
Richard Ferrand défend bec et ongles son gagne-pain. Une association a déposé une plainte au pénale pour prise illégale d’intérêts contre quatre membres du Conseil Constitutionnel saisis de la loi sur l’aide à mourir. Et Ferrand dans le journal Sud Ouest, s’emporte : « Vouloir disqualifier le conseil Constitutionnel, c’est s’attaquer à la démocratie » ! Rien que ça, on voit très bien le jeu de la macronie qui entend supprimer toute critique des institutions sous ce prétexte vaste et flou, sans autre argument qu’un procès moralisateur, un anathème asséné comme on agite un livre saint devant un contradicteur. Non ce n’est pas mettre en danger la démocratie que de vouloir s’assurer que les juges ne sont pas soumis à une tension interne qui viendrait de leurs intérêts privés, incompatibles avec leurs fonctions.







