
David Lisnard incarne aujourd’hui le paradoxe d’une droite qui voit la réalité mais n’ose pas encore la nommer, parce qu’elle dérange, qu’elle est aux antipodes de ce qu’il prétend représenter, qu’elle met en défaut toute sa théorie : sans alliance avec les forces de droite, elle ne gagnera pas. Au soir du second tour, il s’est empressé de féliciter Éric Ciotti, tout en regrettant son accord avec le RN. Puis, dans la foulée, il lui a demandé de rompre cette alliance et de rejoindre une “droite indépendante” dont il n’a jamais défini les contours. Autrement dit, il lui a suggéré de trahir ses électeurs.






