
“Servez-vous, manants !” L’action se veut forte, provocatrice : elle est indécente, stérile, contreproductive. Ces tas de pommes de terre jetées hier sur le bitume devant l’Assemblée Nationale par des agriculteurs en colère devaient symboliser dans l’esprit de leurs auteurs la rancoeur, l’exaspération d’un monde agricole à bout de souffle, combattant pour sa propre survie face à une aristocratie politique et technocratique bruxelloise ayant déjà décidé du sort réservé à ces malheureux forçats de la terre par la signature prochaine du maudit Traité du Mercosur.




