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Chaîne Youtube supprimée : la riposte de TVL
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David contre Goliath
Hypocrisie politiquement correcte, féminisme hygiéniste quand tu nous tiens! Gretchen Carlson, la présidente du conseil d’administration de Miss America, a annoncé qu’elle avait pris conscience de la nouvelle ère de progrès qui s’est ouverte après la libération de la parole qui a suivi l’affaire Weinstein, la mise en branle de l’opération #metoo (dont l’ex Miss Gretchen Carlson est une figure de proue). Sa déclinaison française sur les réseaux sociaux, le hashtag de délation balance ton porc, a suscité enthousiasme et débat dans les rédactions, au sein du microcosme politico-médiatique, mais n’a pas généré outre mesure l’intérêt et l’empathie des Français(es). Mais dans cette Amérique terre de contrastes, à la fois leader de l’industrie pornographique et Mecque du puritanisme quaker, Mme Carlson a expliqué que pour lutter contre les stéréotypes sexistes, les organisateurs du concours désignant Miss America ont décidé de supprimer la présentation des candidates en bikini et en robe du soir. « Nous ne sommes plus un concours de beauté, nous sommes une compétition » a-t-elle déclaré à l’adresse des hétéros mal dégrossis, de tous les pitoyables primates mâles qui ont le mauvais goût de ne pas regarder en premier lieu le néocortex des jolies femmes qu’ils peuvent croiser. Exit donc le bikini et la robe de princesse qui sont remplacés à précisé Mme Carlson par une discussion philosophique (sic) avec le jury et la présentation d’un projet humanitaire (sic) . On a hâte de voir ça et de consulter les prochaines courbes (d’audience). Il est vraiment dommage que Les Inconnus ne fassent plus de sketchs…Pas de sketch, ni d’hypocrisie pour notre ami Matteo Salvini, dirigeant de la Ligue, vice-président du Conseil et ministre de l’Intérieur du nouveau gouvernement italien. Il expliquait samedi dernier lors de sa visite d’un centre de rétention pour migrants situé prés du port de Pozzallo, dans le sud de la Sicile, que les immigrés clandestins devaient se préparer à faire leur valise pour quitter l’Italie. Propos qui ont ravi la majorité de nos voisins transalpins qui, comme une symbole de cette renaissance italienne qu’ils appellent de leurs vœux, ont vu leur compatriote (sicilien) , le joueur de tennis Marco Cecchinato parvenir à se qualifier pour la demi-finale face à une légende (le très sympathique) Novak Djokovic lors du tournoi de Roland Garros.
Une victoire de David contre Goliath qui en fait espérer d’autres face au monstre euromondialiste, et sur des terrains autrement plus ardus, dans une compétition aux règles bien plus tordues et opaques . La machine Ligue/M5S se met en tout cas en branle: l’Afp relatait que le Premier ministre « Giuseppe Conte, a obtenu le 5 juin au soir la confiance du Sénat devant lequel il a défendu la politique populiste qu’il entend désormais mener : lutte contre le business de l’immigration, relance de la croissance et ouverture avec la Russie. » Changement d’époque? Un de nos camarades, ancien du MSI aujourd’hui rallié à la Ligue dont il est un des cadres politiques , nous rappelait qu’il fut un temps, pas si éloigné, ou l’on disait que quatre forces se partageait le pouvoir en Italie : le Vatican, la Mafia la démocratie-chrétienne et la CIA. Pour ce qui est des deux dernières c’est peut-être déjà aujourd’hui moins sûr… wait and see!
Ce qui est en tout cas certain ce que les relations internationales sont toujours compliquées, même (surtout?) entre « alliés ». La semaine dernière, la chaîne CNN évoquait un coup de téléphone d‘Emmanuel Macron à Donald Trump qui a donné lieu à un échange « mauvais, terrible » entre les deux présidents. M. Macron a expliqué plusieurs fois depuis le début de son mandat que ses relations détendues avec M. Trump ne l’empêchait pas de faire entendre ses désaccords. Les Français ont surtout retenu que ces deux «amis»-là avaient multiplié devant les caméras les papouilles, les signes de complicités lors de la visite du chef d’Etat français à Washington au mois d’avril. Et je t’embrasse sur les deux joues à la française, et je te prend par la main , et je plante un chêne dans le jardin de la Maison Blanche, et j’essuie d’un geste protecteur et dominateur les pellicules sur tes épaules de petit français négligé…Pas très jupitérien tout cela…L’objet du courroux de M Trump rapporté par CNN aurait été la prétention de M. Macron d’infléchir sa décision (protectionniste) d’imposer de nouveaux tarifs sur l’acier et l’aluminium en Europe, au Mexique et au Canada. Il n’est pas précisé si les deux hommes ont évoqué aussi l’intransigeance yankee dans le dossier iranien qui était lui au menu mardi des discussions avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu dans la cadre de sa tournée européenne pour rallier les Européens à sacroisade contre Téhéran.Voilà un sujet de discorde officiellement très prégnant entre Paris et Washington. Nous l’avons dit, les très lourdes sanctions décrétés par l’Oncle Sam contre l’Iran sont scandaleuses et contre-productives. Elles pénalisent non seulement très fortement les entreprises françaises, mais menacent plus fortement encore la paix dans une région du monde déjà très éprouvée par la folle politique américaine (voir ici, ici ou encore ici), qui impacte aussi directement les pays européens.La capacité de résistance de nos gouvernants doit aussi être jaugée à l’aune de leur soumission aux diktats juridiques de l’empire. En vertu du principe d’extraterritorialité, le droit américain permet ainsi à Washington d’intimider, de terroriser, de rançonner des entreprises étrangères pour des activités commerciales commises hors du territoire des Etats-Unis, pour peu que lesdites entreprises aient un lien avec les États-Unis….le simple fait de faire des transactions en dollars établissant ce lien! -voir à ce sujet l’ article très complet de Jean-Michel Quatrepoint dans Le Monde DiplomatiqueCertes, l’Amérique n’a pas attendu Donald Trump, très loin s’en faut, pour défendre bec et ongles ses positions hégémoniques, et ceux qui disent qu’à sa place une Hillary Clinton adoubée par les cénacles progressistes et l‘Etat profond états-uniens aurait été une partenaire plus fiable et conciliante sont des naïfs ou des menteurs. Bruno Gollnisch l’a souvent dit, il ne s’agit pas de reprocher aux dirigeants de l’Amérique de défendre leurs intérêts mais de regretter que nous défendions si mal ou si mollement les nôtres. -
Syrie, Deraa: la Russie met en garde les USA

Les Etats-Unis protègeraient les terroristes d’Israel, Daech et Al-Nosra
À peine quelques heures après que Washington a annoncé qu’il n’hésiterait pas à abattre les forces syriennes si elles lançaient une offensive contre les terroristes à Deraa, la Russie a réagi.
Le vice-président de la commission des affaires étrangères au sein de la Fédération de Russie, Vladimir Jabarov, a affirmé que les militaires US devraient éviter tout recours à des « mesures sévères » contre l’armée syrienne.
Cité par l’agence de presse RBC News Agency, M. Jabarov a mis en garde les États-Unis contre toute attaque contre l’armée syrienne, soulignant qu’un tel comportement était « totalement inacceptable ».
« Les Américains ont déjà eu recours à la force contre l’armée syrienne. J’espère qu’il n’y aura pas d’action imprévisible contre l’armée gouvernementale syrienne. En tout cas, il est nécessaire d’éviter la confrontation », a déclaré le responsable russe.
« La Russie écoute toujours les bons conseils. Si cela vise vraiment à réduire les tensions, nous écouterons peut-être. Je pense que la Russie, grâce aux données fournies par ses services de renseignement ainsi que les services de renseignement et les agences gouvernementales de la Syrie, va analyser la situation et tirer des conclusions pertinentes », a-t-il dit.
Jabarov répondait aux menaces formulées ce vendredi par le département d’État américain, qui a mis en garde le gouvernement syrien contre toute offensive visant les terroristes de Daech et d’al-Nosra à Deraa.
La porte-parole du département d’État, Heather Nauert, a déclaré que les États-Unis infligeraient au gouvernement syrien une riposte cinglante si cette offensive venait à avoir lieu.
« En tant que garants de cette zone de désescalade avec la Russie et la Jordanie, les États-Unis prendront des mesures fermes et appropriées en réponse aux violations du régime d’Assad », a-t-elle déclaré.
L’armée syrienne a massé ses troupes dans le Sud en prévision d’une vaste offensive que craint plus que toute autre chose Israël, principal bénéficiaire de la présence des terroristes takfiristes dans le Sud syrien, près de ses frontières.
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Les ONG, ces négriers des temps modernes
La fondation Gefira a enregistré pendant 2 mois les déplacements des bateaux des différentes ONG récupérant des immigrés. Ces ONG vont chercher les migrants au plus près des côtes libyennes. Aucune intervention n'a lieu en pleine mer...
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Les dernières sanctions de Trump contre l’Iran pourraient être la goutte d’eau qui fait déborder le vase, avec un effet de boomerang mortel pour la suprématie du dollar
Marc Rousset
Matthew Chamberlain, directeur du London Metal Exchange(LME) a déclaré le 21 mai au quotidien South China Morning Post qu’un contrat à terme yuan/or pourrait être bientôt lancé. L’information peut paraître anodine aux néophytes des problèmes financiers internationaux, mais elle est cependant d’une importance primordiale car elle signifie tout simplement dans un avenir très proche la fin inéluctable de la suprématie du dollar et son remplacement partiel par le yuan et l’euro, en fait le chamboulement complet du système financier international actuellement sous le joug impérialiste du roi dollar. Il se trouve que le propriétaire du LME à Londres est le HKEK (Hong Kong Exchanges and Clearing) qui a déjà lancé à Hong Kong un contrat à terme or/yuan et qui permet déjà à ses clients d’utiliser la devise chinoise pour garantir des opérations montées par son intermédiaire.
N’oublions pas que la BNP a été scandaleusement condamnée en 2016 à 9 milliards de dollars d’amende, pour avoir tout simplement utilisé des dollars afin de financer le commerce avec des pays tels que l’Iran, sous embargo américain. Seule la compensation finale des investissements ou des exportations des pays concernés s’était pourtant faite sur le territoire américain, par l’intermédiaire d’un compte de la BNP à New York. Il était donc « normal » que le droit américain s’appliquât à l’ensemble des opérations commerciales et financières.
Il importe donc que les technocrates euro-ricains de Bruxelles sortent de leur torpeur, et se grattent, comme les Chinois, un peu la tête, afin de se préparer à ne commercer qu’en euros. La moindre des choses aurait été, suite à cette amende ignoble, d’en appliquer une de même montant à Goldman Sachs pour avoir manipulé et présenté des comptes frauduleux sur la Grèce, ce qui avait eu pour effet de faire entrer la Grèce dans la zone euro avec des profits gigantesques pour Goldman Sachs tandis que les dettes grecques calamiteuses furent assumées par les contribuables des Etats européens dont la France qui s’étaient portés directement garants des prêts accordés à une Grèce en faillite.
Lors du dernier forum économique international de Saint-Pétersbourg, dans le cadre du Club de Valdaï, l’intervenant Jim Rogers a déclaré que le dollar perdrait son statut de monnaie de réserve avant 2030 et qu’une multitude de nations telles que le Brésil, la Russie, la Chine, l’Inde, l’Iran, la Turquie et d’autres pays en voie de développement « sont en train de créer une devise concurrente », sans préciser sa pensée. Il semble en fait que cette devise concurrente sera l’or ou plus précisément des monnaies internationales telles que le yuan « off-shore » qui sera, lui, convertible en or. On assisterait ainsi à un retour du Gold Exchange Standard, les pays réglant leur solde de balance commerciale par transport physique de l’or en avion ou acceptant de garder comme monnaie de réserve des yuans à la place du dollar, sachant qu’ils sont convertibles en or à Hong Kong ou sur le marché de Londres, grâce à ce nouveau contrat à terme yuan/or à venir.
C’est ainsi que si les États-Unis empêchent l’Iran, suite à la politique des sanctions, d’utiliser le système de paiement international bancaire Swift en dollars, ou de payer en dollars l’Allemagne pour des achats d’équipements ou de recevoir des dollars lors des ventes de pétrole à son premier client, la Chine, l’Iran et la Chine par exemple, solderont directement leurs comptes internationaux avec de l’or ou l’Iran vendra ses yuans sur le marché de Londres pour être payé en or.
Ce n’est pas pour rien que la Russie a triplé ses réserves d’or à 1800 tonnes durant ces dix dernières années, que la Chine, productrice de 450 tonnes par an, détient déjà dans ses coffres 4000 tonnes d’or, que l’Iran et la Turquie ont aussi augmenté fortement leurs réserves d’or.
Les dernières sanctions de Trump contre l’Iran pourraient être la goutte d’eau qui fait déborder le vase, avec un effet de boomerang mortel pour la suprématie du dollar. JP. Morgan prédit l’once d’or à 1700 dollars l’année prochaine. Comme a pu le dire Hölderlin : « Là où est le danger est aussi ce qui sauve ».
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Vers l’abrogation de l’avortement aux Etats-Unis ?
De Vivien Hoch sur Dreuz :"Le Président Donald J. Trump en personne a tenu ces propos, lors du grand gala d’une des plus grandes organisations pro-vie des USA, la Susan B. Anthony List :
«Pour la première fois depuis Roe v. Wade l’Amérique a un président pro-vie, un vice-président pro-vie, une Chambre des représentants pro-vie et des législatures républicaines pro-vie dans 25 Etats».
Auparavant, en 2017, il avait pris la parole à la March for life par un message enregistré. A celle de janvier 2018, il avait carrément organisé une prise de parole en direct depuis les jardins de la Maison-Blanche. C’est sans équivalent dans l’histoire des Etats-Unis. Les précédents présidents républicains – donc élus par les électeurs pro-vie – ne se sont que faiblement mobilisés sur ces sujets, terrorisés par la bien-pensance et les médias.
Roe vs. Wade est l’arrêt de la Cour suprême des États-Unis qui a autorisé les Etats à pratiquer l’avortement. Prononcé en 1973, ce célèbre jugement a été suivi par des lois analogues dans de très nombreux pays, dont la France en 1975. Roe vs Wade a été l’ouverture de la boîte de Pandore dans tout l’Occident : le leader du monde libre dépénalise la mise à mort de ses propres enfants, le reste du monde libre suit, comme il a suivi sur de nombreux sujets, les meilleurs et les plus mauvais.
Mais aujourd’hui la donne a changé. Une tempête civilisationnelle est en cours. Des décennies de mauvais conservatisme, de déconstruction et de folie nihiliste sont en train d’être balayées par une révolution. Cette révolution, c’est Trump.
«Le Président le plus pro-vie de l’histoire des États-Unis»
C’est le calme et mesuré Vice-Président des Etats-Unis Mike Pence qui fait cette déclaration, lui-même pro-vie reconnu depuis des années. Ce n’est pas le seul dans l’administration Trump :
- le secrétaire d’Etat Mike Pompeo,
- l’ambassadrice des USA à l’ONU, Niki Halley,
- la porte-parole de la Maison-Blanche, Sarah Huckabee Sanders,
- le ministre Ben Carson, et de très nombreux autres.
Ne vous y trompez pas : quoique les organisations pro-vie soient fortes aux USA, le combat contre la culture de mort, relayée par la gauche, les médias et le show-bizness est tout aussi terrible. Le Planning familial y est puissant – un grand donateur des campagnes démocrates ; la bien-pensance y est écrasante, et on ne manque pas de voir des jeunes femmes aux cheveux colorés faire la propagande de l’avortement dans les médias ; la censure aussi, qui touche les réseaux sociaux des organisations pro-vie comme Live Actionde Lila Rose.
Dans ce contexte, être pro-vie est tout aussi compliqué qu’en France. On fait face à la même haine, au même gauchisme culturel. Sauf que les Américains, fidèles à leur tradition de liberté, à leur indépendance et à leur courage, ont pu former des cercles très fort pour maintenir le débat sur la mort des enfants à naître. Contrairement à la France, qui n’a même plus le droit de parler d’avortement, sauf en bien.
Beaucoup étaient sceptiques sur la réelle volonté pro-vie de Donald Trump. Une fois de plus, il les surprend.
Quelles mesures concrètes ?
- Il a restreint le financement des ONG pro-avortement dans le monde,
- Il a arrêté le financement des programmes pro-avortement de l’ONU,
- Il est en train de supprimer le système socialiste de remboursement des soins de santé, l’Obamacare, qui permettait de financer très largement les avortements.
- L’organisation Opération Rescue a annoncé que Donald Trump était le lauréat du Prix de la personnalité pro-vie de l’année 2017.
- Le Département de la Justice de l’administration Trump a lancé une enquête officielle sur le trafic d’embryons par Planned Parenthood.
- Il a activement soutenu les Etats qui tentent d’interdire l’avortement eugéniste des handicapés, comme dans l’Ohio, notamment les personnes trisomiques,
- Il a activement soutenu la législation pro-vie, telle que la Loi sur la protection des enfants à naître,
- Il a supprimé le financement public du géant de l’avortement Planned Parenthood,
- Et, surtout, ce qui est le plus craint des forces nihilistes, Donald Trump a arraché la nomination du juge Neil Gorsuch, conservateur et pro-vie, à la Cour suprême des États-Unis.
J’insiste sur ce dernier point. C’est cette nomination à la Cour suprême – et la possible à venir durant le mandat de Trump – qui peut faire basculer la décision tabou Roe vs. Wade. D’où l’importance des élections de mi-mandat :
«Nous savons tous ce que signifierait une majorité démocrate, en particulier, pour les gens dans cette salle, pour la Cour suprême», a dit Donald Trump. Les États-Unis sont à un seul juge de pouvoir revenir sur l’avortement. Ce juge, c’est le traître Kennedy, catholique, nommé comme conservateur, mais qui a toujours pris le parti de la gauche sur les questions de civilisation. Le 28 avril, le New York Times publie une véritable prière : «Juge Kennedy, restez, s’il vous plaît, l’Amérique a besoin de vous».
C’est dire qu’ils savent qu’ils ont déjà perdu."
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L'ancien directeur de la CIA reconnaît en bafouillant l'ingérence des USA dans des élections

James Woolsey, ancien directeur de la CIA Alors que Washington accuse sans preuves la Russie d'ingérence dans la présidentielle, l'ancien directeur de la CIA a été pris de cours lorsqu'on lui a demandé si son pays avait fait de même récemment. Il a assuré que c'était «pour la bonne cause».S'ingérer, certes, mais «pour la bonne cause». Voici l'argument de l'ancien directeur de la CIA, James Woolsey, pour justifier les ingérences des Etats-Unis dans les élections des autres Etats. Invité le 16 février sur la chaîne Fox News, le chef des renseignements américains sous la présidence de Bill Clinton a révélé ce secret de polichinelle alors que la justice américaine vient d'inculper 13 Russes et trois entités russes, les accusant d'ingérence dans les élections et le processus politique américains.Alors que la journaliste Laura Ingraham lui demandait si les Etats-Unis s'étaient déjà immiscés dans les affaires d'autres Etats, James Woolsey a répondu : «Oh, probablement, mais c'était pour le bien du système afin d'éviter que les communistes ne prennent le dessus.» Tandis que l'ancien patron de l'agence de renseignement se penchait sur des exemples tirés de l'après-guerre ou de la guerre froide, la journaliste a voulu le ramener à l'actualité récente, lui demandant : «Mais nous [les Etats-Unis] ne le faisons plus maintenant ? Nous ne nous ingérons plus dans les élections des autres ?» En guise de réponse, le responsable américain s'est contenté de galimatias, lâchant : «Eh bien...» Il a finalement concédé, en souriant, que si Washington continuait à s'ingérer dans les élections d'autres Etats, c'était «seulement pour une très bonne cause».Cette réaction n'est pas passée inaperçue du côté de l'ambassade de Russie au Royaume-Uni qui a repris dans un tweet la déclaration de James Woolsey en commentant : «Tout est dit.»«Morts de rire à Moscou»Si Washington n'a jamais fourni de preuves concernant la prétendue ingérence russe dans l'élection présidentielle américaine, les accusations continuent de faire parler d'elles aux Etats-Unis.Le président américain a encore tweeté à ce sujet le 18 février, se voulant plus réservé quant aux accusations contre Moscou : «Je n'ai jamais dit que la Russie ne s'était pas mêlée de l'élection, j'ai dit : "C'est peut-être la Russie, ou la Chine ou un autre pays ou groupe, ou cela peut être un génie de 180 kilos assis dans son lit et jouant avec son ordinateur." Le mensonge russe, c'était que l'équipe de campagne de Trump avait été complice de la Russie. Elle ne l'a jamais été !», a-t-il en outre déclaré sur Twitter.Avant d'ironiser, toujours sur le site de microblogging qu'il affectionne tant : «Si c'était le but de la Russie de semer la discorde, le désordre et le chaos aux Etats-Unis, alors, avec toutes les auditions en commissions, enquêtes et haine entre partis, elle a réussi au-delà de ses rêves les plus fous. Ils sont morts de rire à Moscou. Réveille-toi, Amérique !»Lien permanent Catégories : actualité, élections, international, magouille et compagnie 0 commentaire -
Une géopolitique pour la France, par Ivan Blot

Emmanuel Macron était en visite en Russie. Michel Geoffroy, auteur de La Super-classe mondiale contre les peuples avait d’ailleurs rédigé un article sur cet épisode diplomatique.
Aujourd’hui, Ivan Blot nous rappelle ce qu’Emmanuel Macron semble avoir du mal à comprendre : la géopolitique avant tout !La géographie conditionne l’histoire
La géographie conditionne l’histoire et donc la politique depuis toujours. Cette réalité explique les réactions parfois hystériques de la diplomatie américaine.
L’Amérique doit sa position dominante aux suites catastrophiques des conflits sur l’ancien continent européen. Deux guerres mondiales, la prise du pouvoir par les communistes en Russie puis par les nazis en Allemagne ont permis la domination de l’Amérique sur l’Europe pendant un demi-siècle.Mais les fondamentaux demeurent. La Russie et l’Europe forment un bloc de 520 millions d’habitants contre 330 millions pour les Etats-Unis. Le PIB européen global a vocation à dépasser celui de l’Amérique du Nord.
L’héritage culturel européen demeure écrasant.
L’intérêt des européens et des russes est donc de mettre leurs puissances en synergie.La place de la France ? Elle est au centre de l’Europe et non outre-atlantique. La politique diplomatique de la France a donc une grande carte à jouer.
Religieusement, les capitales du Christianisme demeurent Rome et Moscou.
Le christianisme américain est éclaté en sectes, influencé par le matérialisme et l’utilitarisme.Politiquement, la disparition de l’URSS a changé la donne. Le pôle des valeurs conservatrices américaines s’affaiblit. En Europe, c’est l’inverse, à l’Est bien sûr avec la Russie mais aussi la Pologne, la Hongrie par exemple.
L’avenir est-il à l’est ?
Économiquement, l’Amérique est rongée par l’endettement. L’Europe s’éloigne enfin du socialisme étatique inefficace.
Socialement, la démographie reprend à l’Est, pas à l’Ouest.
Enfin, l’Eurasie peut passer des accords importants avec la Chine, l’Inde notamment. L’Amérique n’a pas cette ressource. Les matières premières feront plus défaut à l’Ouest qu’à l’Est.
La courbe de l’innovation s’infléchit. L’Amérique reste très brillante mais le redressement à l’Est se fait de plus en plus sentir.Bref, l’avenir à long terme est à l’Est. La France doit se situer dans ce vaste courant mondial. Elle ferait une grave erreur en s’alignant sur les USA même s’il faut ménager des transitions et des compromis avec Washington.
La classe politique ouest-européenne comprend-elle ce changement ?
Le Brexit est un signe avant coureur. La montée des mouvements populistes conservateurs et patriotes aussi.La France a son avenir plus dans le peuple que dans ses élites, plus dans les vieilles nations eurasiennes que dans les sociétés cosmopolites fragiles qui apparaissent à l’Ouest. Le choix est clair. Il ne faut pas ignorer la Russie ! Moins que jamais !
Ivan Blot 30/05/2018
Crédit photo : Novopress [CC BY 2.0], via Wikimedia Commons
Ivan Blot
Ivan Blot, ENA, docteur ès sciences économiques, inspecteur général honoraire de l’administration, ancien député du Pas-de-Calais et ancien député européen, auteur de nombreux ouvrages dont « La démocratie directe », « L’oligarchie au pouvoir », « La Russie de Poutine, « L’homme défiguré ». Il est membre de l’Académie catholique de France. Il est aussi membre du comité des experts de Rethinking Russia et du Club d’experts de Valdaï, proches de la présidence de la Fédération de Russie. -
Fausse nouvelle : la grosse presse tombe dans le panneau de la mort d'un journaliste russe
Comme il s'agissait de s'en prendre à Poutine, la presse a sauté à pieds joints :
En insistant lourdement sur la piste russe :"Opposé à l’annexion de la Crimée, en 2014, et à la guerre menée par Moscou dans l’est de l’Ukraine, il s’était mué en critique virulent du régime de Vladimir Poutine. Il avait fui la Russie en février 2017 après avoir reçu des menaces de mort, consécutives à une violente campagne sur Internet et sur les télévisions russes, où il était désigné comme un traître et un fasciste et son visage livré en pâture aux téléspectateurs. « Cela fait dix ans que j’ai peur, expliquait-il au moment de son départ. Quand tu es dissident en Russie, on peut te tuer, on peut t’emprisonner... »
Il s'agissait d'une fausse nouvelle, mise en scène par le gouvernement ukrainien :"Les autorités ukrainiennes ont annoncé, mardi 29 mai, la mort du journaliste russe, critique du Kremlin, Arkadi Babtchenko, ajoutant que le meurtre avait été "commandité par les services spéciaux russes". Mais retournement de situation, mercredi 30 mai. Le journaliste en question est apparu, bien vivant, lors d'une conférence de presse du chef de la Sécurité d'Etat ukrainienne. Le gouvernement urkainien a expliqué avoir mis en scène le meurtre pour déjouer un assassinat commandité par la Russie. "Grâce à cette opération, nous avons réussi à déjouer une provocation cynique et à documenter les préparatifs de ce crime par les services spéciaux russes", a déclaré le chef des services ukrainiens de sécurité Vassyl Grytsak, aux côtés du journaliste, précisant que cette "provocation" consistait à assassiner ce dernier."
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La guerre sans la guerre, drôle de guerre !

Par Mathieu Épinay*
Moyen-orient. Le président Macron a déclaré que le fait d’envoyer des missiles frapper des sites en Syrie n’était pas un acte de guerre, mais juste des « représailles ». Dans cette affaire, tout n’aura été que postures.
Stupéfiant dans l’art consommé qu’il a de prendre les Français pour des imbéciles, le talentueux Macron, après avoir abordé les questions religieuses aux Bernardins, s’est mis à traiter les questions stratégiques avec la même sophistique. Toujours avec le même brio ! Dans l’entretien télévisé incongru du 16 avril, il a expliqué au journaliste Plenel de Mediapart que, grâce à nos frappes en Syrie, nous avons « réacquis de la crédibilité à l’égard des Russes ». Pas de chance, le lendemain le ministre russe des Affaires étrangères faisait savoir, sans être démenti, que « la Russie et la coalition internationale dirigée par les USA ont été en contact au niveau du commandement peu avant les frappes contre la Syrie. Moscou a notamment mis en garde contre les frappes sur certaines régions syriennes qui signifieraient le franchissement de lignes rouges. » Il ajoutait que « le chef d’état-major des armées russes avait averti la coalition internationale, bien avant qu’elle ne réalise ses frappes contre la Syrie, que si les activités militaires quelconques de la soi-disant coalition touchaient des militaires russes, la partie russe répondra d’une manière dure et claire. » Pour Macron, une opération négociée avec les Russes et encadrée par leurs lignes rouges – ils ont aussi les leurs –, nous aurait donc rendus crédibles et dissuasifs à leur égard.
