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Bernard Connolly et l'effondrement des nations européennes
En 1995, Bernard Connolly, économiste formé à Oxford, est haut fonctionnaire britannique de la Commission européenne. Fonctionnaire de catégorie A4, il touche un salaire de 560 000 francs par an. Dans les immeubles de l’administration de Bruxelles, Bernard Connolly participe à la mise en place de la monnaie unique. Sa mission consiste à suivre l’évolution des politiques monétaires dans les États membres de l’Union européenne et à analyser les implications nationales de la mise en œuvre de l’Union européenne et monétaire. Bernard Connolly est l’un des personnages les mieux placés pour nous parler de l’euro !Il rédigea un ouvrage intitulé The Rotten Heart of Europe. The dirty war for Europe’s money (Le cœur pourri de l’Europe. La sale guerre pour la monnaie européenne) qu’il fit publier sans l’autorisation préalable de son autorité hiérarchique. De nombreux extraits de ce livre furent diffusés dans le Financial Times. On reprocha à Bernard Connolly d’avoir révélé les futurs dégâts sociaux qu’occasionnerait l’euro. Il ne devait pas rendre public les objectifs recherchés par les familles oligarchiques à l’origine du projet de l’euro et de l’Union monétaire européenne. "Dès 1995, avant même l’introduction officielle de la monnaie unique, l’auteur conclut que le futur euro est le coeur pourri de l’Europe. La devise européenne est préparée de telle façon qu’elle risque de conduire à un violent conflit franco-allemand. (...) L’auteur mitraille Jacques Delors, les eurocrates, Mitterrand, Helmut Kohl et son entourage, John Major et les euro-enthousiastes britanniques, les politiciens danois, les hommes de Felipe Gonzalez, les responsables italiens, les Irlandais. Il n’est jamais plus en verve que lorsqu’il décrit les hauts fonctionnaires français abominables énarques, et il soigne tout particulièrement l’ancien directeur du Trésor, Jean-Claude Trichet, aujourd’hui gouverneur de la Banque de France, manifestement sa bête noire". (source : La Tribune, 26.06.1996.)Il laissait entendre que les hauts fonctionnaires et les experts des différents pays passaient des arrangements les uns avec les autres sans prévenir leurs ministres, que les commissaires de Bruxelles constituaient une nouvelle caste très dangereuse. Mais tout cela ne rappelle t-il pas ce que disait V. Boukovsky lorsqu’il établissait des parallèles judicieux entre l’Union européenne et l’Union soviétique ?Bernard Connolly annonce une lutte de pouvoir sans précédent entre l’Allemagne et la France. Les leaders de ces deux pays savent que détenir le contrôle de la monnaie européenne, c’est détenir le pouvoir sur leur propre avenir économique et aussi sur celui du reste de l’Europe. -
Parisot et Besancenot, même combat !
Fiche de lecture de Bernard Mazin, essayiste.
« Le seul concept qui permet de rendre compte du mouvement actuellement à l’œuvre dans nos sociétés libérales, … c’est celui « d’horizontalisation ».
J’entends par là le processus de délégitimisation, de destitution et de décrédibilisation de tout rapport à la « transcendance », au « symbolique », à l’ « immatériel » … Je parle du déclassement de ce que l’on appelle, depuis Nietzsche, les « valeurs », [c’est-à-dire] ce qui nous détermine à agir de telle ou telle manière au nom d’une idée ou d’un sentiment ineffable, et qui échappe à ce que l’on appelle d’ordinaire la rationalité. »
Ainsi s’exprime, dans son ouvrage « La Gauche du capital : Libéralisme culturel et idéologie du marché », récemment publié aux éditions Krisis, Charles Robin, qui fait partie de ces auteurs comme Jean-Claude Michéa (1), Costanzo Preve (2), Jacques Julliard (3) et d’autres, qui sont passés par la gauche communiste, trotskyste ou maoïste, mais qui ont su dépasser leurs appartenances partisanes pour élever leur réflexion au niveau métapolitique. Ils ont en commun de mettre en évidence la convergence qui s’opère sous nos yeux depuis la fin du XXe siècle entre les versions économique et politique du libéralisme, ce qui confère à leurs analyses une pertinence pour notre famille de pensée, même si leurs propositions restent souvent plus nébuleuses. Le livre de Charles Robin rassemble un texte intitulé « Le libéralisme comme volonté et comme représentation », que l’auteur qualifie d’ « essai philosophique à tonalité pamphlétaire », et une série d’articles qui résument, commentent ou développent certains aspects de l’ouvrage-source. Cette configuration a pour inconvénient d’entraîner quelques redites, mais le lecteur aura tôt fait de dégager les lignes de force de la pensée « robinienne ».
L’extrême gauche, chien de garde du capitalisme
Dans un premier temps, Charles Robin revient aux sources philosophiques du libéralisme et rappelle que « la philosophie libérale se présente, dès l’origine, comme un courant de pensée double », reposant :
- d’une part sur le postulat suivant lequel l’initiative privée et la libre concurrence au sein du Marché sont ce qui garantit seul le bien commun par l’équilibrage et par l’harmonisation naturels des intérêts particuliers ;
- d’autre part sur la primauté du principe de liberté individuelle à l’égard des conventions sociales imposées de manière arbitraire par les institutions.
Il s’agit donc d’un « programme philosophique global qui pose l’individu et sa liberté (supposée “naturelle”) comme les seules instances normatives de la vie en société ». Et Robin de poursuivre :
« … Dès l’instant où l’idéal philosophique du “gouvernement par la liberté” a été posé comme la visée théorique et pratique qui structure tout l’édifice de la pensée libérale, l’opposition classique entre libéralisme politique et libéralisme économique tend inévitablement à s’abolir. Cela revient à dire […] qu’il n’existe aucune contradiction de principe entre la lutte des “libertaires” d’extrême gauche, pour une expansion illimitée des libertés individuelles (la “libéralisation des mœurs”) et les plaidoyers incessants des économistes libéraux en faveur d’un Marché mondial “libre”, “ouvert” et “concurrentiel”. »
Le cœur de l’analyse repose donc sur l’idée de l’unité du libéralisme, via la convergence entre formalisme politique et matérialisme économique. Cette idée peut être résumée de la façon suivante :
« La doctrine dite du libre-échange ne constitue pas autre chose que l’application à la sphère marchande du principe de liberté individuelle qui gouverne l’épistémologie politique du libéralisme du droit naturel […] dans un second temps, en déléguant à l’économie le soin de fixer les modalités sous lesquelles toute vie humaine serait appelée désormais à se dérouler – à savoir la recherche permanente du profit – les partisans de la thèse du libre-échange [invitent inéluctablement] à l’élimination méthodique de tous les obstacles politiques et culturels à l’avènement du marché, c’est-à-dire, en définitive, à l’abolition de tout ce qui, dans les lois, les coutumes et les mœurs léguées par l’histoire, entrave encore l’action rationnelle des individus, c’est-à-dire la libre poursuite par ceux-ci de leurs intérêts bien compris. […] Il existe, par conséquent, un lien étroit qui invite à voir dans la lutte incessante des libéraux politiques en faveur d’une émancipation sans fin vis-à-vis des structures normatives traditionnelles (Eglises, Morale, Tradition) la condition culturelle et anthropologique de l’expansion du principe marchand que les libéraux économiques appellent unanimement de leurs vœux. »
Cette analyse, exposée dans la seconde partie, « L’extrême gauche et le libéralisme », est reprise sous une forme plus concrète dans l’entretien intitulé « L’extrême gauche, armée de réserve du libéralisme ».
L’auteur y dénonce en particulier deux mythes couramment répandus :
- l’idée que le libéralisme serait une doctrine exclusivement économique politiquement incarnée dans la « droite ». Il a beau jeu de rappeler que les véritables racines intellectuelles du libéralisme, au XVIIIesiècle, étaient à gauche et se situaient au confluent du courant « jusnaturaliste » et du courant « utilitariste » ;
- l’idée que l’extrême gauche serait la seule force d’opposition au libéralisme et à ses effets humainement dévastateurs.
Il en résulte une contradiction philosophique intenable pour l’extrême gauche qui, dans la mesure où elle adosse sa condamnation du libéralisme économique à une défense inconditionnelle des principes du libéralisme culturel et des droits « sociétaux », est amenée ainsi à « déplorer les conséquences de ce dont elle chérit les causes ».
Historiquement, les libéraux politiques des Lumières cherchaient à lutter contre les forces d’oppression de l’Ancien Régime. Leur représentation de la liberté humaine était conçue comme la capacité de s’affranchir de tout lieu de « dépendance » ou même d’ « appartenance », que celle-ci soit familiale, nationale ou encore historique, à l’égard d’une autorité supra-individuelle. Elle débouchait sur ce que Jean-Claude Michéa a nommé « l’aptitude de l’homme à se déraciner perpétuellement ».
Depuis Mai-68, les « apôtres de la pensée libertaire [travaillent] bien plus efficacement, de fait, à l’aménagement méthodique des conditions politiques et culturelles de son « atomisation », soit à la mise en circulation du modèle social et anthropologique […] le plus adapté aux besoins idéologiques du marché ».
Comme le note Hervé Juvin (4), « La société politique libérale tente d’aspirer chacun vers l’abstraction du sujet du droit, elle le déshabille de tout ce qui fait de lui un être de chair et de sang, un passé, des origines, des liens, une terre et une histoire, pour le rendre fluide, liquide, mobile, indéfiniment ». Et Robin de conclure sur ce point :
« Tel est donc l’irréductible paradoxe du travail de désymbolisation accompli par les théoriciens de l’extrême gauche depuis ces quarante dernières années. En proclamant partout l’égale illégitimité de toutes les figures traditionnelles de l’autorité, sous couvert de lutter contre l’oppression et l’exploitation capitalistes, il se donnait les moyens de noyer définitivement les derniers îlots de résistance culturelle à l’extension sans fin du règne de la marchandise. »
Ainsi se met en place un univers culturo-marchand dans lequel les problématiques « sociétales » (lutte pour la diversité, pour la défense des minorités, contre toutes les discriminations…) se substituent à la « question sociale » d’autrefois, avec la complicité de la classe politique, (presque) toutes tendances confondues, et des médias.
Charles Robin ne se contente pas de rester au niveau de la philosophie pure. Il passe de la théorie à la pratique en braquant le projecteur sur différents champs de manœuvre de l’idéologie de l’extrême gauche libertaire au profit du capitalisme mondialiste :
- l’école et le système éducatif conviés au nivellement par le bas ;
- la défense du métissage et la thématique de l’antiracisme ;
- la sexualité avec la mise en place d’une « économie libidinale » au service de la « désinhibition pulsionnelle » et de la « libération du désir ».
Il ne répugne pas, au passage, à désigner certains maîtres à penser de la « déconstruction » comme Pierre Bourdieu et leurs relais politiques, certes beaucoup plus indigents intellectuellement, comme Olivier Besancenot. Il convoque aussi les complices censément de « droite », du MEDEF à Nicolas Sarkozy ou à Valérie Pécresse. C’est sans doute là que se niche la dimension pamphlétaire de l’ouvrage.
Le réalisme contre l’utopie
Le problème des réflexions de Charles Robin et des auteurs cités plus haut auxquels il s’apparente est qu’elles sont certes très pertinentes dans l’analyse et le constat, mais n’offrent pas de perspectives tangibles ou acceptables à nos yeux.
On rappellera à cet égard que Constanzo Preve se qualifiait lui-même de « marxiste dissident » et plaidait la compatibilité entre le marxisme et la réhabilitation d’une certaine forme de communautarisme.
D’autres, comme Jean-Claude Michéa, entrevoient une solution dans le retour à la « convivialité » en s’inspirant de la notion de « common decency » orwellienne ou, comme Alain de Benoist, dans la décroissance.
Robin, quant à lui, revendique son adhésion pleine et entière au projet d’une société qui aurait fait sienne le mot d’ordre de Marx « De chacun selon ses capacités, à chacun selon ses besoins ».
Tous ces penseurs, au-delà de leurs différences idéologiques parfois considérables, ont en commun d’estimer qu’il existe un dysfonctionnement « structurel » du modèle capitaliste et qu’il n’est de remède que dans une mise en cause radicale et totalisante du Système.
C’est sans doute sur ce point que l’on est tenté d’adopter une position moins tranchée que Charles Robin et ses épigones. D’une part, les catégories ne sont pas aussi absolues que la présentation qui en est faite : souvenons-nous, par exemple, que Friedrich von Hayek, grand défenseur s’il en est de l’économie de marché, a été simultanément un critique intransigeant du rationalisme cartésien et de ses conséquences sur l’abandon de l’enracinement et des traditions.
D’autre part, l’idéologie « libertarienne », que ce soit sous la forme économique de l’ultra-libéralisme ou sous celle du « Jouissons sans entraves ! » des héritiers de Mai-68, n’est qu’une utopie, et, comme telle, elle s’expose au mieux à la dégénérescence, au pire à la révolte dès qu’elle est mise à l’épreuve du réel.
A cet égard, il ne faut pas minimiser le phénomène de « défiance préventive » des classes populaires à l’égard des entreprises de « modernisation » entendue précisément comme une volonté de déracinement systématique. La gauche et l’extrême gauche ne comprendront jamais ce phénomène, tout engluées qu’elles sont dans le tabou du « Progrès continu ». Mais les forces de résistance existent.
Le « gouvernement planétaire » et le village global, tout comme l’idée de « citoyens du monde » sont des utopies qui ne se réaliseront jamais. Pour autant, il ne faut pas organiser la riposte autour d’autres utopies. Pour notre part, il nous semble qu’une perspective plausible est plutôt à rechercher du côté de l’analyse dumézilienne de l’organisation trifonctionnelle des sociétés indo-européennes, en l’occurrence le rééquilibrage et le découplage entre la fonction souveraine et la fonction marchande. Par ailleurs, l’on observe que des pays de plus en plus nombreux mettent en œuvre des expériences de gouvernement reposant sur la synthèse libérale et nationale (Hongrie, Inde, Turquie…). Sauf à considérer que l’évolution vers le cosmopolitisme est une tendance irrésistible, il n’est pas vain de penser que ce type d’expérience soit amené, sous l’influence de peuples de plus en plus rétifs à la mondialisation, à se multiplier dans les années à venir.
Bernard Mazin, 1/12/2014
Charles Robin, La Gauche du capital : Libéralisme culturel et idéologie du marché, Editions Krisis, octobre 2014, 245 pages.
Notes :
- De Jean-Claude Michéa, deux ouvrages ont été commentés sur le site : Impasse Adam Smith, par Michel Geoffroy le 20/05/2011 (http://archives.polemia.com/article.php?id=3810), et Les mystères de la gauche, par C.D. le 13/03/2013 (http://www.polemia.com/les-mysteres-de-la-gauche-de-lideal-des-lumieres-au-triomphe-du-capitalisme-absolu-de-jean-claude-michea/). On peut aussi lire sur le même thème : Le Complexe d’Orphée, Ed. Flammarion, Coll. Climats, 2013, 357 p.
- De Costanzo Preve, La Quatrième Guerre mondiale a été présenté sur le site par Bruno Guillard le 19/03/2014 (http://www.polemia.com/la-quatrieme-guerre-mondiale-de-costanzo-preve/). Un commentaire de l’ouvrage Eloge du communautarisme (Ed. Krisis, 2012, 267 p.) interviendra prochainement.
- Cf. Jacques Julliard, Les Gauches françaises 1762-2012, Ed. Flammarion, 2012, 940 p. On notera que J. Julliard et Jean-Claude Michéa viennent de publier un ouvrage de « lettres croisées » intitulé La Gauche et le Peuple, Ed. Flammarion, octobre 2014, 318 p.
- Hervé Juvin et Gilles Lipovetsky, L’Occident mondialisé, Ed. Grasset, 2011, 256 p.
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Le ramadan, oui, la crèche de Noël, non !
Plusieurs religions mais plusieurs façons de les traiter ; autant dire que le combat est inégal et perdu d’avance pour les chrétiens.
Les élites françaises sont amoureuses de la loi de 1905 sur la séparation de l’Église et de l’État. Le mot « laïcité » est de ceux qui reviennent le plus souvent dans les litanies de la mythologie républicaine. Et ce mot, comme tant d’autres, a le mérite d’avoir tous les sens qu’on veut bien lui prêter ; c’est-à-dire de n’en avoir finalement aucun. Une expression fourre-tout que l’on invoque quoi que nous ayons à dire. Au nom de la laïcité, on peut par exemple fustiger que la République transmette ses condoléances suite à la mort du pape Jean-Paul II tout en acceptant, le plus naturellement du monde, que l’on donne aux imans la possibilité d’être formés et d’exercer dans un cadre prévu par une République plus allergique à la soutane qu’à la djellaba.
La réalité est que la laïcité est l’armature idéologique qui permet de lutter contre le christianisme tandis que les minorités religieuses, islamique ou juive surtout, sont à la fois soutenues et promues par une autre armature idéologique : l’antiracisme. Plusieurs religions mais plusieurs façons de les traiter ; autant dire que le combat est inégal et perdu d’avance pour les chrétiens.
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À qui profitent les émeutes de Ferguson ?
L'émotionnel mondial occasionné par de tels événements amène légitimement le chroniqueur à s'interroger à propos de la révolte autour de la mort d'un jeune Afro-Américain dans le Missouri et de la décision du grand jury de ne pas poursuivre le policier responsable de ce drame.
Sans aucune honte aujourd'hui je démarque donc largement, maladroit traducteur, l'article publié par Thomas Sowell dans "National Review" ce 2 décembre.
Je commets de la sorte ce quasi-plagiat la conscience tranquille, n'ayant pas pris le temps de contacter cette excellente publication qui aura inspiré depuis 1953 le mouvement conservateur américain et qui fut saluée à ce titre par son meilleur disciple le président Reagan lors de son 30e anniversaire.
Je me contente de la citer, sachant je facilite ainsi la tâche de ceux de mes gracieux lecteurs qui s'inspirent avec quelques jours de retard de "L'Insolent" sans jamais en mentionner l'existence.
Économiste de l'école de Chicago, l'auteur, natif de Caroline du nord, ayant grandi à Harlem, met en exergue une remarque du sociologue démocrate américain Daniel Patrick Moynhian (1927-2003) : "vous êtes en droit d'avoir vos propres opinions, vous n'êtes pas en droit d'avoir vos propres faits".
On va voir en effet combien cet apophtegme s'applique à l'affaire présente.
Peu de temps après le coup de feu qui tua Michaël Brown le 9 août 2014, ce jeune homme de 18 ans pesant 130 kg était décrit comme un "gentil géant". Mais après que fut divulguée une vidéo le montrant en train de brutaliser un commerçant auquel il avait volé de la marchandise, le procureur général des États-Unis et ministre de la Justice Éric Holder exprima le désagrément que lui causait cette divulgation. En d'autres termes, aux yeux de Holder la vérité constituait une offense mais non le mensonge.
Beaucoup de prétendus témoins oculaires du drame ont donné des recensions contradictoires de l'événement. Certains se sont même contredits dans leurs propres versions successives.
Fort heureusement le grand jury n'avait pas à se fonder sur de telles déclarations, quoiqu'une partie des médias se soit crus obligés d'y souscrire.
Ce dont disposait le grand jury, et que le reste du public ignorait jusqu'à l'annonce de sa décision, était un ensemble de faits matériels qui racontaient une histoire bien différente de celle qu'on entendait partout. Trois médecins légistes différents, dont l'un représentait la famille de Michaël Brown, ont examiné les éléments matériels. Ceux-ci comprenaient les résultats de l'autopsie, les traces d'ADN de Michaël Brown sur la porte du car de police et sur l'arme du policier, les photographies du visage meurtri et enflé du policier Darren Wilson et les taches de sang dans la rue où Brown a été abattu.
Ces éléments de preuves matérielles étaient difficilement conciliables avec les affirmations, proclamées haut et fort, et selon lesquelles Brown avait été abattu dans le dos, les mains en l'air, tout en essayant de se rendre. Au contraire, ils coïncidaient avec le témoignage du policier.
En outre, ils étaient conformes aux déclarations d'un certain nombre de témoins noirs, ayant déposé sous serment, malgré les craintes qu'ils exprimaient pour leur sécurité, menacée par des foules déchaînées.
Les médias ont présenté les émeutes, les pillages et les départs de feu comme autant de réactions populaires à la décision du grand jury de ne pas inculper le policier. En fait elles ont commencé longtemps avant le grand jury ait même commencé son enquête, et bien avant qu'ait été annoncé la moindre décision.
Pourquoi certaines personnes persistent à croire ce qu'elles veulent croire, il est difficile de répondre à une telle question.
Mais plus importante est la question de l'évaluation des conséquences à attendre de l'explosion d'anarchie ayant commencé à Ferguson, puis s'étant étendu au Missouri avant de se propager à travers tout le pays.
Les premières victimes des saccages commis par la foule à Ferguson furent des gens qui n'avaient rien à voir avec Michaël Brown ou avec la police. Il s'agit notamment de personnes, beaucoup de noirs ou de membres d'autres minorités, dont les entreprises qui les employaient ont été détruites, et ne pourront peut-être jamais être relancées.
Mais ce ne sont là que les victimes directes. Si l'on se réfère à l'expérience des autres communautés ravagées par de telles émeutes dans les années antérieures on peut soutenir que des noirs encore à naître paieront encore, dans les années à venir, pour le prix de toutes les émeutes.
Parfois, c'est un quartier en particulier qui ne parvient pas à se rétablir, et parfois c'est toute une ville. Detroit en offre un exemple classique. Il s'y produisit l'émeute la plus grave des années 1960 : 43 morts – dont 33 Noirs. Les entreprises ont déserté Detroit quitté, emportant avec elles les emplois et les recettes fiscales qui eurent été indispensables pour sauver la ville. Les gens de la classe moyenne – aussi bien les noirs que les blancs - ont fui, eux aussi.
Harlem était au nombre de ces nombreux ghettos qui ne se sont jamais remis des émeutes des années 1960. Plusieurs années plus tard, une de mes nièces, ayant grandi dans le même immeuble de Harlem où j'avais moi-même grandi quelques années avant elle, se plaint amèrement de la façon dont les magasins et autres entreprises ont quitté le quartier.
Il y avait beaucoup de magasins dans ce quartier où j'ai grandi. Il y avait un dentiste, un pharmacien et un opticien, tous à moins d'un pâté de maisons. Mais c'était avant que le quartier ait été balayé par des émeutes.
Qui tire bénéfice des émeutes de Ferguson ? Les plus grands bénéficiaires sont les politiciens démagogues et communautaristes. En tant que maire de Detroit Coleman Young fut l'un des nombreux démagogues politiques qui assurèrent leur propre réélection, en utilisant une rhétorique de nature à faire fuir les gens susceptibles, certes, de créer des emplois et de payer des impôts, mais qui ont aussi vocation à voter contre les politiciens démagogues.
Les démagogues politiciens ont prospéré, tandis que Detroit est devenu un terrain vague.
http://www.insolent.fr/2014/12/a-qui-profitent-les-emeutes-de-ferguson-.html
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La CEDH soutient les pirates
La Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) a condamné la France à compenser le "préjudice moral" subi par des pirates somaliens qui avaient attaqué des navires français en 2008. La France doit payer à chaque pirate 2000 à 5000 euros à titre de dommage moral et à verser 3000 à 9000 euros pour frais et dépens.
La cour a établi qu'après avoir arrêté les pirates dans les eaux territoriales somaliennes et les avoir placés sous contrôle militaire à bord de la frégate "Courbet", les marins français devaient les "traduire sans délai devant un juge ou un autre magistrat habilité par la loi à exercer des fonctions judiciaires". Or, les pirates ont été présentés à un juge d'instruction avec 48 heures de retard.
Tout en reconnaissant l'existence de "circonstances tout à fait exceptionnelles", à savoir le fait que "la France intervenait au large de la Somalie, à 6 000 kilomètres de son territoire", la Cour a toutefois établi que "rien ne justifiait un tel délai supplémentaire".
Ce gouvernement des juges est surréaliste. Nous devrions organiser pour les juges de la CEDH un petit voyage en yacht au large de la Somalie.
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Bachar el-Assad : « Qui a donc créé l’Etat Islamique ? La Syrie ou les Etats Unis ? »
Le président syrien Bachar el-Assad a accordé un entretien au magazine Paris-Match. Il y revient sur la responsabilité des Etats-Unis dans la création de l’Etat Islamique.
-Parlons du groupe Etat Islamique. On entend dire parfois qu’au départ, le régime syrien a encouragé la montée des radicaux islamistes pour diviser l’opposition. Que répondez-vous ?
-D’abord en Syrie, nous avons un Etat, pas un régime. Soyons clair sur la terminologie. Si nous supposons que cela est vrai, et donc que nous avons soutenu l’Etat Islamique, cela revient à dire que nous leur avons demandé de nous attaquer, d’attaquer nos aéroports militaires, de tuer des centaines de nos militaires, d’occuper nos villes et nos villages. Où est la logique là-dedans ? Qu’avions-nous à gagner dans tout cela ? Diviser et affaiblir l’opposition, comme vous le dites ? Nous n’avions pas besoin de le faire. L’Occident lui-même reconnaît que cette opposition était fantoche. C’est ce qu’Obama lui-même a dit. L’hypothèse est donc fausse. Mais alors, où est la vérité ? En réalité, l’Etat Islamique a été créé en Irak en 2006. Ce sont bien les Etats Unis et non la Syrie qui occupaient l’Irak. Abou Baker al Baghdadi était dans les geôles américaines et non dans les prisons syriennes. Qui a donc créé l’Etat Islamique ? La Syrie ou les Etats Unis ?
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Un droit fera-t-il oublier la dureté des 8 millions d’avortements depuis 1974 ?
Dans un communiqué diffusé aujourd'hui Mgr Dominique Lebrun, évêque de Saint-Etienne, fidèle depuis plusieurs années à la Marche pour la vie (la prochaine sera le 25 janvier 2015) condamne la résolution votée à l'Assemblée nationale :
"Je ne saurai jamais ce que vivent des femmes en grande difficulté ; pourtant je veux affirmer que le droit à l’avortement est un leurre. Il réduit au silence les plus faibles, les enfants dans le sein de leur maman, les enfants de leur papa curieusement absent de la loi. « Ce que vous ferez au plus petit, c’est à moi que vous le ferez », dit Jésus dans l’Evangile. Y a-t-il plus petit dans notre humanité que l’embryon de 3 jours, 5 ou 12 semaines, le fœtus de 4 ou 9 mois ?
Quelle différence entre l’enfant conçu depuis 12 semaines et celui conçu depuis 13 semaines ? Rien, dit la science, sinon que le premier est plus faible, plus petit ! Les parlementaires d’aujourd’hui décident arbitrairement de supprimer toute protection aux plus faibles des humains. C’est une tromperie. Qui sont-ils pour décider que celui-ci est un être humain digne de la plus grande protection un jour, et le placer sans aucune protection la veille ?
Il ne peut y avoir de tri parmi les enfants à naître. L’enfant handicapé n’est-il pas un être humain comme les autres ? D’ailleurs, notre société déploie de justes efforts envers les personnes atteintes d’un handicap. De même, qui s’insurge contre le jugement porté sur les femmes qui font le choix de l’accouchement sous X, et donc du don pour l’adoption, plutôt que l’avortement ? Qui s’étonne que ce choix soit considéré comme plus grave envers son enfant que de lui ôter la vie ?
Qui sommes-nous pour décider qui a le droit de vivre ? Aimer, protéger, accueillir l’enfant depuis sa conception est la seule attitude humaine cohérente, à moins de se prendre pour Dieu. Il y va de l’avenir de notre société, de la vérité de notre lutte pour les plus pauvres quels qu’ils soient. Cette cohérence, évidemment, va avec toute l’attention à porter aux femmes en grande difficulté, en particulier les très jeunes.
Que signifie, face à l’embryon, le droit de la femme à disposer de son corps ? Notre corps est un don pour la vie. L’enfant à naître est « son » enfant, celui de la femme enceinte, mais il est aussi l’enfant de son père, à égalité. En fait, pour la science, c’est un être vivant, autonome, de l’espèce humaine comme le prouve la fécondation in vitro. L’enfant est nourri à travers le corps de la maman, comme il le sera différemment dans les premiers mois après sa venue au monde. Les neuf mois d’intimité ne sont pas un droit de vie ou de mort, à moins de transformer la joie en angoisse.
Pourquoi cache-t-on les conséquences psychologiques, sociales et économiques des avortements ? Quel média relaie les innombrables dépressions qu’ils engendrent ? Quel sociologue peut dire ouvertement ce que serait notre société sans l’avortement ? Combien de couples avec ou sans enfants auraient pu adopter, par exemple ? Quel ministre dit à quoi aurait pu servir le milliard dépensé par la sécurité sociale, pour aider les femmes dans la détresse ou les parents d’enfants handicapés ? Ces silences sont des tromperies.
Disciples de Jésus, les chrétiens veulent choisir la vie, choisir les plus petits. C’est leur joie la plus profonde. « J’étais nu et vous m’avez habillé », dit Jésus. Je remercie toutes les femmes et tous les hommes qui choisissent la vie, je remercie toutes les personnes qui viennent au secours des femmes et des hommes tentés par l’avortement jamais choisi par plaisir. Je remercie les écoutants de l’association Nouvelle étape. Parmi d’autres, ils ouvrent leur cœur et leur savoir-faire pour aider celles qui hésitent ou qui ont subi un avortement. Je remercie aussi ceux qui s’attaquent aux vraies causes : la misère économique et morale, la pornographie, les pressions et les violences faites aux femmes, les carences éducatives, et l’oubli du Créateur.
Comme le disait Simone Veil à la tribune de l’assemblée, l’avortement est toujours un drame. Que signifie un droit au drame ! Comme le dit le Pape François, « quelle horreur … », y aurait-il un droit à l’horreur ? Comme le disent des professionnels, « c’est trop dur de pratiquer des avortements » … Un droit fera-t-il oublier la dureté des 8 millions d’avortements depuis 1974 ? Comme en témoignent tant de femmes 5, 10, 15 ans après, ou même plus tard, l’avortement est une blessure à vie … Qu’est-ce qu’un droit d’être blessée à vie ?
Aimer le plus petit, c’est aussi ne condamner personne, comprendre, autant que possible, les parents confrontés à la question de l’avortement. Je redis que le pardon est ouvert à tous. Je ne peux ressentir ce que vit une femme en grande difficulté, mais je suis témoin du magnifique relèvement de femmes qui ont pris le beau chemin du pardon. Je remercie les prêtres qui transmettent le pardon de Dieu et sont témoins de sa miséricorde.
Que Dieu pardonne notre société quand elle refuse la vie ! Que Dieu nous donne courage pour choisir le plus faible !"
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L'Assemblée refuse de lutter contre les mères porteuses
L'Assemblée nationale a rejetéaujourd'hui, par 22 voix contre 16 (oui il n'y avait que 38 députés sur les 577 élus), une proposition de loi UMP qui visait à lutter "contre les démarches engagées par des Français pour obtenir une gestation pour autrui" (GPA). Ce texte, pourtant cosigné par quelque 150 députés UMP et UDI qui ne se sont donc pas déplacés, entendait doubler les peines actuellement prévues par la loi à l'encontre des agences organisant la pratique des mères porteuses.
Les Adoptés pour l'enfance réagissent :
"Alors que Manuel Valls s’était profondément indigné dans le journal La Croix, le 2 octobre 2014 contre la Gestation pour Autrui en tenant ces propos : « Il faut affirmer des positions claires : la GPA est et sera interdite en France. C’est le choix très ferme du président de la République et de son gouvernement. La France n’a jamais varié sur ce sujet. Elle est opposée à la légalisation de la GPA qui est, il faut le dire, une pratique intolérable de commercialisation des êtres humains et de marchandisation du corps des femmes. » Nous avons assisté avec consternation à l’Assemblée nationale aujourd’hui à un rejet pur et simple de tout débat par la majorité actuelle sur la possibilité d’incrimination des commanditaires de GPA.
C’est une honte que le gouvernement français n’agisse pas contre les sociétés de mères porteuses, c’est une honte de laisser implicitement se développer une pratique contraire à la dignité des femmes et des enfants !Si nous comprenons bien la France ne lutte pas contre la GPA à quand le légalisation ? s’est exprimée Anne-Claude présidente du collectif les Adoptés pour l’enfance.
Une nouvelle fois les adoptés alertent les pouvoirs publics sur les dangers de cette fabrication d’enfants pour l’adoption, enfants soumis à une blessure d’abandon prémédité. Refuser d’incriminer les commanditaires de tels actes c’est laisser se développer de telles pratiques indignes des femmes et des enfants et c’est une hypocrisie du gouvernement sur le dos des enfants. Nous appelons tous les Français à se mobiliser sur cette question importante et d’en appeler à la responsabilité du gouvernement qui parle mais n’agit pas."
Addendum 21h - Détail du scrutin.
Ont voté contre la motion de rejet du PS visant à rejeter cette proposition de loi:
- Julien Aubert
- Xavier Breton
- Guy Geoffroy
- Philippe Gosselin
- Jean-Jacques Guillet
- Jean-François Lamour
- Pierre Lellouche
- Jean Leonetti
- François de Mazières
- Philippe Meunier
- Jacques Myard
- Jean-Frédéric Poisson
- Claudine Schmid
- Patrice Verchère
- Jean-Christophe Fromantin
- Marion Maréchal-Le Pen
Posté le 4 décembr
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La France, « défoncée » à la dépense publique improductive !
Elle n’emprunte pas pour investir mais pour fonctionner, notamment pour entretenir une fonction publique d’un emploi sur cinq.
Certains ferment des cadenas le long des ponts en se jurant un amour éternel, les patrons de PME qui défilaient munis de cadenas à Paris et à Toulouse souhaitaient au contraire qu’un geste d’amour des pouvoirs publics les ouvrent afin de desserrer l’étreinte réglementaire, fiscale et sociale qui les empêche d’investir et de croître… Alors ils demandent aux fonctionnaires et aux élus de revoir trois copies rédigées en méconnaissance de la réalité vécue.
– Il est impossible à certaines petites entreprises, en raison de leur type d’activité, d’embaucher des salariés pour un minimum de 24 heures par semaine.
– La complexité de la mise en œuvre du compte pénibilité pour la retraite est d’une gestion trop lourde pour des patrons qui préfèrent se consacrer à la marche de leur entreprise plutôt qu’à la paperasse administrative, laquelle justifie au contraire le surnombre des emplois publics.
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Marion Maréchal-Le Pen a humilié Laurent Wauquiez
Selon Thierry de Cabarrus dans l'Obs. Extraits :
"Concrètement, il s’est fait dévorer tout cru par Marion Maréchal-Le Pen, la toute jeune députée du Vaucluse, ce bébé requin de la politique dont il espérait ne faire qu’une bouchée et qui l’a abandonné, exsangue et ridicule en fin d’émission, sur le plateau de France 2. [...] Durant l’émission, Laurent Wauquiez est convaincu qu’il va pouvoir facilement terrasser son adversaire sur l’Europe. Voilà qu’il développe l’argument usé de la sortie de la France de l’UE et qu’il aborde la question de l’abandon de l’euro et du retour au franc. Comment, concrètement, compte faire le Front national ?
Sauf que Marion Maréchal-Le Pen, qui l’attend de pied ferme sur ce thème, lui retourne l’argument du manque de réalisme.Comment Laurent Wauquiez, cet éphémère ministre des Affaires européennes de Nicolas Sarkozy, qui veut en finir avec l’Europe des 28, qui souhaite revenir à un "noyau dur" de six membres, compte-t-il faire concrètement pour mener à bien un tel projet ? Comment compte-t-il contourner l’article 48 du Traité européen qui exige l’unanimité des membres de l’UE pour parvenir à un tel bouleversement ? Comment peut-il démembrer cette Europe, passer de 28 à 6 sans toucher à cet euro et sans lui-même revenir au franc ?
Cette fois,Laurent Wauquiez se tait, incapable d’opposer un argument sérieux à celle qui le prend soudain en défaut dans son propre domaine de compétence, les Affaires européennes, et qui a pris la précaution, face à lui, de potasser son sujet à fond. [...]
Sur la loi Taubira, le député de Haute-Loire a voulu faire la différence, en rappelant que le camp des cathos, c’était sa chasse gardée puisqu’il avait fait toutes les "manifs pour tous" [...]. Et de critiquer la position ambiguë de Marine Le Pen, qui, contrairement à sa nièce, s’était abstenue de défiler contre le mariage gay ou contre l’avortement.Mal lui en a pris, cette fois encore, car Marion Maréchal-Le Pen a opposé l’unanimité du comité central du FN sur ce sujet aux couacs de Nicolas Sarkozyhésitant entre abrogation et réécriturede la loi et finalement cédant sous la pression de ses militants."