Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

magouille et compagnie - Page 1875

  • Sens commun, François Baroin et la laïcité

    Voici quelques semaines, François Fillon s’était félicité que son éventuelle majorité comprenne à la fois Sens commun et François Baroin. Quoi que l’on pense de son programme, cela signifiait manifestement qu’il avait autour de lui des « conservateurs », comme Sens commun, et des « progressistes » comme François Baroin. Le mouvement Sens commun regroupe, en effet, des militants attachés à la conception classique de la personne humaine, tandis que François Baroin, notoirement "proche" du Grand Orient, dont son père fut le grand maître et dont lui-même est l’une des principales voix au sein des LR, défend les « immortels principes » de 1789, pour qui ce sont les hommes eux-mêmes qui, par l’intermédiaire du parlement, se donnent des droits – qui n’ont donc rien de naturel et qui, a fortiori, ne sont pas conférés par le Créateur. Est-il besoin de dire que nous, catholiques, sommes, dans cette affaire, beaucoup plus proches de Sens commun que de François Baroin ?

    C’est avec surprise que nous avons appris que ce dernier dirigerait la campagne des LR aux législatives. Comme le disait avec humour un parlementaire avant l’élection présidentielle, deux personnes peuvent remporter l’élection : François Fillon et Emmanuel Macron… et, dans les deux cas, nous aurons François Baroin comme Premier ministre ! J’ignore évidemment si François Baroin sera Premier ministre d’Emmanuel Macron, mais ce qui me semble certain, c’est qu’ils sont tous deux parfaitement compatibles : tous deux sont « progressistes », attachés à des réformes économiques assez proches les unes des autres, les différences entre leurs visions du monde et leurs programmes, pour autant que l’on connaisse les unes et les autres, ne semblent relever que de la nuance. Certes, François Baroin, sarkozyste déclaré, est en mesure d’entraîner les juppéistes qui ont manqué à François Fillon, mais le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il n’est pas, idéologiquement, au centre de ce vaste « fourre-tout » qu’est le parti des Républicains.

    Mais c’est avec une surprise renouvelée que j’ai lu un entretien de Christophe Billan, président de Sens commun, à « La Vie », se félicitant de cette désignation. Voici ce qu’il dit à ce sujet :

    « Nous avons découvert François Baroin lors de la présidentielle et l’avons rencontré assez longuement il y a un mois environ. Nous avons apprécié sa cohérence, son ouverture d’esprit et son honnêteté intellectuelle. Ce n’est pas un dogmatique mais un homme ouvert et à l’écoute. Vous savez, Sens Commun a fait l’objet d’une campagne de diabolisation irrationnelle et nous savons ce qu’est la caricature. François Baroin a été également caricaturé et il faut savoir dépasser les clichés. Sa laïcité n’est pas une laïcité agressive, tournée contre les religions mais une volonté de distinguer le temporel  du spirituel, et d’assurer le primat de la loi républicaine sur toute loi religieuse. Nous sommes parfaitement en ligne avec cette distinction et cette hiérarchie. S’agissant des législatives, nous avons été rassurés par la cohérence de son positionnement vis-à-vis d’Emmanuel Macron. Il veut être en capacité de s’opposer et non dans une collaboration automatique qui serait en réalité une vassalisation, cela nous convient. »

    Refuser les caricatures me semble naturellement souhaitable. Et j’ai bien vu – et dénoncé – les caricatures de Sens commun, ces derniers mois. Mais je serais curieux de savoir à quoi fait allusion Christophe Billan en parlant des caricatures de François Baroin. A ma connaissance, ce dernier est plutôt très bien vu par la presse bien-pensante et assez peu critiqué sur les réseaux sociaux. La seule opposition que j’aie jamais observée contre lui réside dans l’opposition assez vive qu’a rencontrée la proposition de M. Baroin, en tant que président de l’Association des Maires de France, de prohiber les crèches dans l’espace public et spécialement dans les mairies, pour garantir la « laïcité ». Nous avons été, au Salon beige, en première ligne de l’opposition à ce projet absurde : il est bien évident que, s’il y a des atteintes inquiétantes à la laïcité en France, elles sont le fait d’un islam conquérant, et nullement de la très pacifique tradition de la crèche. Mais je ne vois pas en quoi le fait de s’opposer à ce projet aussi funeste qu’absurde relèverait de la caricature. J’ajoute que bon nombre de parlementaires LR partageaient notre avis et ont poussé François Baroin à mettre de l’eau dans son vin et à ôter tout caractère contraignant à son « vademecum » sur la laïcité. S’opposer à cette conception de la « laïcité » ne devait donc pas être la conséquence d’un « extrémisme » ou d’un « intégrisme »…

    Que M. Baroin soit un homme affable n’exclut pas que la « laïcité » qu’il défend, avec ses amis du Grand Orient, soit une laïcité agressive. Nous, catholiques, n’avons pas attendu la maçonnerie pour distinguer le spirituel du temporel. En revanche, nous continuons à refuser avec détermination la volonté maçonnique d’interdire tout pouvoir spirituel autonome.

    Mais ma surprise redouble en lisant la phrase suivante : le président de Sens commun nous assure qu’il partage la vision de M. Baroin de la laïcité, notamment en tant que volonté « d’assurer le primat de la loi républicaine sur toute loi religieuse ».

    J’ose espérer qu’il s’agit d’un lapsus, mais, malgré toute la sympathie que j’ai pour les militants de Sens commun et leur président, je dois dire nettement que je ne peux pas le suivre sur cette voie glissante. Sa définition de la « laïcité » n’est rien d’autre que du laïcisme. Cette vision de la « laïcité » semble effectivement celle de M. Baroin. Mais elle ne pourra pas s’accorder avec la conception ultra-majoritaire parmi les cadres et les sympathisants de Sens commun. Non, la loi républicaine ne peut pas être affirmée, par principe, supérieure à toute loi religieuse. Cette vision de la loi et de la laïcité, c’est celle de Jacques Chirac, c’est celle de Jean-Pierre Michel (rapporteur socialiste de la loi Taubira au sénat et l’un des fondateurs du syndicat de la magistrature)… Mais c’est une vision qui s’oppose frontalement, non pas seulement à la vision chrétienne, mais d’abord à la vision civilisée d’Antigone ou de Socrate. A moins, bien sûr, que par loi religieuse, M. Billan n’entende ce que l’on appelait naguère les lois ecclésiastiques (comme l’abstinence du vendredi). Mais, alors, il s’affronterait à des moulins à vent, puisque ces lois ecclésiastiques n’ont jamais été supérieures aux lois civiles, même dans les Etats chrétiens, même sous la Chrétienté médiévale… Sinon, nous aurions les mêmes jours fériés et les mêmes traditions religieuses en Espagne, en Italie ou en France.

    En revanche, je ne vois pas comment la loi civile pourrait réclamer une supériorité sur les commandements de Dieu, qui constituent pour les fidèles la liste précise et exhaustive des préceptes de la loi naturelle.

    Non, je ne crois toujours pas que la loi soit « l’expression de la volonté générale ». Qu’elle le soit pour fixer les limites de vitesse ou pour décider de l’échelle des peines ne me pose aucun problème. Qu’elle le soit pour prétendre « constituer » la société française – qui préexiste évidemment à la loi civile – ou pour transformer un crime en droit, c’est tout simplement impossible. Je n’ai d’ailleurs jamais entendu les zélotes de cette conception prétendre que les lois raciales du IIIe Reich étaient parfaitement légitimes, en tant qu’expression de la volonté générale, légalement votée par un parlement élu dans les formes requises ! Notre conscience avait le droit – et le devoir – de s’y opposer, bien que cette « volonté générale » prétendît, comme tous les totalitarismes depuis 1789, être supérieure à toute loi religieuse.

    Si ces législatives permettent de clarifier – d’abord à droite, puis dans le débat public général – la conception commune de la loi et de la laïcité, elles n’auront pas été inutiles !

    Guillaume de Thieulloy

    Directeur du Salon beige

    Le Salon Beige

  • L’Allemagne nous envoie ses « migrants »

    migrants-allemagne.jpg

    Depuis 2015, l’Allemagne a accueilli plus d’un million de ces fameux « migrants » – un chiffre colossal. Nous en payons déjà les conséquences en France.

    Après avoir pratiqué une délirante ouverture de ses frontières durant un court laps de temps, l’Allemagne de Merkel se réveille avec la gueule de bois : viols de masse du Nouvel An 2016, attentats, augmentation de l’insécurité et des chiffres du chômage. Depuis 2015, l’Allemagne a accueilli plus d’un million de ces fameux « migrants » – un chiffre colossal. Nous en payons déjà les conséquences en France. Parmi les 1.600 migrants qui campent porte de la Chapelle à Paris se trouvent de nombreux Afghans passés par l’Allemagne… Pourquoi se retrouvent-ils chez nous alors qu’il ne s’agissait pas de leur intention initiale ? La raison est simple : l’Allemagne a durci ses procédures d’obtention du droit d’asile.

    Plutôt que de repartir chez eux, ces « migrants » déboutés tentent désormais leur chance dans d’autres pays d’Europe, dont le nôtre. Ils auraient d’ailleurs tort de se priver, la France étant assez généreuse. L’an passé, l’Allemagne a reçu 130.000 demandes d’asile d’Afghans, mais a refusé d’accorder le statut de réfugié à plus de la moitié d’entre eux. L’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) a, de son côté, accédé favorablement à 80 % des 6.000 dossiers afghans. Si les chiffres peuvent paraître d’une faible importance, il ne faut pas oublier que la France a subi quarante ans d’immigration massive, recevant près de 300.000 immigrés légaux et illégaux annuellement.

    Les Européens n’ont pas su gérer collectivement les flux migratoires. Ils se sont exposés au danger des déplacements des populations du sud du monde, attirées par les richesses du Nord, les aides sociales et tout simplement une vie meilleure.

    En outre, certains pays, à l’image de notre grand voisin germain, se sont montrés irresponsables en pratiquant une politique malthusienne quasi suicidaire. Autre détail pratique : l’Union européenne n’a pas créé d’outils stratégiques susceptibles de lui permettre de faire face. Les accords de Schengen nous mettent à la merci les uns des autres, faute d’une politique commune de lutte contre l’immigration invasion.

    Il faut aussi parler du règlement « Dublin III », qui veut que le pays dans lequel a été formée la demande d’asile soit celui chargé de son instruction et de la décision finale… C’est assez simple mais un peu injuste pour les États à la périphérie du continent, comme la Grèce, la Croatie, l’Espagne ou la Hongrie. Par ailleurs, la Cour européenne de justice, qui ne prend que des décisions délirantes inspirées par une vision dévoyée des droits de l’homme héritée de la Déclaration de 1946, a condamné la Grèce et la Hongrie pour de supposés mauvais traitements infligés aux demandeurs d’asile. Dans le droit fil de ces jurisprudences, l’Allemagne, toute à sa névrose migratoire, n’a pas respecté le susdit règlement pendant plusieurs années.

    Sylvie Goulard, députée européenne du MoDem, membre du premier cercle d’Emmanuel Macron, signait en 2015 une tribune intitulée « Migrants : le don passe avant le calcul » pour le magazine Pèlerin. À cette occasion, elle demandait aux Européens d’accepter de recevoir toujours plus de nouveaux arrivants. Confirmant ses propos, la députée déclarait peu après qu’il fallait « cesser de voir les migrants uniquement comme un fardeau », militant pour l’instauration des fameux quotas… Ce n’est évidemment pas la bonne ligne.

    Bien sûr, les pays européens peuvent collaborer pour traiter ce fléau, mais à la manière australienne, c’est-à-dire en faisant de la Méditerranée une véritable frontière contrôlée par nos marines nationales. Rajoutons que chaque nation devrait pouvoir décider souverainement qui entre et qui n’entre pas. Inspirons-nous des Hongrois, des Autrichiens, des Slovènes ou des Tchèques qui, forts de l’expérience de leurs voisins à l’Ouest, ont décidé de réduire au strict minimum les arrivées d’immigrés extra-européens. Ils savent bien que la vie multiculturelle est périlleuse, exposant nos nations à la division, au terrorisme et au retour du refoulé religieux islamique.

    http://www.bvoltaire.fr/lallemagne-envoie-migrants/

  • Maintien de l’ordre & Affrontements de basse intensité : Bienvenue dans l’Absurdie hexagonale !

    Les récentes manifestations, ou, plutôt, les dramatiques incidents qui se nouent en leur sein ou à leur périphérie, viennent nous rappeler, qu’aux côtés de la violence takfirî, existent d’autres formes d’engagements & de terrorisme urbain. À peu près aussi mal appréhendées & gérées par les pouvoirs publics.

    Entrons dans le vif du sujet : quel regard portez-vous sur les groupes d’activistes type Black Bloc ?

    Jacques Borde. D’un point de vue technique – je ne m’intéresse guère à leurs idées, désolé – il convient de leur reconnaître une technicité certaine des méthodes de guérilla urbaine. Ils sont très mobiles et réactifs. Et, parfaitement rodée depuis le temps face à un adversaire englué, lui, dans une stratégie et des tactiques dépassées à 99%.

    Tant qu’ils ont affaire à des forces aux méthodes qui ont connu assez peu d’évolution, sauf en termes de protection des personnels, disons qu’ils gardent la main et l’avantage.

    Adversaire ? À qui pensez-vous ?

    Jacques Borde. Aux États, dont le nôtre pardi. Une guerre, quelle que puisse être son intensité, basse, moyenne ou haute, doit être appréhendée de manière dynamique.

    Prenons un exemple : les forces américaines qui débarquent en Normandie en 1944 n’ont plus rien à voir avec celles qui ont eu à subir le choc de l’aéronavale japonaise le 7 décembre 1941. Grand Dieu, à part quelques aménagements cosmétiques, pourquoi nos États combattent-ils un adversaire selon une praxis élaborée dans les années 80 ?

    Donc vous les prenez au sérieux ?

    Jacques Borde. Il ne faut jamais sous-estimer qui que ce soit. Oui, je les prends au sérieux. D’autant que les des Black Blocs, eux, n’ont jamais cessé d’évoluer et de progresser tactiquement. La question est, plutôt, de savoir, si les pouvoirs publics, eux, en font autant.

    Quelles sont leurs limites ?

    Jacques Borde. Les des Black Blocs ? Pour l’instant, ceux auxquels nos forces de sécurité ont affaire semblent surtout être familiers, de par leurs confrontations, de nos polices européennes. Donc, des forces de l’ordre :

    1- assez bridés dans leurs praxis opérationnelles ;
    2- utilisant les mêmes méthodes depuis des années.

    Donc, rien ne dit qu’ils garderaient, je parle des Black Blocs bien sûr, leur avance tactique face à des forces de l’ordre montant en gamme. Mais, ce qui n’est pas pour demain.

    Donc, ils sont efficaces, selon vous ?

    Jacques Borde. Dans le cadre actuel du maintien de l’ordre, tel que pratiqué dans la plupart des pays occidentaux, oui. Très efficaces même.

    Mais vous noterez que cette efficacité est quasi nulle dans certains États nord-américains où, depuis peu, la police réagit très vite et, est elle-même très mobile. Et où toute menace majeure peut déboucher sur la mise en œuvre d’armes à feu parfaitement létales.

    Idem en Israël. Où, notamment, la Mishmar Ha’Gvul (MA’GAV, police des frontières israélienne) intervient avec des méthodes beaucoup plus musclées.

    Sans parler d’un Renseignement intérieur prompt à étouffer les menaces dans l’œuf.

     Mais c’est une forme de violence récente ?

    Jacques Borde. Pas du tout, en fait. Ses origines remontent aux Autonomes de Berlin-Ouest au début des années 1980.

    Quant au terme de Black Bloc lui même, il nous vient de la Stasi1 est-allemande qui surnommait ainsi les groupes d’anarchistes ou d’autonomes, cagoulés et vêtus de noir. La Stasi a disparu. Pas les Black Blocs

    Le Black Bloc gagnera en notoriété au fil des ans :

    1- manifestations contre la 1ère Guerre du Golfe (1991) ;
    2- 1999, Contre-sommet de l’OMC à Seattle ;
    3- manifestations contre les G8 à Gênes en juillet 2001 ;
    4- Évian en 2003 ;
    5- Heiligendamm en 2007 ;
    6- Contre-sommet de l’OTAN à Strasbourg en avril 2009.

    Donc difficile de prétendre qu’on a affaire à quelque chose qui nous surprenne vraiment.

    Récemment, il y a eu des reproches assez sévères adressées au ministère de l’Intérieur ?

    Jacques Borde. En France, oui, effectivement. Des CRS ont fait plusieurs reproches à leur hiérarchie :

    1- le fait que cette hiérarchie ne soit guère présente à leur côté. En première ligne je veux dire ;
    2- des ordres d’encaisser sans bouger et de laisser faire jusqu’à l’absurde. Certains parlant même de mise en danger de la vie des personnels engagés sur le terrain ;
    3- l’interdiction de recourir à des armes comme les lance-grenades de 40 mm ;

    Je vous vois soupirer…

    Jacques Borde. Oui, pour deux raisons :

    Primo. Ces reproches reflètent une bonne part de la réalité. Mais vous savez, je connais aussi des officiers qui savent être très prêts de leurs hommes. Évitons donc de généraliser.

    Secundo. Une arme n’est jamais la panacée. Le 40 mm, pas plus que les autres. Certes, cette arme extrêmement précise entre les mains de personnels entraînés est une solution. Mais, elle peut aussi faire de gros dégâts. Et, surtout, son usage ne prendra tout son sens qu’associé à de nouvelles tactiques et de nouvelles règles d’engagement. Donc, pas demain la veille…

    Que voulez-vous dire ?

    Jacques Borde. Que, dans le cadre politique actuel, nos forces sur le terrain (CRS, Gendarmerie mobile, etc. peu importe) resteront cet élément entre le marteau et l’enclume sur lequel se défaussent ad aeternam les pouvoirs publics. Pas de vagues et, surtout, pas de victimes de l’autre côté ! C’est que ce l’on appelle le syndrome Malik Oussekine

     C’est-à-dire ?

    Jacques Borde. Le 6 décembre 1986 à Paris, en marge d’une manifestation étudiante contre le projet de réforme universitaire Devaquet, Malik Oussekine, étudiant franco-algérien à l’École supérieure des professions immobilières (ESPI), souffrant d’une sévère insuffisance rénale, décède après avoir été rattrapé et roué de coups par des Voltigeurs

    Voltigeurs ?

    Jacques Borde. Des policiers montés à deux sur une moto tout-terrain, l’un armé d’un bidule, grande matraque de bois dur, qui ont comme mission de « nettoyer » les rues après les manifestations. Ce corps de police fut dissous à la suite de l’affaire.

    Une triste affaire qui résume bien les aléas du maintien de l’ordre…

    Que faut-il faire ?

    Jacques Borde. Il n’existe jamais de solution miracle. J’ai moi-même un passé étudiant. Le  Bidule je connais ! Et de près. Rattrapé et neutralisé (sic), vous vous mettez en boule et attendez que ça passe. En règle générale, vous avez des bleus pour une bonne semaine. Bien répartis par un pro, cela vous laisse des courbatures qui vous tiennent à l’écart des manifs un certain temps. Malik Oussekine n’a pas eu de chance. Mais il est évident que les Voltigeurs n’avaient absolument pas d’intention homicide à son égard.

    Les 40 mm c’est un peu la même chose. L’arme est précise mais : le stress, une mauvaise visée, un coup de doigt, comme disent les tireurs, et vous pouvez basculer dans le drame…

    Et que fait-on, alors ?

    Jacques Borde. C’est bien là le hic : rien ! C’est ce que disait, en 2016, le lieutenant-colonel Stéphane Bras2, « En évitant le contact physique on évite les blessés du côté des forces de l’ordre et des manifestants, ça reste le principe majeur ».

    Le problème c’est qu’aujourd’hui, on a, d’un côté, :

    1- des Black Blocs, parfaitement organisés, qui cherchent un affrontement dont ils connaissent parfaitement les codes et les limites imposées aux forces de l’ordre.
    2- un État qui ne se résout pas à l’emploi de nouvelles praxis : le fameux syndrome Malik Oussekine.

    Et, au bout du bout, des policiers, des gendarmes et des CRS que l’on préfère voir encaisser des coup de plus en plus rudes. Quitte à être brûlés vifs.

    En un mot, comme en cent : bienvenue en Absurdie…

    Notes

    1 Ou Ministerium für Staatssicherheit (MfS, ministère de la Sécurité d’État, dit Stasi (abréviation de Staatssicherheit) ?
    2 À la tête du Centre de Saint-Astier dédié à la formation des Gendarmes mobiles.

    Jacques Borde

    http://www.voxnr.com/8968/maintien-de-lordre-affrontements-de-basse-intensite-bienvenue-dans-labsurdie-hexagonale

  • GÉNÉRATION IDENTITAIRE À CATANE (ITALIE) POUR ARRÊTER LES ONG COMPLICES DE L’IMMIGRATION ILLÉGALE

    catane.jpg

    Des identitaires français, italiens, allemands et autrichiens se sont mis hier soir dans le port de Catane en travers de la route d’un navire d’une ONG qui remorque les embarcations d’immigrés clandestins.

    L’attitude des ONG telles que celle-ci est irresponsable et criminelle. Irresponsable car elle participe de l’immigration massive qui cause tant de problèmes en Europe. Criminelle car elle encourage les immigrés clandestins à prendre des risques considérables en traversant la mer dans des embarcations de fortunes, causant ainsi de nombreuses morts.

    Par cette action les militants présents sur place ont tenu à démontrer que les identitaires sont toujours en première ligne pour défendre l’Europe contre l’immigration massive.

    Suite à leur arrestation par les garde-cotes italiens, plusieurs militants ont été détenus et feront probablement face à des suites judiciaires qui s’ajoutent aux nombreux frais d’organisation. Vous pouvez les soutenir ici.

    https://www.generation-identitaire.com/generation-identitaire-catane-pour-arreter-les-ong-complices-de-limmigration-illegale/

  • Election présidentielle : le Bien commun oublié

    En date du 8 mai 2017, le CRAF (Centre Royaliste d'Action Française) a publié le communiqué suivant, avec lequel nous sommes ici en plein accord.  LFAR

    3815233371.jpgLe système politique fondé sur l’élection du président au suffrage universel a montré, une fois de plus et de façon particulièrement criante, ses limites et sa perversité.

    Un président élu par moins de 44 % des électeurs inscrits, dont presque la moitié revendiquent un vote par défaut, ne peut pas être légitime – d’autant moins avec le programme qu’il s’apprête à mettre en œuvre, dans la continuité du quinquennat qui s’achève.

    L’Action française déplore et s’inquiète de la division que cette élection a creusée au sein du peuple français. D’un côté les mondialistes, désireux de conserver leurs privilèges et totalement indifférents à la crise de civilisation que le libéralisme a engendrée et dont il s’alimente ; d’un autre côté, les souverainistes, pour qui la France signifie autre chose qu’une province européenne ou un segment de marché géographique ; d’un autre côté encore, ceux, de plus en plus nombreux, qui par leur abstention ou leur vote blanc expriment le décalage entre la classe politique et le peuple, voire rejettent et dénoncent un système en faillite.

    Cette faillite, c’est son incapacité à assurer le Bien commun, qui fut la seule préoccupation de nos souverains pendant des siècles et dont la classe politique actuelle a oublié jusqu’au sens. Au sortir d’une campagne avilissante, c’est donc autour de cette notion de Bien commun que l’Action française veut remobiliser les Français, à l’occasion du colloque public organisé le 13 mai avec la participation du Prince Jean de France, et autour de la figure de Jeanne d’Arc, qui sut si bien sacrifier son intérêt personnel pour celui de la France, et discerner dans la personne du Roi le seul vecteur d’espoir et d’unité : l’Action française le réaffirmera lors de sa fête nationale, dimanche 14 mai, avec son traditionnel cortège. 

    Colloque : Refonder le Bien commun
    Défilé d’hommage à Jeanne d’Arc

    http://lafautearousseau.hautetfort.com/index-1.html

  • Emmanuel Macron et les retraites

    Comme Philippe Carhon l'avait souligné, le directeur du programme d'Emmanuel Macron avait reconnu que les retraités seraient les grands perdants.

    Il semble toutefois qu'un futur jeune retraité ait réussi à tirer son épingle du jeu. Celui qui a lutté contre le cumul des mandats, profitera du cumul des indemnités... François Hollande bénéficiera :

    "d'une pension mensuelle équivalente à 15.000 euros net. Un total obtenu grâce au cumul de quatre indemnités différentes: celle d'ancien président de la République (5184 euros net), d'ex-député de Corrèze (6208 net), d'ancien conseiller de la Cour des comptes (3473 euros net) et finalement d'ancien président du conseil général de Corrèze (235 euros)."

    Reste à savoir s'il siègera au Conseil Constitutionnel, ce qui lui permettrait de profiter d'une indemnité de 14 000 € brut mensuels...

    Cela viendra s'ajouter aux 10 millions d'euros que nous coûtent, chaque année, nos anciens présidents.

    Carole d'Hombelois

    http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/web.html

  • Marie Guévenoux, de l’UNI à Emmanuel Macron…

    3752576289.jpg

    Source Paris Vox cliquez ici

    Cette candidature étonne d’autant plus que Marie Guévenoux était encore salariée de l’équipe de campagne de François Fillon il y a quelques semaines. Décidément, en poltique politicienne, les convictions n’ont d’égales que les fidélités…

    Marie Guévenoux avait tout d’abord travaillé avec Alain Juppé jusqu’à sa défaite à la primaire de droite avant de rejoindre les rangs de François Fillon. Chargée des ressources financière, elle abandonne son poste en mars lorsque la mise en examen du candidat de la droite est annoncée. Cependant elle a continué à être payée (environ 4000 euros par mois) jusqu’à la fin de son CDD.

    Elle se retrouve donc aujourd’hui candidate à la députation pour le parti du nouveau président de la République. Toujours au secours de la victoire, le parcours de Marie Guévenoux apparaît assez révélateur d’un personnel politique exclusivement motivé par des ambitions personnelles et la recherche frénétique des « places » rémunératrices.

    http://synthesenationale.hautetfort.com/

  • Des drapeaux djihadistes pour fêter l’élection de Macron au Louvre? Analyse: Macron et les islamistes

    Pierre Le Corf, cet humanitaire français qui s’est installé à Alep pour secourir les habitants témoigne: « Lors de l’élection de Mr Macron, j’ai vu flotter de nombreux drapeaux à 3 étoiles de « l’armée libre » au milieux des drapeaux français, les Syriens qui étaient avec moi sont devenus blancs, on espère que l’on ne repart pas pour une guerre aveugle. » déclare-t-il. Macron, en effet a caressé tout-au-long de sa campagne les musulmans même islamistes militants, dans le sens du poil. Ainsi a-t-il refusé de dénoncer le soutien de l’UOIF cornaquée par les Frères musulmans, face à Marine Le Pen lors du débat de l’entre-deux-tours.

    En Marche vers l’islamisation ?

    De même a-t-il admis que l’un des cadres d’En Marche était radicalisé et il l’a maintenu à son poste:

    En effet, alors que le micro n’était pas éteint pendant la coupure pub, et que le Facebook Live se poursuivait, le candidat d’En marche ! est revenu sur ce qu’il venait de répondre à l’antenne : « Il a fait un ou deux trucs un peu plus radicaux. C’est ça qui est compliqué. Mais à côté de ça, c’est un type bien. C’est un type très bien, Mohamed. Et c’est pour ça que je ne l’ai pas viré. »  Source: lepoint.fr

    C’est ainsi que Mohamed Saou, après avoir été écarté de En marche, y est revenu, suite au chantage de Marwan Muhammad, celui qui rêve à voix haute d’une France musulmane…

    Marwan Muhammad, président de l’organisation frériste CCIF, avait lui aussi exigé des explications et a menacé d’utiliser son supposé poids électoral, contre Emmanuel Macron, dans le cas où Mohamed Saou était écarté du mouvement «En Marche !»  sous pression «islamophobe», disait-il. En effet, le 10 avril 2017, il a adressé une lettre au candidat Macron dont la conclusion fut, on ne peut plus claire :  «En fonction de votre réponse (ou de son absence), je serai alors en mesure de m’exprimer publiquement sur le sujet, en direction de nos contacts médias, de nos 17 antennes régionales, de nos 14000 adhérents et de nos 350000 abonnés, sur les newsletters et les réseaux sociaux. Chaque électeur sensible à ces questions pourra alors faire, en conscience, un choix éclairé» : une intimidation. resistancerepublicaine.eu

    Cap islamiste sur les législatives ?

    Mohamed Louizi, l’auteur des citations ci-dessus et ci-dessous, est franco-marocain, auteur de l’essai autobiographique : « Pourquoi j’ai quitté les Frères musulmans : retour éclairé vers un islam apolitique » (Michalon 2016) :

    Cependant, le cas de Mohamed Saou est-il un cas isolé au sein du mouvement d’Emmanuel Macron ? Ce candidat à l’Élysée serait-il, ou pas, « dans les mains des islamistes » ? Est-il le candidat préféré des Frères musulmans ? (…) dans ce qui suit, d’autres cas troublants seront dévoilés : de la commune de Oignies dans le Pas-de-Calais, à Bordeaux dans le Sud-Ouest, jusqu’à Mulhouse dans l’Est, en passant par Paris, des soutiens d’Emmanuel Macron, des islamistes (ou au service inconscient de l’islamisme conquérant) s’appellent : Noureddine Aoussat, Rachid El-Kheng, Yanis Khalifa, Yaman Mahfoud, et la meilleure pour la fin, une certaine Fatima Jenn  et ses principaux soutiens : Anouar Sassi et Aziz Senni.

    Par ailleurs, d’autres noms pourraient même bénéficier de l’investiture d’ «En Marche !» pour les législatives. (…)

    En attendant, ce qui est certain, c’est que des candidats pour les législatives, notoirement islamistes, soutenant Macron ou pas, sont déjà dans les starting-blocks, ici où là. Ils sont jeunes adultes, issus de la frérosphère et s’appellent : Yassir Louati, Jimmy Parrat, Jamel Oufqir, Hanan Zahouani, Abdelkrim Marchani, Samy Debah, etc. D’autres candidats issus du parti islamo-turc, le «Parti Egalité et Justice», proche de l’AKP d’Erdogan, pourraient présenter des dizaines de candidats, revendiquant leur communautarisme, comme aux départementales de 2015.  Par conséquent, le risque de voir quelques islamistes occupés des sièges au Palais Bourbon, au nom de la diversité, lors de la prochaine législature, est bien réel. «En Marche !», comme d’autres formations, pourrait leur offrir cette opportunité tant rêvée. resistancerepublicaine.eu

    Macron a trop flatté les communautarismes durant sa campagne pour qu’il n’y ait pas eu tractation pour réserver des sièges aux communautarismes, c’est ainsi que les musulmans qui obéissent aux mots d’ordre des imams, voire  d’Erdogan, se soucient peu de savoir si Macron défend des idées compatibles avec l’Islam. Ce qui leur importe c’est de s’implanter et de gagner du terrain. Le fait qu’il aient voté à la quasi-unanimité pour Macron est un signe qui ne trompe pas.  Ils ont obtenu des places éligibles avec Hollande, c’est ce qu’ils obtiendront encore plus avec Macron. Lorsqu’ils jugeront qu’ils occupent assez de terrain ils pourront activer la charia. Hollande, Macron et l’oligarchie leur offrent la France sur un plateau dans l’aveuglement obtus des électeurs français non-musulmans et notamment des catholiques qui d’après les sondages auraient voté en masse pour celui qui a programmé leur disparition:

    Lire la suite

  • Débat de l’entre-deux tours: Jacques Sapir décrypte les mensonges économiques d’Emmanuel Macron concernant l’euro

    Jacques Sapir est l’un des rares économistes de renom qui bénéficie encore d’une certaine aura dans le paysage euro-dictatoriale dans lequel la France est plongée. M. Sapir conclue sa démonstration par une remise en cause de la probité d’Emmanuel Macron, qui s’apprête à prendre la tête de la France: « Emmanuel Macron a ainsi pensé en comptable et non en macro-économiste. On peut aussi penser qu’il connaissait en réalité l’envers des chiffres (pour avoir été le conseiller économique de François Hollande) et ce qu’ils signifiaient, mais qu’il s’est bien gardé de la dire. Dans un cas comme dans l’autre on pourra sur ce point juger de sa probité. »

    Lors du débat de mercredi 3 mai au soir, M. Emmanuel Macron a affirmé que « le chômage avait baissé avec l’introduction de l’Euro ». Cette affirmation reprend une autre affirmation sur le surplus de croissance qu’aurait dû nous apporter la monnaie unique. L’histoire de cette affirmation, et des mensonges qui l’entourent, a été traitée dans mon ouvrage L’Euro contre la France, L’Euro contre l’Europe publié aux éditions du Cerf en octobre 2016. Je n’y reviens pas. Par contre, cette affirmation de M. Emmanuel Macron mérite que l’on s’y attarde.

    Regardons d’abord les courbes du chômage. Sur ces courbes on a reporté les catégories A+B+C de « Pôle Emploi » (la DARES) car ce sont les seules pour lesquelles on ait des données remontant jusqu’en 1991 puis, à partir de 1995 les catégories A + B + D. Ces trois catégories sont bien plus représentatives du chômage.

    Graphique 1

    Source : DARES

    http://www.medias-presse.info/debat-de-lentre-deux-tours-jacques-sapir-decrypte-les-mensonges-economiques-demmanuel-macron-concernant-leuro/73620/

  • Législatives: les surprises des investitures d’En Marche

    Si selon un sondage Harris Interactive pour RMC et Atlantico les trois quarts des Français jugent positivement le profil des candidats de La République en Marche, ce n’est pas le cas de tout le monde. Dès hier soir François Bayrou a manifesté son mécontentement pour ne pas dire sa colère. L’accord conclu entre le MoDem et En marche n’aurait pas été respecté. Selon le maire de Pau, il prévoyait un quart des circonscriptions pour le MoDem.

    Il y a ceux qui se sont retrouvés candidats avec l’étiquette En Marche sans l’avoir demandé. Ainsi Mourad Boudjellal, le président du Rugby club toulonnais. Contacté par franceinfo, La République en marche a reconnu « une petite erreur matérielle », provoquée par « un mauvais copier-coller ». Il y a aussi Stéphane Saint-André, député PRG sortant du Pas-de-Calais. L’élu dit pourtant avoir refusé l’investiture. Et encore François Pupponi, député socialiste sortant du Val-d’Oise, désigné candidat EM alors qu’il a déjà été investi par le Parti socialiste, toujours selon les informations de franceinfo.

    Autre surprise, autre source de mécontentement, en Bretagne cette fois. Selon Ouest-France, Jean-Yves Le Drian, ex-ministre de la Défense, soutien d’Emmanuel Macron et président du conseil régional de Bretagne n’était pas au courant de l’investiture de Gaspard Gantzer dans la 2e circonscription d’Ille-et-Vilaine, celle de Rennes-Nord.

    Si Jean-Yves Le Drian ne s’est pas exprimé publiquement, le 1ervice-président de la région, Loïg Chesnais-Girard, dénonce un « parachutage ».

    Pour rappel, Gaspard Gantzer, énarque de la promotion Léopold Sédar Senghor (celle d’Emmanuel Macron) est un très proche collaborateur de François Hollande : conseiller chargé des relations avec la presse, chef du pôle communication à la présidence de la République.

    Après l’investiture qui ne passe pas, celle qui est retirée aussitôt après avoir été attribuée. Cela concerne le député MoDem sortant de La Réunion, Thierry Robert. L’homme été condamné en 2016 pour diffamation et, révèle L’Express, il est actuellement visé par au moins trois enquêtes préliminaires ouvertes par le parquet de Saint-Pierre entre janvier et mars 2017.

    L’une porte sur des soupçons d’emploi fictif liés à l’embauche d’un ancien assistant parlementaire, une autre vise des soupçons de harcèlement sexuel sur une ancienne employée et une dernière concerne un dossier de favoritisme sur l’attribution d’un marché public.

    Thierry Robert n’aura été condidat En Marche que quelques heures puisque le mouvement l’a rayé de sa liste dans la soirée. Cela fait donc un MoDem de moins alors que François Bayrou trouve qu’il n’y en a pas assez et convoque en urgence un Bureau politique ce soir.

    http://www.bvoltaire.fr/actu/legislatives-les-surprises-des-investitures-den-marche/