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« Le Roi, c’est l’arbitre-né » : il n’a choisi ni de naître, ni de naître fils de roi appelé à devenir, un jour, roi lui-même… Et pourtant, ce qui semble injuste ou hasardeux est le meilleur moyen d’assurer l’indépendance de l’arbitre, tout simplement. La simplicité dynastique de la Monarchie royale peut être un formidable atout pour l’État quand la République, par nature, divise et, plus encore, se nourrit des divisions qu’elle crée…
La Monarchie arbitrale l’est par statut, par essence même en France, et c’est la transmission héréditaire qui lui donne ce caractère. C’est pourtant ce qui est le plus difficile à accepter par nos concitoyens, désormais attachés au principe de l’élection présidentielle, à ce que les politologues nomment « la reine des élections » (hommage du vice à la vertu, s’amuseraient quelques royalistes taquins…), et cela même s’ils sont de moins en moins nombreux à se déplacer pour aller glisser un « bulletin d’espoir » dans l’urne, au regard des précédentes décennies depuis 1965.
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