non en tant que musulmans, mais en tant que criminels ».

    Quant au puissant FSB (ex-KGB), le service de sécurité intérieure russe (comme le SVR, le service extérieur de l’espionnage russe), il s’active depuis des années à combattre impitoyablement le terrorisme. Car la Russie est, comme la France, une des principales cibles de ce fléau. Cette menace du terrorisme islamiste a toujours été présente sur le sol russe et le Kremlin a pris la mesure du problème il y a déjà bien longtemps. Si le FSB est connu pour son expertise dans la lutte antiterroriste, notamment grâce à son renseignement humain, ses infiltrations voire parfois ses intrigues, ses ruses et ses manipulations (vieilles, mais non moins efficaces, méthodes du feu KGB), les autorités russes sont très bien conscientes que le risque zéro n’existe pas dans ce domaine. Néanmoins, la Russie semble mieux armée que les faibles démocraties occidentales contre ce genre d’attaques. Tout d’abord, parce qu’en temps normal, déjà, les responsables russes sont peu adeptes des Droits de l’homme et de l’Etat de droit. Alors en situation de « guerre », on peut aisément penser qu’ils ne s’encombrent nullement de ce genre de considérations…

    En Russie, les autorités ont moins de scrupules et il n’y a pas d’hésitations ni de tergiversations sur cette question. Du côté de Moscou, les mesures d’exception, parfois très expéditives, et la manière « cosaque » sont préférées aux bougies, aux discours de compassion ou encore aux « numéros verts », et autres « centres de déradicalisation » ou bracelets électroniques… Sur les bords de la Moskova, on écarte donc tout angélisme ou idéologie pour privilégier le fameux « principe de précaution » qui permet d’interner préventivement tout suspect.

    En conclusion, la guerre contre l’islamisme sera longue, difficile et douloureuse. La France, la Russie et Israël sont donc des pays très différents. Français, Russes et Israéliens, nous l’avons vu, n’ont pas les mêmes logiciels mentaux. C’est pour cela que tout n’est, bien sûr, pas transposable mais, si des idées sont bonnes, il est normal que la France s’en inspire.

    Cependant, elle peut tout aussi bien avoir ses propres solutions ou adapter les recettes israéliennes ou russes à la spécificité française.

    D’abord, en aval, je pense qu’il aurait fallu, profitant de l’effroi et de l’émotion générale qui ont suivi les attentats de janvier et novembre 2015, « frapper vite et fort » et imposer des mesures d’exception comme De Gaulle l’avait fait contre l’OAS dans les années 1960. Ainsi, nous aurions pu fermer nos frontières, expulser les étrangers dangereux, fermer la centaine de mosquées salafistes (toujours ouvertes) et, comme en Russie, interdire ce mouvement comme celui des Frères musulmans (interdit aussi en Arabie saoudite) sur le territoire. Avec des mesures d’exception, les 15.000 Fiches S et tous les djihadistes français qui reviennent et reviendront du Moyen-Orient pourraient être neutralisés d’une manière ou d’une autre et une bonne fois pour toutes. Ensuite, il faudra réaffirmer l’autorité de l’Etat et en finir avec le laxisme pénal et la victimisation des délinquants, par exemple en alourdissant les peines, en rabaissant la majorité pénale à 15 ans et en coupant toute aide sociale (effet très dissuasif) aux familles des candidats du djihad et des apprentis terroristes. L’état d’urgence et l’autorisation donnée aux policiers de porter leurs armes en dehors du service ont été de bonnes choses. Pour le coup, nous pourrions ici nous inspirer de l’exemple israélien en revoyant la législation française sur la légitime défense et les armes, notamment pour nos sociétés de sécurité privées, tout en développant notre réserve citoyenne et, pourquoi pas, restaurer un service national qui renforcera par la même occasion notre cohésion nationale.

    En amont, peut-être faudra-t-il, aussi et surtout, une sorte de nouveau concordat avec la création d’un véritable islam de France patriote, sans influences extérieures et dont l’organisation pourrait alors s’inspirer de l’islam de Russie… Par ailleurs, il sera nécessaire d’entreprendre une véritable révolution dans la formation professionnelle et l’éducation nationale, dans le fond (arrêt des repentances et de l’autoflagellation historiques si néfastes pour toute cohésion nationale) comme dans la forme, afin de redonner un roman national aux futurs citoyens français.

    Enfin, à l’international, il faut abandonner notre « Irréalpolitik », revoir nos relations et nos dépendances commerciales avec les monarchies du Golfe et se rapprocher de la Russie. Ainsi, comme elle, nous définirons et adopterons expressément une politique ambitieuse, claire et cohérente en Méditerranée (notre frontière la plus importante) et au Moyen-Orient, basée non plus sur nos seuls profits commerciaux mais sur la défense de nos intérêts vitaux, une lutte impitoyable contre l’islam radical et politique (dans notre intérêt et celui des musulmans) et sur une concrète « ingérence de la coopération ou du co-développement ». Ceci, afin de répondre rapidement et sérieusement, et avant qu’il ne soit vraiment trop tard, aux immenses défis que sont la démographie explosive du Sud et, bien sûr, le terrorisme que nous venons d’évoquer.

    Mais pour cela, il nous faut de vrais hommes d’Etat et non des petits gestionnaires à courte vue…

    Roland Lombardi 25/12/2016

    Source : Atlantico.fr

    (*) Roland Lombardi est consultant indépendant et analyste chez JFC-Conseil. Il est par ailleurs docteur en histoire, sa thèse étant Les relations franco-israéliennes durant la guerre du Liban (1975-1990), et chercheur associé à l’Institut de recherches et d’études sur le monde arabe et musulman (IREMAM) d’Aix-Marseille Université.

    Voir également : « Bombardements russes sur les alliés américains en Syrie, incident militaire entre l’Arabie saoudite et l’Iran, retrait des Palestiniens des accords d’Oslo : le Moyen-Orient est-il au bord de la déflagration menant à la 3ème guerre mondiale ? »

    http://www.polemia.com/sombre-prediction-le-probleme-de-leurope-va-aller-en-saggravant/