
La France est le champion européen du gaspillage éducatif. Chaque année, l’État dépense 1,75 milliards d’euros pour former 350 000 étudiants en sciences humaines et sociales (SHS) – lettres, philosophie, sociologie, histoire, arts –, dont seulement 71 % trouvent un emploi stable trois ans après leur diplôme, contre 85 % en santé et 78 % en sciences, technologie, ingénierie ou mathématiques (STIM). Pire : 12 à 15 % sont au chômage, un taux deux fois supérieur à la moyenne des autres filières, et 1 diplômé sur 3 met plus de deux ans à trouver un travail stable. Quand ils en trouvent un, leur salaire moyen est de 1 600 à 1 900 € brut par mois – soit 30 % de moins que les diplômés en sciences, technologie, ingénierie ou mathématiques (STIM).





