Démonstration, photos à l’appui, par le journaliste indépendant Olivier Pechter. Cela démontre une fois de plus que ces militantes mangent à tous les râteliers. Reste à savoir dans quel but.
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Les Femen, un étrange mélange de fréquentations communistes, néo-fascistes et néo-atlantistes
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La France redécouvre la répression
Ce sont des Russes qui, venant en France pour quelques jours, lisant l’actualité française, regardant les journaux télévisés en France, nous parlent clairement de « fascisme inversé ».
Pour ces observateurs venus d’un pays où le patriotisme et la famille, ont conservé leurs valeurs traditionnelles et qui font la solidité de la société russe, il est plus facile de mettre des mots sur ce qui se passe en France depuis les manifestations contre le mariage homosexuel et la loi Taubira. Les observateurs russes sont inquiets sur l’avenir de la France, le pays « des Lumières », un pays qu’ils aiment tant. L’arrestation de David Van Hemelryck ce dimanche 19 janvier semble confirmer les observations de nos alliés russes.
« Le peuple n’est pas interrogé. Après avoir imposé le multiculturalisme comme enseignement, l’État oblige aux petits Français à apprendre la non différence entre une fille et un garçon et prône l’homosexualité et le changement de sexe chez les jeunes enfants. Toutes critiques ou pensées différentes envers ces nouveaux dogmes sont réprimées. »
Valeurs de la famille. Les notions du LGBT sont devenues des lois qui sont enseignées dans les petites écoles. « Ils imposent le mariage homosexuel, interdisent les opposants au mariage pour tous de porter le tee-shirt représentant un papa, une maman avec un enfant ! C’est du fascisme à l’envers ! », dit un juriste russe francophone venu en France pour quelques jours en découvrant l’actualité française. Le même juriste s’est indigné de voir les Français interdits d’exprimer librement leurs pensées sur le changement de société. Pour le gouvernement, l’année 2013-2014 est une année de mobilisation à l’école. Le gouvernement veut s’attaquer aux inégalités dès le plus jeune âge, notamment aux inégalités entre les filles et les garçons. « Parmi les engagements pour faire progresser l’égalité filles-garçons, une expérimentation est prévue à la rentrée dans 275 écoles primaires et près de 700 classes de dix académies : l’ABCD de l’égalité. Cet ABCD, élaboré en partenariat avec le ministère des droits des femmes, est un projet destiné à être développé», peut-on lire sur le projet du gouvernement. Le projet ABCD est le projet du gender pour apprendre une sexualité qui n’est pas apprise dans la famille des enfants. L’enfant va apprendre à l’école qu’il peut changer de sexe et apprendre que les pratiques homosexuelles sont des actes normaux, que la famille ne repose pas sur une maman et sur un papa. Pour l’actuel gouvernement il faut lutter contre les préjugés et les stéréotypes sexistes. Une femme devenant une maman et une épouse et un homme devenant un papa et un mari sont devenus un préjugé et un stéréotype sexiste à bannir. Le site de l’observatoire de la théorie du genre, fondé pour informer les Français de la réécriture de la famille par l’école, dénonce la projection du film, Tomboy primé à la Berlinale en 2011, dans les écoles en France pour introduire le gender (Tomboy a obtenu le Prix du jury aux Teddy Awards, prix récompensant les films traitant de sujets LGBT). Dans un entretien donné en 2011 à TV5, Céline Sciamma avoue avoir réalisé un film militant pour servir la cause du gender en dénonçant le retard de la France dans cette éducation.
Liberté d’expression. Les Veilleurs ou David Van Hemelryck, qui expriment leur position politique de manière pacifiste, sont arrêtés par la police. On découvre la répression. Le cas de David Van Hemelryck est révélateur. La première banderole « Hollande démission » qui a survolé nos plages et campagnes dans le ciel de France a été confisquée et aurait été brûlée. « Dans ce pays, on peut brandir n’importe quel drapeau étranger, mais gare ! Si le votre dérange le gouvernement, il le brûle ! », écrit hollande-demission. La voiture sur laquelle figurait « Hollande démission » a été retirée de la circulation par la police. « Il (Valls) a saisi la voiture Hollande Démission. Sur les ondes de la police iĺ a demande à toutes les unités d’intercepter ce véhicule pourtant inoffensif ! Le gouvernement agit contre la loi. Il brûle et il vole », peut-on aussi lire sur le même. Ce dimanche 19 janvier, David Van Hemelryck, qui s’apprêtait à prendre la parole dans une manifestation, a été arrêté par la police alors qu’il était en train de gonfler un ballon qui aurait eu la forme d’une quenelle. Selon Le Point, David Van Hemelryck, 34 ans, a ensuite été placé en garde à vue pour incitation à la haine raciale au commissariat du IIIe arrondissement. Après avoir appris la libération de David Van Hemelryck, le site hollande-demission invite les Français à la résistance, à obtenir un référendum pour demander au peuple s’il veut continuer avec François Hollande. Le site de David Van Hemelryck publie « Le discours que vous n’aurez pas eu car le gouvernement a décidé de priver de liberté d’expression ceux qui le dérangent trop ». Invité sur LCI le lundi 20 janvier à midi, David Van Hemelryck dit : « Je dénoncerai les dérives autoritaires du gouvernement Hollande, accroché à son luxe malgré les scandales, dans un mépris du peuple qui caractérise François Hollande. » N
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La dictature de Najat Vallaud-Belkacem
Excité, le ministre de l'Egalité et de la promotion du meurtre de l'enfant à naître, a prononcé un discours sidérant ce soir dans l'enceinte de l'Assemblée nationale :
"[...] Je commencerai donc par évoquer la loi de 1975. Je le dis avec fermeté : ce texte inscrivant la liberté des femmes à disposer de leur corps n’est ni à débattre ni à négocier.
Nous n’accepterons aucun recul. Nous serons déterminés et même intransigeants. Toutes les entraves, toutes les tentatives de remise en cause de ce droit fondamental, toutes les régressions se heurteront à la poigne de l’État de droit."A ceux qui s'abritent derrière la loi Veil pour demander le maintien de la situation de détresse pour avorter, le ministre affirme que cet argument n'était alors que tactique :
"Votre commission des lois a supprimé la référence dans notre législation à la « situation de détresse » qui conditionnait l’accès à l’IVG. C’est une actualisation bienvenue de notre droit et la suppression d’une disposition devenue obsolète et qui, du reste, n’avait été en 1974 qu’une concession accordée dans le cadre de la discussion. Simone Veil elle-même ne l’avait acceptée qu’à contrecœur."
Puis elle menace l'opposition :
"Je vous demande donc de rester dans ce consensus. Je le dis notamment aux quelques députés de l’opposition – je sais que tous ne partagent pas cette position – qui ont déposé des amendements pour que l’IVG ne soit plus remboursée par la Sécurité sociale. [...] Je le répète : restez dans le consensus républicain qui existe depuis 1975 sur ce droit essentiel. Le droit à l’IVG, nous l’avons construit ensemble ; il fait partie de notre patrimoine commun. Il nous faut le préserver, loin des passions inutiles, loin des manœuvres dilatoires. Envoyons un message clair aux femmes qui nous regardent. J’espère que nos débats en seront l’illustration."
Le député Jean-Frédéric Poisson lui a répondu :
"Je pars d’un principe que je défends constamment dans cet hémicycle : celui du respect de la vie depuis la conception. J’observe, d’ailleurs, qu’il s’agit là de la formulation même du premier article de la loi de 1975 à laquelle beaucoup font référence ici depuis tout à l’heure, et sans doute avec juste raison. La majorité socialiste, en tout cas en commission des lois, a décidé de supprimer la notion de « détresse » de la loi actuelle s’agissant de l’accès à l’avortement, en prétendant – c’était d’ailleurs l’un des éléments de notre débat – qu’il ne s’agissait là que d’une modification anodine. En réalité, je ne crois pas du tout qu’elle le soit. [...] Cette suppression fait entrer de plain-pied dans notre législation le droit à l’avortement comme un droit plein et entier, lequel a été décrit tout à l’heure par un certain nombre de nos collègues comme « le droit des femmes à disposer de leur corps ». Cette formule est connue. Visiblement, madame la ministre, vous l’avez faite vôtre – ce qui est évidemment votre droit le plus strict – mais vous avez été aussi alertée, d’une certaine façon, sur un problème de concurrence vis-à-vis du texte concernant l’interdiction de la prostitution dont nous avons débattu voilà quelques semaines. Cette question a été posée dans vos propres rangs et il faut savoir s’il s’agit là d’un principe qui ne souffre pas d’exception ou s’il en souffre. En droit, tout cela n’est pas neutre.
[...] Un rapport de l’IGAS consacré à l’IVG rappelait, en 2010, ce que disait la Haute autorité de santé : « L’IVG demeure un événement souvent difficile à vivre sur le plan psychologique. Cette dimension manque d’éclairage objectif et scientifique ». [...] Les enquêtes d’opinion nous renseignent, quant à elles, sur le fait que beaucoup de femmes éprouvent une souffrance réelle lors de la commission de cet acte, que ce soit par voie médicamenteuse ou chirurgicale. C’est là une réalité. Alors, soit on considère qu’elle ne doit pas être prise en compte et pas traitée, soit on essaie de la prendre en compte. [...]
[...] Nous savons tous, car nous connaissons et rencontrons ces situations, que la pression exercée sur un certain nombre de femmes, parfois par leur employeur, parfois par leur conjoint, parfois par leur famille ou leurs amis – cela n’épargne aucun milieu ni aucun type de personnes ou de convictions, c’est très clair – [...] C’est pourquoi, madame la ministre, non seulement le rétablissement de cette référence fondamentale qu’est la « détresse » est essentiel à la législation en vigueur – même si elle ne me satisfait pas, et c’est pourquoi ce que vous vous apprêtez à faire voter au Parlement sur le délit d’entrave à l’information incluant même la simple information préalable sur les conséquences éventuelles d’un avortement ne relève pas, je crois, du respect de la liberté personnelle."
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La Manif Pour Tous assigne en référé suspension le Préfet de Police
"La Manif Pour Tous assigne en référé suspension le Préfet de Police de Paris qui refuse que la manifestation du dimanche 2 février contre la familiphobie se termine place de la Concorde
La Manif Pour Tous invite ses sympathisants à assister à l'audience publique qui aura lieu vendredi 24 janvier à 10h.
Une nouvelle illustration du « deux poids - deux mesure » et un nouveau bras de fer avec la Préfecture de Police.
Le 15 janvier dernier, La Manif Pour Tous a assigné en référé suspension le Préfet de Police de Paris qui s’oppose en effet à l’arrivée de notre manifestation du 2 février sur la place de la Concorde.
La Manif Pour Tous dénonce cette décision injuste. Des organisations syndicales ont pu à plusieurs reprises et encore récemment, en octobre et novembre 2013, dans le cadre de leurs manifestations, se réunir sur cette même place de la Concorde.
Cette nouvelle prise de position destinée à nuire à La Manif Pour Tous s’oppose également aux dernières déclarations du Président de la République qui lors de sa conférence de presse du 14 janvier dernier affirmait que : "la liberté de réunion, de création, d'expression ne sauraient être diminuées, sauf circonstances exceptionnelles !" Il a même précisé que lesdites circonstances exceptionnelles concernaient "les atteintes à la dignité de la personne humaine". Il est donc évident que nous ne sommes pas concernés puisque notre mobilisation a pour objet la défense de la famille, la protection des enfants et la reconnaissance de la filiation père-mère-enfant.
Les intimidations politiques doivent cesser. La Manif Pour Tous indique à ceux de ses sympathisants qui souhaiteraient y assister et la soutenir, que l’audience publique du Tribunal Administratif se tiendra : le vendredi 24 janvier 2014 à 10 heures en salle n°3 du Tribunal Administratif de Paris 7 rue de Jouy - 75004 Paris (Métro : Pont Marie ou Saint Paul)"
Pour cette manifestation du 2 février, LMPT recherche des bénévoles.
Addendum :
"La Manif Pour Tous précise qu'il ne s'agit nullement d'un appel à manifester mais d'une simple invitation pour ses sympathisants et le grand public à venir assister, respectueusement et silencieusement, à une audience publique du Tribunal Administratif de Paris durant laquelle sera examiné le recours formé à l'encontre du Préfet de Police."
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Le débat sur l’IVG revient aujourd’hui à l’Assemblée nationale
PARIS (NOVOpress) - La proposition de certains parlementaires PS de réécrire la loi Veil de 1975 sur l’interruption volontaire de grossesse relance le débat. La refonte viserait à supprimer la référence à la « situation de détresse » de la femme, justifiant le recours à l’IVG, même si elle n’est pas appliquée en pratique — rappelons que plus d’un tiers des françaises ont déjà eu recours à l’avortement. Seconde mesure : l’extension du délit d’entrave à l’IVG au « fait d’empêcher ou de tenter d’empêcher de pratiquer ou de s’informer sur une interruption de grossesse ». Les associations de soutien aux femmes choisissant de garder leur enfant risquent désormais jusqu’à deux ans de prison et 30.000 € d’amende.
Ce débat anime aussi les plateaux télévisés et Roselyne Bachelot, ancienne ministre de François Fillon, a eu l’occasion de prendre farouchement la défense du droit à l’avortement : « Il s’agit, a‑t‑elle dit, d’une liberté imprescriptible, nous l’avons conquise il y a 40 ans, il n’est pas question de revenir sur ce droit ».
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VALLS condamne le messager – Le Général Soubelet paiera le prix de la vérité
Le Général Soubelet aurait dû mentir à la commission de lutte contre l’insécurité de l’assemblée nationale, c’est ce que je comprends des propos du ministre de l’Intérieur tenus à l’occasion des vœux de la Gendarmerie Nationale.
Désolé, ce n’est pas dans notre culture, Monsieur VALLS
Décidément ce ministre nous surprend de plus en plus, au point que l’on se demande si nous vivons dans une démocratie, ou si chaque jour nous devons attendre les appréciations, les sentiments, voire les lubies d’un ministre pour connaître la loi ou les règlements en vigueur.
La grande muette doit se taire, c’est entendu, mais qu’en est-il de la franchise d’un militaire entendu par une commission à l’assemblée nationale. Où doit aller la loyauté ? La réponse est simple, à l’Etat.
Le militaire doit tout autant sa loyauté au pouvoir législatif qu’au pouvoir exécutif. Généralement, cela ne pose pas de problème, mais il semble bien que Manuel Valls vienne d’introduire une nouvelle notion qui ne va pas rendre les choses simples et surtout va encore accroître la méfiance du peuple envers nos gouvernants.
Le mensonge doit-il primer ? Désolé, nous ne savons pas faire.
Si j’en crois Manuel Valls, la prochaine fois qu’un responsable de la gendarmerie sera entendu par une commission de l’assemblée nationale, il ne devra pas dire les choses telles qu’elles sont, mais composer pour plaire à son ministre. J’en veux pour preuve l’extrait de sa déclaration faite à l’occasion des vœux de la gendarmerie aujourd’hui 7 janvier 2014.
Entendu sur Europe 1 :
—— avec heu la garde des sceaux, nous avons souhaité tourner la page des débats et des polémiques stériles qui ont été entretenues. Opposer la justice aux forces de l’ordre est extrêmement contre productif. La garde des sceaux et moi-même, je veux le dire ici, travaillons dans le même esprit de confiance réciproque et je demande ici, à l’ensemble des forces de l’ordre de s’engager, de poursuivre le travail dans le même état d’esprit et vous comprendrez que je souligne ici avec force qu’aujourd’hui, je ne tolèrerai aucun manquement à cette ligne de conduite la loyauté et l’engagement sont des éléments tout à fait indispensables Et je compte évidemment sur vous. ——-
Les choses sont claires, vous n’avez pas à rapporter aux députés le résultat de votre travail, vous ne devez pas leur communiquer les chiffres et données qui sont en votre possession sinon, c’est à moi que vous aurez affaire. Je ne tolérerai aucun manquement à cette ligne de conduite.
Tout aussi clairement, les gendarmes ne peuvent faire connaître leur état d’esprit, sont interdit de toute communication. Le moral des gendarmes est devenu un secret d’Etat. Va-t-on laisser, en 2014, la gendarmerie revenir au 19ème siècle, où on leur demandait même de rester célibataire pour qu’ils restent disponibles et où il leur fallait une autorisation pour se marier, car la fiancée devait avoir certains revenus pour que le dit pandore n’ait pas le souci d’élever une famille. On a vu que le code de déontologie a interdit à tout gendarme d’utiliser Internet pour parler de son métier et cela c’est bien à Manuel Valls qu’on le doit. Une manie probablement de vouloir ainsi faire taire les gens qui le contredisent. Cela peut aller loin ainsi.
Clairement et d’une mauvaise foi scandaleuse, le ministre interpelle le Général Soubelet comme s’il avait fait une communication à la presse. Non le Général Soubelet a été entendu officiellement par une commission parlementaire qui fait une enquête sur la lutte contre l’insécurité.
C’est votre ami, le président et les membres de la commission qui ont décidé de la publicité de l’intervention du directeur de l’emploi de la Gendarmerie Nationale. Il reste des gens qui ont une haute considération des citoyens, il ne faut pas désespérer.
C’est à eux qu’il faut vous en prendre et leur dire que vous ne tolérerez aucun manquement. Mais vous leur ferez quoi au fait, rien. Il est plus facile de s’en prendre à un militaire qui dans tous les cas n’a fait que son devoir et est admiré pour cela par 100 000 gendarmes.
Ces gendarmes vous attendaient sur de sujets difficiles, mais vous avez reculé devant l’obstacle. Nous on compare simplement le courage entre deux hommes.
Ne négligez pas l’estime et la confiance que les Français ont en leur gendarmes.
A moins que tout cela soit beaucoup plus compliqué qu’il n’y paraît, je commence à avoir des doutes, en fait .
jmestries ( lagrognegend@gmail.com) - Armee-media.com
http://www.actionfrancaise.net/craf/?VALLS-condamne-le-messager-Le
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La Marche pour la vie, c’était aussi la marche pour la France
L’enjeu pour notre pays n’est pas seulement moral, ou « sociétal ». Il est démographique. La nature a horreur du vide.
« Libre d’être contre l’IVG », pouvait-on lire sur la première banderole. Oui, sera-t-on encore libre demain d’être contre l’IVG ?
C’est la question que posait hier au gouvernement, entre Denfert-Rochereau et les Invalides, l’immense cortège de la « Marche pour la vie ». Ils étaient 45.000 selon les organisateurs, 16.000 selon la police… Entre 200 et 300 d’après i-télé. Les mensonges, c’est comme tout, il faut rester quand même dans la modération, sinon on finit par saloper le boulot. [...]
Gabrielle Cluzel - La suite sur Boulevard Voltaire
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Les oublis de M. Hollande
La conférence de presse de François Hollande était un retour au discours politique après une semaine d’émotions, d’indignations et de vaudeville, toutes choses qui n’étaient guère à l’honneur d’une République qui semble en avoir oublié jusqu’à la notion, faute de le pratiquer souvent… Mais il est trop vrai que M. Hollande n’est sans doute pas, en ces heures délicates, l’homme de la situation, et il me rappelait le président Albert Lebrun, celui-là même qui avait, bien malgré lui, enterré la IIIe République : pourtant sympathique et honnête, les événements l’avaient submergé sans qu’il n’y puisse rien… De Gaulle, le rencontrant après-guerre, avait jugé d’une phrase la situation : « Au fond, comme chef de l’Etat, deux choses lui avaient manqué : qu’il fût un chef ; qu’il y eût un Etat.» La formule reste terriblement actuelle…
Bien sûr, le locataire présent du palais de l’Elysée a fait quelques annonces qui confirment sa logique qualifiée de social-démocrate ou de libéral-démocrate, selon les observateurs, et a déçu autant la Gauche qu’il a déstabilisé la Droite, pratiquant ainsi la vieille stratégie du « diviser pour mieux régner » qui reste toujours une arme redoutable pour qui sait la manier. Bien sûr, il a évoqué une possible réforme de simplification territoriale qui, en définitive, pourrait bien reprendre les grandes idées développées dans le projet Balladur, comme le redécoupage du territoire de métropole en 15 régions au lieu de 22 actuellement, et, donc, le retour de Nantes en Bretagne à cette occasion, ce qui serait, en cette année de commémoration de la duchesse Anne de Bretagne, un bel hommage à son combat de défense de l’autonomie et des libertés bretonnes. Bien sûr, il a évoqué la relance du couple franco-allemand… Mais, il donne plus, en fait, l’impression d’être le « bon gouverneur » d’une province soumise mais encore fière, que le président d’un Etat souverain et susceptible de faire des choix géopolitiques qui lui soient propres : d’ailleurs, les institutions de l’Union européenne ont souligné avec insistance qu’elles étaient satisfaites du bon élève Hollande depuis qu’il a parlé le langage que « l’Europe libérale voulait entendre… » Il n’est pas sûr que le pays de France, « ce cher et vieux pays » chanté dans l’histoire par le général de Gaulle mais aussi par les rois capétiens depuis Philippe-Auguste, en soit satisfait, lui…
Mais il est des sujets que le président n’a pas abordés et qui, pourtant, auraient mérité quelques bonnes phrases et quelques vraies annonces et justes propositions ; des sujets qui, en définitive, sont des révélateurs (y compris a contrario quand ils sont négligés…) de la volonté de puissance, non pas au sens agressif mais fondateur du terme, et de la longue vue que l’on doit avoir pour mener une politique efficace sur le temps long au-delà des simples échéances électorales :
Un. La question démographique, au lendemain de l’annonce d’une baisse, pour la 2ème année consécutive, du taux de fécondité en France, repassé sous la barre symbolique des 2 enfants par femme en âge de procréer, et du plus faible accroissement naturel depuis une douzaine d’années : cette tendance est sans doute la conséquence d’une politique entamée sous le gouvernement Fillon, au moment de la réforme des retraites, et qui, de plus en plus, remet en cause les avancées qui avaient été faites depuis les années 1930 en faveur des familles et en particulier des mères de famille nombreuse… Or, permettre aux familles de prospérer dans de bonnes conditions, c’est assurer une meilleure intégration de leurs enfants dans la société et pérenniser un système de retraites par répartition qui, malgré ses nombreux défauts, reste le moins inéquitable des systèmes…
Deux. La question de l’Outre-mer français et de ses potentialités gigantesques, aujourd’hui négligées à tort : la présence de la France sur tous les continents et dans tous les océans est une chance formidable qu’il serait absurde et même criminel de laisser filer en d’autres mains. Encore faut-il rompre avec un certain repli métropolitain et européen qui domine dans notre société, et engager une véritable réflexion sur les moyens d’accorder sa juste place à l’Outre-mer dans les institutions et dans les politiques nationales ; en finir aussi avec une « économie de la rente » là où il faudrait promouvoir l’audace pour mettre en place des projets d’énergies renouvelables appropriées aux lieux considérés, qu’elles soient solaire, houlomotrice ou éolienne, et des politiques de préservation et de valorisation des richesses de la biodiversité, par exemple.
Trois. La question des mers : grâce à ses 5.500 kilomètres de littoraux métropolitains et à ses territoires ultramarins, la France possède la 2ème Zone économique exclusive du monde, aujourd’hui sous-valorisée. Là encore, il y a une véritable politique de la Mer à développer, entre préservation environnementale, en particulier des zones de frai, et exploitation mesurée des ressources halieutiques, énergétiques et sous-marines… Or, la Marine française est aujourd’hui délaissée par l’Etat, qu’elle soit militaire ou marchande, au risque, là encore, de voir d’autres puissances s’approprier nos propres espaces maritimes, faute que nous puissions les protéger de leurs appétits. Pourtant, relancer une industrie navale digne de ce nom serait l’occasion de pérenniser l’activité de construction navale de nos ports et d’améliorer encore notre expertise en ce domaine dans lequel la France est considérée comme fort crédible, et cela à juste titre !
En oubliant ces trois thèmes qui devraient être majeurs dans l’esprit de nos gouvernants, M. Hollande a confirmé, à ses dépens, la formule du général de Gaulle : mais il faudra bien un jour, aussi, et au-delà de la seule personne du président, poser la question de l’Etat susceptible « d’être et de durer, de décider et d’agir ». Car, accuser M. Hollande de tous les maux serait risquer de ne pas voir les responsabilités historiques et politiques d’une République qui néglige trop souvent le pays et ses citoyens quand, dans le même temps, elle n’est plus que le paravent d’une oligarchie oublieuse des devoirs politiques de l’Etat…
http://nouvelle-chouannerie.com/index.php?option=com_content&view=article&id=1118:les-oublis-de-m-hollande&catid=48:2014&Itemid=59 -
Du 9/11 à Dieudonné: l’alignement parfait
Tribune de ByblosQuel est le dénominateur commun entre les événements du 11 Septembre 2001, la liquidation de Kadhafi, la guerre en Syrie ou le lynchage de Dieudonné? Réponse : l’alignement parfait, uniforme et zélé des médias sur la narrative du pouvoir. En un peu plus d’une décennie, de Washington à Paris, nous avons ainsi assisté à l’incorporation, à l’assimilation complète des médias «qui font l’opinion» par la machinerie du Système. La servitude est totale, consentie, et les voix discordantes sont combattues avec une rage d’autant plus haineuse que les arguments et/ou la raison font défaut, que le mensonge à propager est gros. Avec l’affaire Dieudonné, on a pour la première fois invoqué «l’atteinte à la cohésion nationale» pour justifier la censure. C’est une étape significative dans l’avènement de cette société de l’obéissance en devenir, où «cohésion» rime avec nivellement, avec soumission.
Du contrôle de l’opinion à celui de la contestation
La machine à écraser les différences, à niveler les opinions, est désormais bien rôdée : mobilisation générale des serviteurs-en-chef de tous les JT et grands titres «qui font l’opinion»; uniformité parfaite du discours; dramatisation à outrance des événements; déformation des faits et mensonges; isolement et attaque en meute des éventuels contradicteurs. Plus la couleuvre à faire avaler est grosse, plus la mobilisation doit être bruyante, hystérique, assourdissante pour empêcher toute nuance, forcer l’alignement.
Dans l’affaire Dieudonné, la machine a été saisissante d’efficacité. En quelques semaines, l’humoriste n’était plus qu’un simple «antisémite» déversant un «discours de haine» contraire «aux valeurs de la République», sa quenelle n’étant même, diagrammes et graphiques à l’appui, qu’un «salut nazi inversé». Du gros, du lourd donc, du définitivement incontestable.
Dans son «arrêt Minority Report», le Conseil d’Etat, plus haute juridiction administrative française, a même puisé dans des cas vieux de 80 ans pour justifier la réintroduction de la censure et, surtout, a invoqué pour la première fois la notion «d’atteinte à la cohésion nationale».
Peut-on imaginer concept plus dangereux juridiquement parlant que celui «d’atteinte à la cohésion nationale» pour justifier une interdiction? En faisant jurisprudence, cet arrêt éminemment politique du Conseil d’Etat ouvre désormais toutes les portes au pouvoir pour faire interdire ou censurer artistes, militants ou même partis, pourquoi pas, qui menaceraient donc la «cohésion nationale».
Désormais, ce n’est plus seulement le contrôle de l’opinion que le Système vise, mais celui de la contestation avec, en ligne de mire notamment, la liberté encore offerte sur Internet.
Le patron de l’Express, Christophe Barbier, a donné le ton : «Ca se régule, aussi, internet. Entre nous, les Chinois, ils y arrivent bien. Si les dictatures y arrivent, il faut que les démocraties fassent l’effort, aussi, de faire respecter la loi sur internet, sinon, ce sera dictature ou dictature.»
L’argument fait froid dans le dos.De la critique d’Israël au conspirationnisme
Comme nous l’avions relevé dans notre précédente brève, d’aucuns appellent déjà à l’interdiction de l’antisionisme radical, c’est-à-dire l’interdiction de la critique d’Israël, qui serait la source de l’antisémitisme moderne donc.
Mais sur France2, l’écrivain Marc Edouard Nabe a déjà désigné la prochaine cible en estimant que le problème de fond, c’était finalement…. le «conspirationnisme».
Ecoutons-le : «Le fléau aujourd’hui, le vrai fléau, c’est le conspirationnisme… C’est-à-dire la transformation de la vision du monde. C’est-à-dire la fausser à la base pour que les gens et les naïfs puissent s’y perdre et reconsidérer tous les évènements de la réalité. C’est un travail néfaste et satanique sur la vérité.»
La boucle est bouclée.
Remettre en cause la version officielle des évènements, la narrative, est en effet le dernier «fléau», le dernier «travail néfaste et satanique» que le Système devra tôt ou tard juguler pour préserver SA narrative, SA vérité sur les événements de SA réalité.L’essence totalitaire du Système
La dérive se confirme et s’accélère donc.
Pervertie jusqu’à la nausée, la démocratie libérale dans sa version ultime n’est plus qu’un faux-nez du Système dont l’essence est résolument totalitaire. Comme nous l’écrivions en citation dans notre essai «Pourquoi notre Hyper-Titanic va couler», «l’avènement de la société libérale interdit en effet l’alternative. Les divergences de pures formes, qui opposent ce que l’on nomme les «sensibilités politiques», se discutent à l’intérieur du statuquo qu’elle [la société libérale] impose. C’est à cela que se réduit l’opposition. Dans une société qui prétend pourvoir de manière satisfaisante aux besoins du plus grand nombre, l’opposition n’a en effet plus aucune raison d’être, elle est même une menace pour la collectivité.»
Le débat peut donc être singé à l’intérieur du cadre fixé par le Système, par exemple dans l’opposition gauche-droite traditionnelle, étant entendu qu’en l’espèce, «la gauche» est devenue un sous-programme de la droite pour gruger les pauvres et endormir les idéalistes.
Il n’y a désormais plus qu’un parti possible, celui du Système, une seule vérité, celle du Système, une seule vertu, celle du Système.
Le Monde, Le Figaro, L’Express, Le Nouvel Obs ou Libé ne nous disent plus autre chose.PS : heureusement, il y a des discours de haine licites
Les seules contestations que le Système tolère encore est celles qui, comme les «sensibilités politiques», s’inscrivent dans le cadre qu’il fixe. Vous pouvez donc déverser un discours de haine contre Dieudonné, en appelant même à son exécution physique, le Système vous regardera avec bienveillance.
Le militantisme par le cul, type Femen, est aussi très tendance, et vous pouvez donc déverser votre discours de haine sans dommage sur la communauté catholique en profanant des lieux saints, le Système vous regardera avec bienveillance, car la déconstruction du message religieux sert ses objectifs nihilistes.
Vous pouvez bien évidemment déverser votre discours de haine sur la communauté musulmane, le Système vous regardera avec bienveillance, car la déconstruction du message religieux sert ses objectifs nihilistes.
Vous pouvez déverser votre discours de haine sur le judaïsme…, enfin…, non…, finalement ça…, ça va pas être possible.
Mais vous pouvez déverser votre discours de haine sur les conspirationnistes, sur ceux qui incitent à «reconsidérer les évènements d’une réalité» tronquée, le Système vous regardera avec bienveillance puisque vous participerez à l’affirmation de SA narrative.http://www.entrefilets.com/de_911_a_dieudonne_l_alignement_parfait.html#sthash.1fUH0iRe.dpuf
Source http://reseauinternational.net/2014/01/20/du-911-a-dieudonne-lalignement-parfait/
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[MPV] Philippe Arino : "On vient défendre la vie charnelle"