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France et politique française - Page 3664

  • La France des débats interdits

     Les mêmes qui criaient en Mai 68 « Il est interdit d’interdire » expliquent qu’il est interdit de réfléchir, de débattre et d’écorner les derniers totems d’une gauche préhistorique.

     

    L’écrivain Joseph Joubert, qui fut d’abord le secrétaire de Diderot avant d’être l’ami intime de Chateaubriand, disait : » Il vaut mieux débattre d’une question sans la régler que la régler sans en avoir débattu. »

     C’était à une époque où les élites, encore envoûtées par le siècle des Lumières et désireuses de prendre une part active à la reconstruction d’une France abîmée par la Révolution française, pouvaient discuter des heures ou écrire des centaines de pages, comme Tocqueville, sur les grandes questions de philosophie politique, d’organisation de la société, voire même de diplomatie au moment où se déroulait le congrès de Vienne. Ce goût pour le débat, voire pour les grandes joutes intellectuelles a enrichi la France de l’affaire Dreyfus, puis celle des années trente, de l’après-guerre et jusqu’à la disparition de Sartre, d’Aron, de Revel ou de Peyrefitte.

    Curieusement, dans la France d’aujourd’hui où éclôt toute une nouvelle génération de grands esprits comme Michel Onfray, Alain Finkielkraut, Pascal Bruckner, Nicolas Baverez ou Christophe Guilluy, il est interdit de soulever le moindre enjeu d’une France pourtant en proie à une crise identitaire, politique et économique. Que l’un d’entre eux évoque les risques que les flux migratoires font peser sur la concorde civile, et la bien-pensance de gauche sort l’étiquette Front national, de la même manière que Goebbels sortait son revolver lorsqu’il entendait parler de culture. Michel Onfray vient ainsi de se trouver accusé de faire le jeu de Marine Le Pen pour avoir osé soulever la question du peuple de France face à l’afflux de migrants. Il y a dix-huit mois, Alain Finkielkraut, auteur de cette remarquable Identité malheureuse, n’était pas élu à l’Académie française depuis quelques heures que certains habitués du Café de Flore n’hésitaient pas à hurler avec les loups que le FN venait de faire son entrée sous la Coupole.

    Tous les débats dont une société a besoin pour évoluer, se renforcer et s’adapter à un monde qui bouge sont ainsi systématiquement biaisés, refermés avant d’être ouverts et clos par l’invective et la tyrannie de tartufes qui s’appellent Libération, Bernard-Henri Lévy ou Edwy Plenel. Mais cette chape de plomb ne concerne pas que les grands débats de société comme ceux qui opposaient il y a encore quarante ans Sartre à Aron et il y a vingt ans, Revel à Bourdieu. Il suffit qu’un ministre de l’Économie s’interroge à huis clos sur le statut de la fonction publique — débat qui vient d’être réglé par la loi en Italie —, et c’est toute la classe politique et syndicale française qui sort de ses gonds avec en point d’orgue cette déclaration riche en arguments de Martine Aubry : « Macron ? Ras-le-bol ! » Silence dans les rangs. Les mêmes qui défilaient devant la Sorbonne en 1968 en criant “il est interdit d’interdire” vont sur les plateaux de télévision pour expliquer qu’il est interdit de réfléchir, de changer quoi que ce soit et d’écorner les quelques totems d’une gauche désormais préhistorique.

    Il n’est plus possible de dénombrer tous les débats aujourd’hui interdits en France. Celui des contrôles discriminants à l’entrée des trains afin d’éviter un nouveau drame comme celui du Thalys a valu à son auteur, Alain Vidalies, d’être écarté du ministère du Travail. Celui des statistiques ethniques a valu à Robert Ménard un début de poursuites judiciaires. Celui sur l’ineptie de notre société d’assistanat a valu à Laurent Wauquiez un procès en sorcellerie. Celui sur les 35 heures a placé hors système des représentants de la gauche moderniste comme François Rebsamen ou Emmanuel Macron. Celui pourtant essentiel sur l’assimilation vaut désormais à Nicolas Sarkozy, soutenu toutefois par 95 % des adhérents de son parti, l’anathème d’Alain Juppé. Celui sur l’imbécillité et l’aveuglement de notre politique étrangère, notamment en Syrie ou en Ukraine, a valu à François Fillon des ridicules procès en incompétence. Et l’on pourrait, hélas, poursuivre à l’infini la liste des sujets dont il n’est plus possible de parler sans se faire traiter d’ultradroitier, de fasciste ou d’inhumain.

    C’est parce qu’à Valeurs actuelles nous estimons qu’il faut débattre de tout en toute indépendance que nous avons décidé de créer, à partir de cette semaine, un vaste espace de réflexion où interviendront toutes les grandes voix qui osent transgresser les bornes de l’insupportable pensée unique. Ce cahier, dénommé “L’Incorrect” et placé sous la responsabilité de Raphaël Stainville, créera chaque semaine un ou plusieurs débats, surtout s’ils sont interdits. Parce que c’est la vocation d’un magazine d’opinion comme le nôtre. Parce que c’est notre devoir de donner la parole à ceux qui en sont privés. Et parce que Valeurs actuelles est libre de toute influence, n’est inféodé à aucune obédience et n’a de comptes à rendre qu’à ses lecteurs, chaque semaine plus nombreux.

    Yves de Kerdrel, 02/10/2015

    http://www.polemia.com/la-france-des-debats-interdits/

    (*) Note de la rédaction : ne parlons même pas de la loi Gayssot, promulguée le 13 juillet 1990, dont l’auteur n’ose pas prononcer le nom !

    Source : L’éditorial – Valeurs actuelles

     

  • Les dessous de l’affaire Onfray

    Les hommes ignorent leur place dans l'univers. S'ils la connaissaient, ils prendraient mesure de la démesure du cosmos et de l'insignifiance de leur existence. Nous faisons un événement considérable de notre vie qui importe aussi peu que l'être d'une feuille dans un arbre. Les glissements de l'éphémère sur le miroir d'une mare d'eau croupie résument le destin de chacun qui se croit monde à lui tout seul. Michel Onfray.

    Désormais, tout le monde connaît Michel Onfray. Après la publication chez Grasset de la Crépuscule d'une idole, l'affabulation freudienne en 2005, un essai pour lequel il reçut le prix Renaudot, Onfray subit en réponse à un énorme succès commercial les crachats des membres du petit microcosme psychanalyste voyant alors dans son entreprise littéraire une attaque cryptofasciste d'une redoutable violence. A vrai dire Michel Onfray exprimait de la sorte son vieux côté paganiste qu'il exerce habituellement en louant les plaisirs "mondains", en louant un certain sensualisme, un épicurisme parfois caricatural. Onfray radotait jusque-là, faut-il dire. Jouir de ça, jouir encore, manger ça, s'en délecter, dire zut aux conventions, consommer en fait ce que le Système offre aux ventres et aux cerveaux inféconds de notre temps. Il y avait un gros marché du casse-croûte qu'il a apparemment exploité jusqu'à la lie. S'en est-il lassé ? A-t-il lassé son public ? On ne saurait dire.

    Cependant, paradoxalement, sa démythification de l'idole freudienne ne correspond pas à un changement de paradigme. Pour Onfray, Freud n'est pas un symbole de l'athéisme triomphant et de la religion de la consommation. Si le professeur de Caen souligne les vices, les tares, les méfaits et la véritable cruauté du juif autrichien, mégalomane et cocaïnomane, il ne considère pas la psychanalyse freudienne comme un pur produit de la modernité, un positivisme classique extraordinairement tordu (Freud préconisait des injections de cocaïne sur certains patients et s'adonnait, aussi, à la chirurgie…). Il le place irrationnellement dans la catégorie des religions et le compare d'une façon sous-jacente au christianisme dans une démarche de vengeance toute personnelle. Son athéisme d'adolescent est le fruit d'un puissant ressentiment né d'une vie scolaire et infantile malheureuse baignée dans une institution catholique qui n'en avait que le nom. Comme le christianisme, le freudisme serait une secte qui a réussi pour le plus grand malheur de ses disciples puisque Freud était épouvantable, et selon le "biographisme" d'Onfray (la vie d'un auteur expliquant systématiquement ses idées et ses théories), ce personnage cynique et taré ne pouvait engendrer qu'une méthode, une école, une thèse fondamentalement morbides.

    Aussi pour Onfray et pour tant d'autres, les peuples (composés selon ses dires de personnes ne possédant aucun pouvoir et surtout d'aucun moyen pour exprimer sans biais leurs opinions) sont silencieux malgré eux, sont toujours à la merci de charlatans, d'idéologues, de religieux. Et le plus horrible chez Freud selon Onfray qui ne comprend rien au fascisme, c'est précisément le rapprochement de Freud vers les thèses mussoliniennes, et même doit-on croire sans douter, vers l'antisémitisme ! Brrr ! A l'instar de Nietzsche, l'enjeu consiste donc à déboulonner les idoles dangereuses que l'"on" crée parfois en temps réel devant nos yeux pour le bénéfice d'un Système et de profiteurs et pour la plus grande joie de quelques "demeurés"

    Nul besoin ici de dire que la pensée d'Onfray et ses soubassements sont essentiellement esthétiques. Son athéisme reste une idéologie sectaire. L'homme a beau remplacer ce vocable par celui d'athéologie couché dans un "traité" obscur, son athéisme reste le fruit d'un hédonisme claironné et à bien des égards névrotique. Son athéisme est une idéologie de fanatiques qui s'interdisent absolument toute pensée spirituelle, toute transcendance et toute réelle valeur. Autant dire qu'elle peut se marier avec tout et n'importe quoi, avec tel courant politique démocratique ou tel autre puisqu'elle n'est qu'un borborygme pouvant émaner de n'importe quel ventre. Il est d'ailleurs un bon publicitaire, un bon commercial des idées vulgaires (et non vulgarisées car il n'y a rien à vulgariser), c'est pourquoi son inclination souverainiste à la mode, son goût proclamé pour le bon sens paysan, sa défense bruyante du peuple « old school », font enrager sinon réagir ce qu'on appelle encore la gauche bien-pensante.

    L’amorce d’une querelle

    Le journal Libé, organe transfusé avec la manne des banquiers et magnats israéliens, aurait déclaré la guerre à Onfray à la suite d'une petite entrevue qu'il avait accordée au Figaro comme notre hédoniste en a l'habitude d'en pratiquer généralement pour parler gastronomie et mauvais abats. Cette dernière représenta certainement un prétexte pour Laurent Joffrin qui s'est jeté comme un affamé sur Onfray, un Joffrin sûr de son bon droit après la critique absurde de Valls à l’encontre de notre libertaire en peau de lapin. Joffrin s'est lancé dans une explication de texte (de l'interview de Onfray) comme si ces propos-là avaient l'importance d'un nouveau Mein Kampf. On nous prend pour des buses. Avant son analyse, Joffrin le balance d'emblée : Onfray fait dans le simplisme, le populisme, et fait ainsi le jeu du terrible Front national. Relativiser la photo de l'enfant mort noyé sur la ( plage est chose très dangereuse poursuit-il en commençant son travail d'exégète. « A-t-il réfléchi au fait que la mise en cause systématique des "versions officielles", des "émotions médiatiques", des "discours dominants" est une modalité permanente de la rhétorique complotiste selon laquelle des forces obscures manipulent par définition la conscience publique ? Jeter le doute sur la photo d'Aylan, c'est suggérer que sa diffusion est un acte de propagande subreptice destiné à faire accepter aux Occidentaux quelque chose d'essentiellement néfaste, l'accueil des réfugiés, qui satisfera "les bobos bien-pensants" mais portera atteinte aux intérêts de la nation. » Joffrin reprocherait à sa cible de ne pas participer à la propagande officielle, de ne pas soutenir le mensonge nécessaire, ainsi de ne pas aider le pouvoir à imposer une politique migratoire que l'immense majorité du peuple vomit désormais. Ensuite, Joffrin tente de remettre à sa place le philosophe qui se plaint des limites de la liberté d'expression en France en faisant remarquer que lui, Onfray, n'est en tout cas pas tricard des radios, des journaux, des plateaux télé où il croise poliment BHL ou Sorman quand il ne dîne pas dans les mêmes restaurants que ces derniers. S'il a d'autres choses à dire, qu'il les dise en effet en cessant de se lamenter. Robert Faurisson n'a pas attendu qu'on lui donne la permission de parler pour critiquer l'historiographie officielle. Que craint-il l'hédoniste ? A-t-il peur de perdre une part de son pouvoir d'achat et les petits fours de chez Grasset ? Il a raison sur ce coup-là notre bon Joffrin qui a commis une bévue dans la description de son Golem. c'est facile de jouer à l'intrépide en se gargarisant avec la libre expression, de combler un vide ontologique de cette manière pour ne rien dire pendant des années ! Que veut-il le Onfray ? Qu'on lui déroule un tapis rouge et qu'on le prie de dire la vérité, toute la vérité ?

    Libé contre Onfray ?

    Dans son interview dans le journal de Bloch-Dassault, Michel Onfray insiste sur le fait que le système médiatico-politique chouchoute des micro-peuples vraisemblablement pour divertir les masses et se fabriquer des publics fidèles et reconnaissants, au détriment du peuple qui travaille et qui souffre. Tu parles d'une nouveauté ! Lisons-le en constatant que l’ "intrépide" ne touche pas au tabou des tabous. « Le peuple français est méprisé depuis que Mitterrand a converti le socialisme à l’Europe libérale en 1983. Ce peuple, notre peuple, mon peuple, est oublié au profit de micro-peuples de substitution : les marges célébrées par la Pensée d'après 68 — les Palestiniens et les schizophrènes de Deleuze, les homosexuels et les hermaphrodites, les fous et les prisonniers de Foucault, les métis d'Hocquenghem et les étrangers de Schérer, les sans-papiers de Badiou. Il fallait, il faut et il faudra que ces marges cessent de l'être, bien sûr, c'est entendu, mais pas au détriment du centre devenu marge : le peuple old school auquel parlait le PCF (le peuple qui est le mien et que j'aime) et auquel il ne parle plus, rallié lui aussi aux dogmes dominants. » Litanie stupide et trompeuse. A côté des étrangers et des homosexuels devenus des symboles par excellence de la gentille république, Onfray place les Palestiniens et les malades mentaux ! Les derniers se suicident en masse dans une indifférence générale après avoir souffert d'une déréliction sortie d'un terreau de néant dont l’ "œuvre" de Michel Onfray est d'ailleurs l'une des composantes. Quant aux Palestiniens qui vivent en Palestine occupée, il nous semble qu'ils occupent une place fort modeste dans les préoccupations de notre Indigénat d'hier et d'aujourd'hui. Les homosexuels ? Onfray les défend comme des petites biches dans son essai sur Freud et régulièrement dans ses interview où il les présente comme les victimes du méchant "fascislamisme"

    Mais Onfray dit tout et son contraire et assurément, nous pouvons croire qu'il a beaucoup de chance que Libé lui consacre 5 pages qui lui donnent une importance imméritée. Et Libé n'a pas l'habitude d'assurer la promotion d'une personnalité que ses propriétaires redoutent réellement. Car les positions souverainistes, chevènementistes et de la gauche d'avant le tournant de 1983 sont certes non conformes à la ligne directrice de Libé mais sont-elles aujourd'hui opposées aux intérêts du propriétaire Drahi (qui finance régulièrement des commémorations holocaustiques) et de ceux de ses amis de la famille Rothschild ? Même si les querelleurs peuvent avoir de bonnes raisons de s'en vouloir (la comédie n'est que mieux jouée), leur dispute leur est à tous les deux profitable. Et insistons sur le fait que Michou Onfray est un pur guignol sans colonne vertébrale qui change d'avis comme de chemises et qui fait passer ses successives trahisons en utilisant les mêmes mots qu'il sait remplir à temps d'un autre contenu sémantique. Ainsi en est-il du terme de libertaire qui provient du vocabulaire anarchiste et qu'il incorpore aujourd'hui dans le registre lexical du souverainisme. Nous aimerions bien savoir comment il définissait le mot libertaire quand il écrivait (il n'y a pas si longtemps), dans Le Monde libertaire ! Onfray s'est fabriqué une nouvelle fraîcheur médiatique en chevauchant des thèmes porteurs, en défendant un courant politique soudainement autorisé par le Système.

    La main du pouvoir occulte ?

    Cette lourde insinuation de Joffrin consistant à voir dans le discours nouveau de l'athée jouisseur une sorte de lepénisation de sa cervelle a fait le buzz pour le plus grand profit de ce dernier. « On » avait fait le coup à Chevènement (avec sa complicité) à une époque, et il apparaît que tous les 5 ans, des journaleux, des éditorialistes, des intellectuels (philosophes souvent se croient-ils) médiatiques essaient de se rassembler pour se faire une belle publicité tout en se donnant de l'importance. Mais cette fois, le Front national étant tombé si bas, son programme devenu totalement républicain « d'obédience maçonnique », pourquoi Onfray ne le rejoindrait-il pas sous l'air des flonflons républicains ? C'est à ce propos très sérieusement que le bras droit de Florian Philippot, le frère Bertrand Dutheil de La Rochère proposa le jeudi 24 septembre à Onfray une sorte de ralliement, au moins un rapprochement afin de constituer « un vaste mouvement »... Mais un vaste mouvement pour faire quoi ? Un énorme trompe-l'œil, bien sûr, comme l'est cette clique qui s'exprimera le 20 octobre à la Mutualité où l'on verra les Pascal Bruckner, Alain Finkielkraut, Jean-François Kahn, Régis Debray, Chevènement soutenir leur pouliche Michel Onfray, hérault du peuple jouisseur et athée attendant l'euthanasie pour tous. Il ne manque que l'équipe du Point-Marianne (Onfray est une petite star du Point comme Debray) et les acteurs seront au complet pour parachever la duperie qui partagera, il est vrai, l'esprit et l'essence du néo-Front national. Toute cette agitation est une vaste comédie , il ne faut prêter aucune attention aux propos de ces "artistes" qui ne croient en rien. Les palonodies récentes de l'ineffable Régis Debray, ancien guevariste encore une fois loué par Le Point, témoignent de la bouffonnerie de ces aigrefins. Ce bateleur qui prône ou plutôt prônait un « patriotisme cosmopolite » dit ne plus croire en rien aujourd'hui. Evidemment il dit que cela ne doit pas être facile (de ne croire en rien) pour le bon peuple (ni en Dieu ni en la grande politique) et que dans cette société sous lithium, il faut assurer une laïcité solide qui permet au moins aux hommes de vivre tranquillement et de travailler sine ira et studio... L'horreur. Il faudrait enfin apprendre à vivre sans espoir et sans grandeur. C'est aussi au nom de cet idéal de médiocres que le FN a rompu complètement avec le souvenir fasciste et sa geste théâtrale. Comment avilir et endormir tout un public avec un panhomosexualisme sournois qui devient de plus en plus ostentatoire par la force des choses, une laïcité de demeuré, l'absence de toute transcendance. L'on comprend bien que le nouveau FN soit attiré par un Onfray. Il a été formaté pour ça.

     

    François-Xavier Rochette Rivarol du 1er octobre 2015

  • La bataille des urnes entre le PS et Les Républicains

    Les patrons des deux principaux partis ont des préoccupations inverses : l'un cherche à ouvrir des bureaux de vote, l'autre veut en limiter le nombre.

    Tous les parents redoutent ces robots téléphoniques qui veulent piéger leurs enfants à l'approche de Noël avec des numéros d'appel surtaxés : « Bonjour, si tu veux parler au père Noël, appuie sur la touche étoile de ton téléphone. » Là, il n'y a rien à payer, mais le messager tutoie aussi son interlocuteur : « Bonjour, c'est Jean-Christophe Cambadélis, je viens te parler de notre référendum. [...] L'enjeu, tu le connais : l'extrême droite veut remettre en cause la République. » Non, ce n'est pas un gag, mais la stratégie de saturation téléphonique mise en place par le premier secrétaire du PS à destination des adhérents de son parti.

    Le référendum pour l'unité de la gauche qu'il a inventé il y a quelques semaines, et auquel Manuel Valls a apporté publiquement un soutien appuyé, se tient du vendredi 16 octobre au dimanche 18. Mais la mobilisation est faible, très faible. D'où les appels désespérés du premier secrétaire, qui disait viser les 300 000 participants, et se contenterait désormais de 200 000, voire moins.

    Une pénurie de militants pour assurer les permanences ?

    L'appareil socialiste a pourtant fait les choses en grand : kit de campagne à télécharger contenant un tract à imprimer, un visuel pour les réseaux sociaux, une « cover » Facebook, une autre Twitter ; tutoriel pour parer sa photo sur les réseaux sociaux aux couleurs du « oui à l'unité »… Et bien entendu, une liste des points de vote par département.

    Et là, c'est la panique à bord. Pas un seul lieu, pas un seul créneau horaire dans la Nièvre, ancien département d'élection de François Mitterrand, pas plus que dans la Somme, la Creuse ou les Côtes-d'Armor. Chez François Hollande, en Corrèze, les électeurs de gauche vont devoir viser juste : les trois bureaux ne sont ouverts que le samedi jusqu'à midi. C'est bien entendu le manque de militants pour assurer les permanences qui explique cette pénurie.

    Un message d ' espoir pour Sarkozy ?

    À Neuilly-sur-Seine, où les sympathisants de gauche, il est vrai, ne pullulent pas, les électeurs disposeront de deux heures, le vendredi de 17 heures à 19 heures, pour voter. C'est peu ! Et cela pourrait donner des idées à l'ancien maire de cette ville Nicolas Sarkozy. Celui-ci, qui a dû se résoudre de mauvaise grâce à l'organisation d'une primaire à droite, a déclaré lundi 12 octobre, lors d'une réunion à huis clos au siège des Républicains, qu'il faudrait réduire le nombre de bureaux de vote de 10 000 à 8 000, au prétexte qu'il n'y aurait pas assez de militants pour les tenir. Le PS, pour la présidentielle de 2012, y était pourtant parvenu. Mais là où le patron du PS est prêt à tout pour multiplier les points de vote à son référendum, celui des Républicains préférerait en revanche les limiter au maximum pour la primaire : plus le scrutin sera ouvert, plus ses deux compétiteurs Alain Juppé et François Fillon auront leur chance !

    Sophie Coignard

    source : Le Point :: lien

    http://www.voxnr.com/cc/politique/EuuuZAAyuVqQkMTfLO.shtml

  • Tant que des politiques seront nommés à la tête de certaines administrations, on n’avancera pas

    Secrétaire général de la Fédération professionnelle indépendante de la police (FPIP), Claude Choplin a appelé à manifester ce mercredi. Il répond à Minute. Extraits :

    "Comment jugez-vous la politique du ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve ?

    2741_page_01On en a vu de plus mauvais – comme Nicolas Sarkozy, qui n’a pas laissé un bon souvenir à la police nationale. Je crois que le ministre actuel est plein de bonne volonté, même s’il a commis certaines erreurs, mais le problème est politique. Tant que des politiques seront nommés à la tête de certaines administrations, on n’avancera pas, parce que le ministre de la Justice et celui de l’Intérieur ne tirent pas dans le même sens.

    Le policier de la BAC a été grièvement blessé par un braqueur qui bénéficiait d’une « permission ». Par ailleurs les prisons sont en nombre insuffisant et surpeuplées. Le système pénitentiaire français est-il trop dur pour ce qu’il a de faible et trop faible pour ce qu’il a de dur ? Faut-il construire d’autres prisons ? Et pour commencer, faut-il interdire les permissions et les sorties ?

    Nous sommes opposés à l’octroi de permissions de sortie aux personnes condamnées pour des crimes de sang ou relevant de la cour d’assises. Les peines devraient être incompressibles et il faut aussi revoir aussi le système de remises de peine. Quant à la construction de prisons, nous y sommes bien sûr favorables, notamment pour pouvoir séparer les primo-délinquants des récidivistes et éviter les phénomènes de « contagion » et l’embrigadement au sein de la criminalité. [...]"

    Michel Janva

  • [Marseille] cercle honoré d’estienne d’orves du 09 octobre

     

    Première conférence du cercle honoré d’estienne d’orves à Marseille sur "la prise de pouvoir".

    Rejoins le mouvement !

     
  • Taubira, l’incompétente multirécidiviste

    Á Châlons-en-Champagne, mardi, un lycéen de quinze ans a été hospitalisé en psychiatrie après avoir tiré avec un pistolet à billes sur son professeur en criant « Allahou Akbar ! » Également équipé d’une grenade airsoft et d’un couteau, il projetait de tuer l’enseignante, de voler sa voiture et de foncer sur la gendarmerie pour mourir en martyr.

    Il était en cavale depuis le 26 août. Condamné à une peine de 12 ans de réclusion pour un viol sur mineure de 15 ans en 2006, Nicolas Weiss, 32 ans, avait profité d’une permission de sortie pour se faire la belle. Son ADN a été retrouvé sur une promeneuse violée et blessée de plusieurs coups de couteau dans le dos, les mains et les épaules, le 9 octobre dans le Bas-Rhin. Le suspect a été interpellé chez sa mère, dans un camp de « gens du voyage sédentarisés », lieu où les oxymores ne redoutent aucun amalgame. Cette agression intervient quelques jours après l’invraisemblable fusillade de Saint-Ouen, durant laquelle un autre évadé, fiché S et radicalisé, a très grièvement blessé un policier d’une balle dans la tête.

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  • Regard sur l’actu #19 : La France rance, pays de salauds !

    La discrimination: un vice français

    Horreur ! Une nouvelle étude sur les discriminations à l’embauche vient de paraître et confirme ce que l’on pressentait : les Français sont racistes. Les salauds ! En effet, avec un titre comme « En France, Mohammed a quatre fois moins de chances d'être recruté que Michel », on peut s’attendre au pire…Les chiffres sont éloquents : « un candidat perçu comme musulman pratiquant a deux fois moins de chances d'être convoqué en entretien qu'un catholique pratiquant (10,4% contre 20,8%). L'écart est encore plus grand si l'on isole les hommes: 4,7% contre 17,9%, du simple au quadruple. » Les plus discriminés seraient les hommes musulmans pratiquants, allez savoir pourquoi… Mystère et boules de shit ! Ne pensez cependant pas que le vieux fond antisémite des Français ait disparu : « Ces discriminations frappent aussi les juifs pratiquants, mais moins. Leurs chances d'être convoqués sont inférieures de 24% à celles des catholiques. » Le couperet tombe enfin : les musulmans "sont beaucoup plus discriminés" par rapport aux catholiques en France "que ne le sont les Afro-Américains par rapport aux Blancs aux Etats-Unis." Remettons les choses en ordre : les Etats-Unis sont minés par une discrimination positive qui défavorise systématiquement les Blancs. Mais la France n’est pas en reste et de nombreux emplois sont, de fait, réservés à tout ce qui présente un faciès exotique. Ces secteurs d’activité ont-ils été pris en compte dans cette étude ? Poser la question, c’est y répondre. Replaçons toutefois les choses dans leur contexte : face à la montée du FN et aux problèmes posés par l’immigration en général, le système politico-médiatique relance une offensive générale contre le « racisme ». Si vous avez le temps, allez verser une larme en regardant ce reportage de France 2, sorti simultanément à l’étude précitée. L’on vous y prouvera à quel point les patrons vichystes rendent la vie impossible à leurs employés de couleur. Et c’est triste ! Qu’ils sachent, ces esclavagistes modernes, qu’ils risquent jusqu’à 3 ans de prison et 45.000 euros d’amende s’ils persistent dans leurs amalgames !

    Les Français sont des salauds

    Pour combattre le racisme, rien de mieux que la diversité imposée, foi de Cazeneuve ! Ce grand serviteur de l’Etat et de la France compte bien vous faire bénéficier de l’arrivée des « réfugiés » jusque dans vos campagnes. "A partir d'aujourd'hui (le 8 octobre), ces réfugiés seront répartis dans des logements en zones non tendues grâce à la mobilisation des collectivités locales, c'est-à-dire là où il n'y a pas de tensions sur le logement, dans les campagnes". Voici le programme pour l’instant : la Haute-Marne, la Haute-Loire, la Champagne-Ardennes, puis le sud de la France. Ils y seront bien installés, n’en doutez point. Grâce à la baisse de vos APL, le gouvernement va en effet économiser (ce sera bien la première fois !) 225 millions d’euros en 2016 et 314 millions en 2017… Pour mieux les utiliser dans de nouveaux projets porteurs d’espoir : 150 millions pour construire de nouveaux HLM et 120 millions « pour renforcer les capacités d'accueil des réfugiés ». Espérons, avec Cazeneuve, Hollande et compagnie, que ces mesures décideront enfin les Français à réaliser que les « nouveaux Montaigne », pour reprendre notre ami Francis Huster, sont une chance pour la France. Quoique, si la loi pouvait les y forcer, ce ne serait pas de refus car ce peuple de bigots et d’égoïstes est indécrottable ! Un récent sondage de l’Ifop nous apprend en effet que :

    -67 % des Français « souhaitent réserver les allocations familiales et les aides au logement aux ressortissants de l'Union européenne. »

    - 61 % des personnes interrogées « souhaitent la suppression de l'aide médicale d'État (AME), qui permet aux immigrés clandestins de bénéficier de soins médicaux gratuits en France. »

    - 43 % des sondés approuvent « le Premier ministre hongrois Viktor Orban, qui a construit un mur le long de la frontière avec la Serbie, pour empêcher le passage des migrants. »

    - 83% d’entre eux désirent « l'expulsion systématique, à l'issue de leur peine, des étrangers condamnés pour des crimes et délits »

    - 82% souhaitent «  un renforcement des critères d'obtention de la nationalité française pour mieux respecter le principe d'assimilation. »

    Convenons-en : il faut agir. Et vite ! Étrangement, plus la France se colore, plus le "racisme" explose... Pourquoi ? Mystère. 

    Notre citadelle : la République

    François Hollande, avec sa détermination habituelle, ne s’en cache pas. Pour lui, la France, c’est la « multiplicité ». Encore un nouveau concept ! Mais, écoutons-le plutôt car son lyrisme assimilationniste frôle parfois le sublime lorsqu’il évoque notre pays : "La France n'est pas une identité figée dans le marbre, elle n'est pas une nostalgie qu'il faudrait conserver, un corps vieilli avec un sourire fatigué, la France est une espérance (...), la France est un renouvellement permanent et une volonté de participer pleinement à la construction du monde". Quelle émotion ! Les sentiments doivent cependant s’effacer devant l’urgence de la tâche! Le temps est effectivement compté avant que le nazisme ne revienne en Europe. L'affaire Morano a tellement ébranlé le pays que l'heure n'est plus aux mots! « Le gouvernement présentera "d'ici à la fin de l'année" un texte pour faire de "toute inspiration raciste ou antisémite" une "circonstance aggravante pour une infraction" » et ce quel qu’en soit l’auteur ajoute-t-on sans rire ! « La République ne connaît pas de races ni de couleurs de peau. Elle ne reconnaît pas de communautés. » continue le chef de l’Etat… Pas de communautés ? Réellement ? Et qu’en est-il des communautés juive et musulmane dont on nous rabâche les oreilles à longueur de temps ? La seule communauté non reconnue par la Ripoublique française est blanche et européenne. Aux autres, on a déroulé le tapis rouge depuis des décennies mais le double discours prétend qu’elles n’existent pas. Comme les races… Quoi qu’il en soit, le gouvernement va encore une fois renforcer l’arsenal juridique contre le « racisme » vu qu’il ne peut plus faire que ça, engoncé dans son impuissance et dans son fanatisme droit-de-l’-hommiste. Ne perdez pas espoir : « En France, il y a une ressource qui est la République » nous rappelle le scootériste. Nous voilà rassurés comme des victimes de récidivistes !

    « Nous permettez-vous de vous garder en prison ? »

    La question devrait être posée aux dits récidivistes car c’est sans surprise que nous découvrons que « 236 personnes incarcérées, à qui une permission de sortie a été accordée, ne sont jamais revenues en prison depuis janvier 2015. C'est donc 236 évasions qui ont eu lieu depuis janvier dernier, soit une par jour. » Tranquille la vie, on comprend que la prison inquiète assez peu la racaille… qui, en général, n’y va que pour peu de temps (quand on a eu la sévérité insupportable de l’y envoyer, ce qui devient rare et constitue une discrimination certaine). Pourquoi se barrer en plus ? On peut fumer des joints, téléphoner ou aller sur facebook en toute quiétude.

    Vous l'ignoriez ? « Toute permission de sortie est potentiellement sujette à l'évasion. Rien de plus simple pour un détenu de ne pas revenir après un rendez-vous à l'hôpital, un enterrement ou un rendez-vous administratif : la majorité n'ont pas besoin de se jouer des gardiens de prison puisqu'ils vont et viennent librement, sans policier sur leurs talons, ou même un bracelet électronique. » Pas grave, de temps à autre un récidiviste se fait un peu remarquer comme celui qui, fraîchement évadé, a tiré sur un policier de la BAC à Saint-Ouen. Mais on va éviter de faire l’amalgame si vous le voulez bien. Même quand on clame haut et fort qu’on va s’évader de prison, personne ne réagit. Cette affaire en témoigne : le Juge d’application des peines n’ayant pas voulu stigmatiser un dealer récidiviste.

    Attention toutefois à ceux qui voudraient jouer les filles de l’air à l’avenir ! Valls et Taubira sont sur l’affaire et bien décidés à agir ! Tremblez ! Comment ils vont s’y prendre ? On ne sait pas, les effectifs étant insuffisants partout pour tenter quoi que ce soit. « Aucun des deux ministres n'a […] évoqué le port de bracelets électroniques systématique pour les détenus en permission de sortie. » Trop logique probablement.

    Pauvres ? Endettés ? Harcelés ? Ils l’ont voulu !

    Laissons cependant ces problèmes annexes que sont la sécurité publique ou la situation économique du pays pour nous recentrer sur les vrais problèmes : le racisme, l’antisémitisme et les discriminations qui rongent la France. Sans compter la sécurité sur la route, l’autre obsession du gouvernement. Ce dernier n’a d’ailleurs pas hésité à cacher la baisse significative de la mortalité sur les routes en septembre (-17,4% tout de même) afin de  justifier de nouvelles mesures répressives à l’égard d’automobilistes plus surveillés en France que les futurs terroristes ou que les dealers récidivistes.

    Les Français s’enfoncent dans la pauvreté ? On s’en fout, ils sont racistes. D’après une récente étude, « 11,4 millions de Français disposent de moins de 10 euros par mois une fois qu’ils ont payé leurs dépenses courantes (impôts, loyer, gaz/électricité, téléphone) ». Cela représente tout de même près de 6 millions de ménages chez ceux-qui-vont-se-faire-remplacer ! De plus, on apprend que l’épargne est quasiment inexistante et que les difficultés pour atteindre le mois suivant sont énormes pour la moitié de la population. Mais là n’est pas le plus inquiétant : « Près de quatre Français sur dix ne tiendraient même pas un mois sur leurs réserves en cas de chute de revenu, et un sur cinq même pas une semaine. » Une seule manière de surmonter la crise : accueillir un ou plusieurs migrants chez vous. Surtout si vous êtes une femme !

    Et la dette publique dans tout ça ? Est-elle plus ou moins importante pour la santé de la France que le racisme qui sévit ? Pas certain vu que les gouvernements successifs se font un plaisir de la creuser cette dette. Mais qu’est-elle donc? Définition : « L'ensemble des emprunts contractés par les administrations publiques. Elle représente donc la dette de l'État, ainsi que celles des collectivités territoriales et des organismes de Sécurité sociale. C'est l'ensemble des emprunts contractés par ces trois sous-secteurs. La dette de l'État en constitue la plus grosse part (1632,8 milliards d'euros à fin 2014) »

    Vous aimez les chiffres ? La dette publique s’élève à « 2105,4 milliards d'euros au 30 juin, soit l'équivalent de 97,6% du produit intérieur brut (PIB). » Voici ce qu’on peut lire dans Le Figaro :

    « L'année 2014 a signé un record hautement symbolique pour la France: la dette publique de notre pays a dépassé la barre des 2000 milliards d'euros. Elle a doublé en l'espace de 12 ans et quadruplé en seulement 22 ans. Depuis 1978, elle a été multipliée par 27! Ainsi la dette publique française équivaut presque à une année de richesse créée dans l'Hexagone: le taux de dette sur le PIB atteindra 96,3% à la fin de l'année selon les dernières estimations du gouvernement. Du jamais-vu. Jusqu'au milieu des années 1980, ce taux ne dépassait pas les 30%. Notons que depuis 2014, la tendance est à la stabilisation du taux de la dette publique sur le PIB. »

    Plus aucun budget en équilibre depuis 1975 ! Belle performance ! Encore faut-il rappeler que ça a été une volonté de l’Etat français de se retrouver enchaîné de la sorte. Sous la présidence de Pompidou, ancien de chez Rothschild, et alors que Valéry Giscard d’Estaing était ministre des finances fut votée la fameuse loi du 3 janvier 1973 dite « loi Rothschild ». Celle-ci a délibérément enchaîné la France à la finance internationale en empêchant l’Etat d’emprunter à la Banque de France comme c’était le cas auparavant. Ces prêts étaient sans intérêts. La France a donc décidé elle-même d’abolir sa souveraineté en se forçant à emprunter, avec intérêts, aux banques privées. Voilà la cause de notre asservissement à cette dette qui a été permise par des traîtres et qui n’a fait qu’exploser en 40 ans à cause d’autres traîtres qui n’ont rien fait pour inverser la vapeur.

    Ce sont ces traîtres qui sont la principale cause du délitement de notre pays à tous niveaux. Les exemples pris dans cet article n’en sont, vous le savez bien, qu’un très maigre aperçu. Si les dieux le veulent, notre justice sera impitoyable envers eux et ils paieront enfin.

    Rüdiger/C.N.C.

    http://cerclenonconforme.hautetfort.com/

  • Entretien de septembre-octobre 2015 - 02 - La destruction du chemin de fer français

  • Philippot : les Français djihadistes « moralement, ils ne sont plus dignes d’être français »

    13/10/2015 – FRANCE (NOVOpress)
    Florian Philippot réagit à l’annonce de la mort possible de djihadistes français suite à des raids de l’armée de l’air. Invité de Ruth Elkrief sur BFMTV, le vice-président du Front national a estimé que les « Français [qui] entrent dans cette voie du djihadisme et de l’horreur islamiste, ils perdent la dignité de Français. »

    http://fr.novopress.info/

  • Cette France qui fait sécession

    La Turquie a été frappée samedi à Ankara par un des attentats les plus meurtriers de son histoire récente (près de cent morts, principalement des militants du parti pro-kurde HDP se rendant à une  marche pour la paix entre l’armée turque et les rebelles du PKK ; le Proche le Moyen-Orient sont ravagés et/ou menacés par le chaos islamiste, mais Manuel Valls en déplacement au Caire (Egypte) parle encore et toujours du Front National. Une obsession rapportée aujourd’hui par les journalistes qui l’ont rencontré samedi soir dans  la capitale égyptienne. Le Figaro s’en étonne, «  Ça n’est pas le vocabulaire qu’on lui connaît le mieux, et pourtant Manuel Valls se dit inquiet. Inquiet face au désastre annoncé. Les mots sont forts. Inquiet au point d’envisager la victoire du Front National dans trois régions, quand deux semblent prenables. Inquiet des divisions de la gauche, qu’aucun référendum ne pourra empêcher… » Une crainte partagée par Nicolas Sarkozy samedi lors d’une réunion dans les locaux de son parti en présence de Nathalie Kosciusko-Morizet et de Pierre-Yves Bournazel, tête de liste à Paris pour les régionales. « La seule alternative au Front National, c’est nous » a-t-il lancé, « Il faut éviter (lors des régionales de décembre) le drame de l’élection d’un représentant du FN avec lequel nous n’avons rien à voir. » Propos qui font eux aussi écho à ceux du député socialiste Benoît Hamon : « On voit arriver la catastrophe Le Pen en la subissant (sic). Dans le passé et dans l’histoire, on ne trouve pas de situation où l’extrême droite arrive au pouvoir démocratiquement et le quitte démocratiquement. »

    Claude Bartolone invité samedi de l’émission de France 2, On n’est pas couché,  a dressé lui aussi le constat de l’échec de la gauche. Selon le dernier sondage Ifop-JDD, trois Français sur dix (31 %) se disent prêts à voter pour la présidente du FN en 2017 (ils étaient 27 % en 2011). Le président PS de l’Assemblée nationale en a donc tiré le constat que Marine « sera au deuxième tour de l’élection présidentielle » de 2017. Il a également plaidé pour l’introduction d’une dose de proportionnelle aux législatives. « La meilleure manière de les combattre (les frontistes, NDLR), c’est de les avoir dans l’hémicycle.» Chiche !

    Un vote FN sur lequel s’est penché le militant antinational et démographe chouchous des médias, le très immigrationniste Hervé Le Bras dans son dernier livre, Le pari du FN,  basé sur l’analyse de « 21 cartes montrent la permanence du vote FN de 1984 à 2015 à l’échelle départementale, quel que soit le type d’élection ». La cause du vote FN, résume les Inrocks qui a interrogé M Le Bras cette fin de semaine, serait « un mélange de cinq phénomènes (manque de diplôme et chômage chez les jeunes, taux de familles monoparentales, pauvreté et inégalités de revenus) ; « l’ascenseur social en panne », « le turn-over local de la population, l’hostilité d’une vague migratoire envers la suivante » précise encore ce démographe.

    A défaut d’avoir lu cette étude, ce qui frappe d’ores et déjà particulièrement à la lecture de l’entretien de M. Le Bras c’est bien l’indigence, les affirmations gratuites et le parti-pris de ses « analyses ». « Le vote FN est une fabrication, écrit Hervé Le Bras. Il ne propose aucun programme cohérent ni réaliste. Il donne seulement une forme simple, voire simpliste de la situation actuelle ».

    « Dès lors poursuit-il (les électeurs frontistes), prenant leur reflet pour la réalité font un pari sur l’arrivée du pouvoir au FN. Un pari comme ceux que l’on prend aux courses ou à la loterie : on sait qu’en moyenne on y perdra, mais qu’on a une petite chance de tirer le gros lot, ce que n’offrent plus les partis traditionnels qui limitent dans des marges étroites, c’est-à-dire raisonnables, les espoirs des grands parieurs. Voici pourquoi et comment le populisme ne peut coexister avec la République ». Nous sommes priés d’admirer l’intelligence de cette chute…

    M. Le Bras enfonce des portes ouvertes. Une élection est toujours un pari, par définition incertain, à moins que notre fin analyste ne souhaite les remplacer par de simples sondages. Et il est tout de même possible d’envisager que les électeurs du FN soient animés par des convictions, qu’ils entendent   affirmer, envers et contre tous, partant du principe qu’il peut certes exister entre la gauche et la droite du Système une différence de degrés, mais non de nature…

    « Insécurité et immigration sont des rationalisations d’un malaise plus profond. Elles sont caractéristiques des zones dans lesquelles le FN fait ses meilleurs scores dès 1984. Mais insécurité et immigration existaient dans ces mêmes zones depuis plus d’un siècle, aussi loin que remontent les statistiques. Au cours de ce long laps de temps aucune forme de vote FN ou d’extrême-droite ne s’y était manifestée. En 1978, le FN a présenté des candidats aux élections législatives qui ont ramassé 0,2 % des voix et à des endroits très différents de ceux où il cartonnera en 1984 avec une moyenne de 12,4 % » affirme encore Hervé le Bras. Là aussi on se pince pour le croire ! M. Le Bras nous ressert le même bobard en feignant de ne pas s’apercevoir qu’en quelques décennies insécurité et immigration ont explosé, changé de nature, de physionomie et que le processus de défrancisation, de paupérisation n’a cessé de croître depuis les années 80…et non pas depuis un siècle.

    Est-il nécessaire de se présenter comme « démographe, mathématicien et historien, directeur de recherche émérite à l’Ined et directeur d’études à l’EHESS » pour se livrer à une exposé aussi partial ? De quoi priver le lecteur un peu curieux de toute envie d’ouvrir son livre.

    Pour anecdotique qu’ils puissent paraître les propos de M. Le Bras illustrent la déroute intellectuelle de cette gauche militante, son déni du réel, son incapacité à comprendre, sentir un peuple Français qu’elle appréhende par le prisme de ses équations faussées, de sa grille de lecture tronquée. Ce qui rehausse d’autant juge Bruno Gollnisch, la qualité et le sérieux des travaux d’un autre homme de gauche, mais autrement plus indépendant, Christophe Guilluy et ses  remarquables  analyses parues dans son ouvrage  « La France périphérique ». Cette France qui fait sécession, objet de tous les cauchemars d’un Valls, d’un Sarkozy, d’un Le Bras…

    http://gollnisch.com/2015/10/12/cette-france-qui-fait-secession/