France et politique française - Page 4582
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La gauche capote
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Mélenchon ne trompe plus personne !
Il a annoncé 100.000 personnes quand la police en a compté 7.000. Mélenchon voulait une grande révolution fiscale hier… il semblerait qu’il ne mobilise plus grand monde et personne ne s’y est trompé.
La presse française est unanime, la manifestation de Mélenchon a été un flop et qu’importe le chiffre. Le Figaro parle d’une révolution fiscale manquée tout en insistant sur le fait que le mouvement des Bonnets Rouges inquiète bien plus l’Elysée. Le Monde s’interroge sur le nombre des participants et y consacre tout un article, tentant d’apporter une réponse à la polémique d’une mise en scène médiatique. Il ne s’attarde même pas sur l’efficacité politique de la manifestation et si elle a été un succès oui ou non. Même son de cloche du côté du Point qui titre son article : « Mélenchon : guerre des chiffres et effet d’optique ». L’Express nous parle aussi de chiffres. Pour le journal belge Le Soir, le « Mélenchon qui fait peur » c’est fini : « Son verbe et sa capacité d’indignation sont salués, mais ils ne portent plus. Le Front de gauche s’étiole, comme l’a montré la manifestation manquée de Paris ce dimanche. Du coup, son patron n’apparaît plus guère que comme un héros romantique. »
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Vols a main armée, braquages les petits commerçants sous tensions
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Qui a peur du grand méchant loup ? Les petits manipulateurs du PS !
Il n’échappe guère au public que les motivations du MRAP, de la LICRA, de la LDH et de SOS Racisme sont moins humanitaires que communautaires.
Son accès de franchise s’explique-t-il par le dépit de ne pas voir reconnu son rôle personnel ou par le seul souci de rétablir la vérité historique ? Quoi qu’il en soit, alors que sort sur les écrans un film qui célèbre le trentième anniversaire de la grande marche pour l’égalité et contre le racisme, Julien Dray – qui sait de quoi il parle – vend la mèche et rappelle que ce mouvement n’était pas tout à fait aussi libre ni pur de toute attache qu’on voudrait le faire croire aujourd’hui. Encore ne s’agissait-il que de coups de pouce et de coups de main. Le prodigieux succès de SOS Racisme, un an plus tard, doit beaucoup – sinon tout – au soutien idéologique et logistique du Parti socialiste – Georgina Dufoix et Françoise Gaspard –, à l’appui matériel et financier de l’Élysée – Jean-Louis Bianco –, au génie publicitaire et aux relations de Jacques Pilhan, et bien sûr à l’autorisation et à la caution de François Mitterrand. La carrière de l’homme à la petite main jaune, Harlem Désir, et d’un certain nombre de ses « potes », dont Julien Dray lui-même, ne relève pas exactement de la génération spontanée.
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40 manifestants arrêtés pour avoir hué Taubira
Ce soir, devant le théâtre du Rond-Point des Champs-Elysées. Pour organisation de manifestation non déclarée, ce qui n'est pas un motif suffisant pour embarquer des personnes.
Il y a juste un problème : on n'embarque pas 40 personnes pour savoir qui organise. On ne peut embarquer en GAV que celui ou ceux contre qui il y a "une ou plusieurs raisons plausibles de soupçonner qu'elle a commis ou tenté de commettre un crime ou un délit puni d'une peine d'emprisonnement". Le simple fait d'embarquer 40 personnes, c'est commettre le délit d'atteinte arbitraire à la liberté individuelle de l'article 432-4. Les plaintes vont partir.
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Des milliers de transporteurs routiers contre l’écotaxe.
Des milliers de transporteurs routiers ont perturbé le trafic samedi en France pour obtenir l’annulation complète de l’écotaxe, suspendue par le gouvernement. En Bretagne, le mouvement des “Bonnets rouges” a rassemblé des dizaines de milliers de personnes contre cet impôt et pour l’emploi dans cette région agricole en proie à des plans sociaux.
L’Organisation des transporteurs routiers européens (OTRE), à l’origine des manifestations, s’est déclarée “très satisfaite de la mobilisation”. Elle a annoncé 26 “cortèges de camions” sur tout le territoire et 4500 camions participants. Elle affirme en outre que d’autres collectifs de routiers ont mené de leur côté 21 actions, qui auraient rassemblé entre 2000 et 3000 camions.
De son côté, le ministère de l’Intérieur indique également avoir recensé un total de “47 points d’action” des chauffeurs routiers, mais fait état d’un total de 2200 camions impliqués.
Annulation réclamée
Décidée par la majorité de droite de Nicolas Sarkozy dans le cadre du “Grenelle de l’environnement”, l’écotaxe doit permettre de financer les infrastructures ferroviaires et fluviales. Elle doit rapporter 1,15 milliard d’euros par an.
Devant la montée de manifestations parfois violentes, notamment en Bretagne, le gouvernement a différé l’entrée en vigueur de cette taxe, prévue à l’origine début 2014. Mais les transporteurs routiers réclament son annulation pure et simple et entendent rester mobilisés tant qu’ils n’auront pas obtenu gain de cause.
Le gouvernement attend les résultats d’une mission parlementaire pour décider quand la taxe, qui doit financer les infrastructures ferroviaires et fluviales, entrera en vigueur.
Manifestation en Bretagne
L’écotaxe est aussi critiquée par les “Bonnets rouges” bretons - un mouvement hétéroclite réunissant des petits patrons aux ouvriers et qui a emprunté ce symbole à une révolte antifiscale bretonne en 1675.
Samedi, plus de 40’000 personnes, la plupart un bonnet rouge sur la tête et un drapeau breton à la main, ont afflué à Carhaix, une petite ville de 8000 habitants dans le Finistère, selon les organisateurs. La préfecture du Finistère a elle fait état de 17’000 personnes au “rassemblement festif”, alors que le défilé organisé dans l’après-midi dans les rues de Carhaix a rassemblé 14’000 personnes, selon la préfecture.
Qu’on se le dise: l’écotaxe ne sera pas annulé par le gouvernement. c’est une decision de l’UEzi. Les transporteurs comme les autres l’auront dans le cul !
Sortir de l’UE c’est possible: Article 50 du TFUE
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« Le Glaive et la Charrue » de Richard Roudier.
Véritable appel à la réunification des combattants nationalistes, païens, catholiques et européens, le livre de Richard Roudier est à la fois le témoignage d’un acteur politique majeur du combat identitaire de ces 40 dernières années mais également un cri de ralliement envers toutes les forces résistantes au système en place. Tout au long du livre, l’auteur retrace son parcours, ses rencontres, ses combats et son évolution, en apportant des pistes impératives à prendre en compte pour mener le combat de demain.Alors que les français sentent bien aujourd’hui que l’Ennemi est rentré dans la place et que certains lui ont ouvert les portes, ce livre propose de se servir des exemples du passé pour construire l’avenir des peuples d’Europe.
De Roland à Charles Martel, en passant par Catherine Ségurane, Jean Sobieski, roi de Pologne, ou encore le Cid Campéador, les clés de demain se trouvent aujourd’hui dans nos livres d’histoire.
«Notre monde ne sera pas sauvé par des savants aveugles ou érudits blasés. Il sera sauvé par des poètes et des combattants, par ceux qui auront forgé «l’épée magique» dont parlait Ernst Jünger, l’épée spirituelle qui fait pâlir les monstres et les tyrans. Notre monde sera sauvé par les veilleurs postés aux frontières du royaume et du temps.» . Dominique Venner
L’auteur :
Né à Béziers en terre occitane, Richard Roudier est licencié en droit et en syndicalisme étudiant. Véritable activiste, puisque cette matière fut la véritable spécialité juridique de sa jeunesse…
Ancien militant d’Europe-Action puis de la Nouvelle Droite, puis dirigeant du Bloc Identitaire, Richard Roudier préside aujourd’hui le Réseau Identités.Les Bouquins de Synthèse nationale cliquez ici
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Jérôme Lejeune, un chercheur au service de la vérité et des sans-voix
L’historienne et journaliste Anne Bernet s’est attelée à la lourde tâche de reconstituer fidèlement l’histoire et les aventures de ce grand médecin qui choisit de sacrifier sa carrière pour défendre la vie, dans une biographie intitulée Jérôme Lejeune (Anne Bernet, Editions Presses de la Renaissance, 2004).
Généticien et chercheur insatiable, il est surtout connu pour avoir découvert que les petits enfants frappés de ce que l’on nommait sans aucun fondement « mongolisme », présentaient dans leur A.D.N. un chromosome surnuméraire responsable de leur maladie, dorénavant appelée « trisomie ». Cette découverte exceptionnelle ouvrit le champ à d’immenses espoirs de guérisons… mais aussi souleva le couvercle de la boîte de Pandore des partisans de l’eugénisme et des droits de la femme, dussent-ils s’opposer au serment d’Hippocrate. Ces derniers l’utilisèrent en effet – et continuent, hélas, aujourd’hui- pour justifier l’avortement improprement appelé « thérapeutique » lors de la découverte de la maladie chez l’enfant à naître, puis celui dit de « convenance ».
L’historienne souligne aussi combien ce professeur et chercheur, voué aux honneurs les plus grands et maintes fois sollicité afin de poursuivre sa carrière à l’étranger, préféra embrasser la cause des plus petits et des plus faibles, en soutenant contre vents et marées la dignité de tout être humain. Et cela en dépit de dures conséquences, dont la non moins éprouvante privation des aides de l’État dès l’arrivée au pouvoir du Parti socialiste en 1981.
Est également soulignée son expérience inoubliable lors d’un pèlerinage en Terre Sainte, dans une petite chapelle située près du lac de Tibériade. Expérience sonnant l’heure des véritables choix de vie, au sens large du terme.
On apprend en outre que le médecin trouva le temps de se pencher sur l’origine du monde, vaste sujet s’il en est, en remettant scientifiquement en cause la théorie du darwinisme. L’intérêt qu’il porta au Linceul de Turin fut aussi tel qu’il n’hésita pas à s’envoler pour Prague sans prévenir personne afin de vérifier que la datation au carbone 14 était plus que sujette à caution !
Enfin, la force médiatique est mise en relief dans cet ouvrage qui dévoile combien elle modèle l’opinion publique et devient un outil politique des plus dangereux. C’est ainsi que les talents d’orateur de Lejeune furent éloignés des plateaux de télévision : la vérité resta sous le boisseau…
Mais cette vérité, il est encore possible de la lire. Cédons la parole à Jérôme Lejeune lui-même, que cite abondamment notre historienne :
« […] Ecoutez bien le discours moderne : chaque fois qu’un homme ose parler de morale, il se réfère à des valeurs supérieures auxquelles il voudrait que les mœurs se conformassent. Chaque fois qu’un autre parle d’éthique, il prétend que les lois devraient se conformer aux mœurs ! […] ».
« […] Les promoteurs de l’avortement eugénique ou de l’exploitation des embryons humains ont cru pouvoir enfermer les médecins catholiques dans un cruel dilemme : ou bien vous prenez part avec nous à cette mission de recherche et de destruction, et vous participez au massacre des innocents ; ou bien vous refusez de soulager l’angoisse des familles redoutant la naissance d’un enfant incurable et vous vous en lavez les mains. Non, la médecine n’est pas forcée de choisir entre deux rôles affreux, celui d’Hérode ou celui de Pilate. La victoire sur la maladie est possible et bien que je ne possède nullement le don de prophétie, il est une chose dont je suis totalement assuré : les médecins respectueux de la vie n’abandonneront jamais, et Deo juvante, l’emporteront un jour. […] Eliminer les mal-portants, requérir contre l’innocent, ou exploiter le plus faible, tout cela pour s’arroger le pouvoir de manipuler l’être humain, est peut-être un danger moins bruyant et moins aveuglant que celui des engins atomiques, mais c’est peut-être une bombe encore plus puissante pour détruire les dernières défenses morales de notre société ; Faust, qui fut le premier, même en rêve, à fabriquer un homoncule dans une bouteille, et qui, par la magie de Méphistophélès construisit un monde sans amour et sans Dieu, et Prométhée, qui fut le premier à voler la foudre pour livrer à ses successeurs l’énergie qui fait étinceler les soleils, ces deux figures ne sont pas entièrement des fictions poétiques. Elles sont aujourd’hui les deux faces du pouvoir redoutable que peut nous conférer la science sans conscience, ultime tentation de l’orgueil absolu. […] Dans toutes les questions morales soulevées par les applications possibles de la science, la rhétorique passionnelle et la dialectique habile parviendront presque toujours à farder la vérité. Les comités d’éthique éructeront solennellement leurs oracles contradictoires sans écarter la vraie menace : la technique est cumulative, la sagesse ne l’est pas. Mais une phrase, une seule, dictera notre conduite. L’argument qui ne trompe pas et qui d’ailleurs juge tout, le mot même de Jésus : « Ce que vous avez fait au plus petit d’entre les Miens, c’est à Moi que vous l’avez fait ». Si les théoriciens de la physique et les praticiens de la biologie n’oublient jamais cette phrase, les techniques les plus puissantes resteront au service de la famille des hommes. Mais s’ils l’oublient, tout pourrait être redouté d’une science dénaturée… » (Rome : extrait du discours de Jérôme Lejeune devant les Pères synodaux réunis de l’édition française de L’Osservatore romano, 20 octobre 1987).
Source http://www.ndf.fr/article-2/02-12-2013/jerome-lejeune-chercheur-au-service-verite-voix
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Appel aux salariés de SFR qui ne veulent rien lâcher
D'un lecteur :Je travaille chez SFR (vous savez, cette entreprise qui est à la pointe du progrès et qui depuis 2012 a ouvert le congé de parentalité aux « couples » de même sexe : manque de respect et poudre eux yeux pour ces personnes), et vous rapporte un fait qui s'est passé au cours du 1er semestre 2013. Un collaborateur SFR a eu la bonne idée de coller quelques logos LMPT (logo seul, sans texte) sur le mur de son bureau (taille de l'autocollant : 10 cm x 5 cm). Nous travaillons en Open Space et plusieurs collaborateurs de ces Open Space n'ont pas vu ces autocollants, c'est dire la discrétion de cet affichage.
Au mois de juillet, ce collaborateur a été convoqué par la RH et a été sommé d'enlever immédiatement ces autocollants au prétexte qu'on n'affiche pas sur le mur de l'entreprise ses idées politiques et encore moins personnelles.Sauf que cette règle ne semble pas s'appliquer à l'association « HomoSFR » qui tous les ans tracte ses autocollants (qui fleurissent ensuite sur les murs de l'entreprise) ou bien y va de sa propagande mortifère par un stand à la sortie de la cantine avec information sur la "bonne parole" et distribution gratuite de préservatifs. Tiens c'est justement aujourd'hui !! Quelle tromperie pour les honnêtes gens.
Il n'y a pas de raison que chez SFR cela se passe différemment que dans le reste du monde, alors ici aussi ONLR ! C'est pourquoi je lance un appel aux collaborateurs SFR qui eux aussi NLR, et les invite à se signaler à l'adresse suivante : onlrsfr@gmail.com
L'idée de ce regroupement est d'abord de se connaitre, et aussi de montrer qu'une autre voix existe que celle du prêt-à-penser-politiquement-correct.
Il n'est envisagé rien d'illégal, rien de répréhensible, un échange entre les ONLR-istes se fera pour étudier nos possibilités d'expression (sentinelles le temps des tractages ? devant le stand HomoSFR ? toutes les idées seront étudiées). -
La politique étrangère fabusienne, comprendre l’accord de Genève sur l’Iran – Par Michel Lhomme
Avec le remplacement de Chirac par Sarkozy puis de Sarkozy par Hollande, la politique internationale française est devenue de plus en plus néo-atlantiste. Par l’élimination quasi complète de ce qui restait des gaullistes (voir le pathétique et solitaire Dupont-Aignan lançant sa campagne européenne devant une croix de Lorraine fissurée à Colombey-les-Deux-Eglises !) et des Républicains nationaux (les chevènementistes du CERES migrant en masse au Fn) la politique étrangère de la France a été modifiée.
Du pays européen le plus indépendant, la France est devenue le pays le plus béni oui-oui aux sirènes des faucons atlantistes. C’est en fait la question principale des Solfériniens qui mériterait à elle-seule une thèse, une analyse fouillée, une généalogie politique détaillée depuis la nomination de Laurent Fabius au gouvernement Mitterrand.
Il y eut sous François Mitterrand une conjonction habilement ficelée entre une « gauche » laïque pour l’essentiel très remontée contre l’Iran pour les raisons habituelles d’anti-religion ( le droit des femmes, des homos, et les prières quotidiennes) et un antifascisme instrumentalisé à une autre échelle par les sempiternels rappels sur l’Holocauste, de sorte qu’aucune opposition sérieuse à cette conception de la politique internationale solférienne n’est venue agiter, se solidifier ou interroger les assises socialistes du militant de base.
Ainsi, tous les ingrédients idéologiques ont, peu à peu, été placés, à gauche comme à droite, pour, à la fois, attaquer la Libye, la Syrie et envisager l’idée terrible d’une attaque nucléaire préventive sur l’Iran c’est-à-dire suivre à la lettre la feuille de route établie depuis les années 80 par les stratèges et les faucons de Tel-Aviv. Cela a été suffisant pour neutraliser une grande partie du gaullisme politique de la droite de gouvernement comme le républicanisme de la « gauche » française anti-américaine. L’idéologie dominante des droits de l’homme (Bernard Kouchner et les french doctors à gauche, Bernard Henri-Lévy et la guerre juste de la droite libérale) a ensuite légitimé le droit d’intervention n’importe où et à tout moment pour des raisons humanistes mais toujours bien ciblées. Cette idéologie solférienne a réussi en grande partie à faire passer à la trappe la question secondaire du droit international et des négociations de paix.
Il y a peut-être derrière une telle attitude la crainte d’un antisémitisme français. Une telle phobie n’a jamais été celui de l’antisémitisme d’une extrême-droite réduite à de vagues groupuscules divisés, plutôt paranoïaques et bien surveillés mais la crainte du développement d’un antisémitisme français musulman, islamique, de banlieue. En fait, l’alliance avec les Saoud et les Qataris permettaient de calmer les banlieues, de marginaliser le chiisme français en construisant des mosquées sunnites sous contrôle. C’est pour cela que la classe politique française n’a pu s’opposer, comme elle aurait dû le faire, à la construction excessive des mosquées ou à l’argent déversé par les Saoudiens et les Qataris dans les quartiers difficiles. Anesthésiée mais surtout indifférente aux questions internationales la population ne s’est pas inquiétée plus que cela. Elle y a vu l’effet du « grand remplacement » or c’était beaucoup plus. Il y avait bien derrière les emprunts financiers aux pays du Golfe et les constructions de mosquée payées par l’Arabie saoudite, une tactique diplomatique occultée.
L’histoire va toujours trop vite et les Français n’ont peut-être pas suivi totalement le déroulement du film. Les Anglo-saxons sont acculés par la faiblesse monétaire des Etats-Unis mais aussi par le nouveau pivot stratégique dans le Pacifique, à lâcher, à plus ou moins long terme, Israël.
La diplomatie française a accusé le secrétaire d’Etat américain, John Kerry, d’être responsable du virage pris par les Etats-Unis concernant l’Iran. Ce dernier souhaitait un accord à tout prix, pour des raisons personnelles et aussi de politique intérieure américaine, c’est en tout cas ce qu’a souligné Laurent Fabius en critiquant ouvertement son confrère américain. Il y a, depuis un an et demi, une nouvelle donne de la politique internationale américaine et Laurent Fabius la connaît très bien. Or, il appartient à une diplomatie française responsable d’en tenir compte et de l’analyser.
Les Américains ne s’attendaient pas à une telle obstruction française dans les négociations de paix avec l’Iran. Laura Rozen, analyste américaine, cite sur son blog une déclaration du directeur politique du Quai d’Orsay, Jacques Audibert, qui aurait assuré les Américains, il y a plusieurs mois, que la France « ne s’opposerait pas à un accord si la possibilité se présentait, malgré la ligne dure des derniers mois ».
Pour qui travaille Fabius ? Pour la diplomatie française ou pour d’autres intérêts ? La question incongrue est d’ailleurs ouvertement posée dans les journaux anglo-saxons dont le Guardian en particulier toujours très indépendant et critique. Laurent Fabius n’a jamais caché qu’il souhaitait la guerre avec l’Iran. L’administration de Fabius est en train de laisser la place de la France vacante dans la recomposition en cours du monde, une France qui sera ainsi demain coupée de la désaméricanisation du monde. Les conséquences désastreuses d’un tel choix politique se feront très vite sentir.
Michel Lhomme
Source : Metamag.