
Moins optimistes, à leur façon, que les nihilistes et autres révolutionnaires en peau de lapin qui espèrent, chaque jour, que le Grand Soir accouchera d’un Grand Matin, nos gloires internationales en semblent convaincues : l’Apocalypse est pour demain. Alors, à l’initiative de la gentille Juliette Binoche, actrice de grand talent et de grand cœur, ils lancent un grand cri d’alarme. Pas dans la gazette de Pont-Aven ou sur Boulevard Voltaire, bien sûr, mais dans Le Monde, le 6 mai. Parce qu’il faut que tout change, qu’ils disent. Donc Le Monde…
Il n’y a, là, que du beau linge, de Robert De Niro à Cate Blanchett en passant par Madonna, Adjani, Jane Fonda et la moitié d’Hollywood. Ils côtoient, dans la liste, des scientifiques de renom comme Aurélien Barrau, astrophysicien aux longs cheveux spécialiste des trous noirs (mais pas Cédric Villani, sans doute terrassé par sa gamelle au premier tour des municipales).







Mieux vaut tard que jamais. La Cour des comptes a publié un audit retentissant. Retentissant parce qu’il officialise ce que tous savaient déjà. O surprise, ô rage, ô désespoir. La cohorte des Victor Hugo afghans et des ingénieurs syriens. Ces enrichisseurs de culture censés nous relever économiquement coûtent finalement à la France et aux Français la bagatelle de 6,6 milliards d’euros. Une paille !
