
Un nouvel islam est apparu ces dernières décennies. Un islam qui a forgé le concept d'islamophobie pour réduire au silence ses opposants. Un islam qui peut enfin prétendre à l’universalité car il s'uniformise grâce à l’islamophobie, ce nouveau délit, qui est aussi l’outil uniformisateur d'une communauté qu se constitue au fur et à mesure qu'on en parle.
La nouvelle communauté politique - que l’on peut appeler faute de mieux l'islam à l'Occidentale - est une coproduction, que se partagent les musulmans réformateurs et des Occidentaux déconstructeurs.


Depuis Abidjan, Emmanuel Macron a indiqué samedi 21 décembre que la colonisation a été « une faute de la République ». En février 2017 déjà, en pleine campagne électorale, il présentait sur une chaîne de télévision algérienne la colonisation comme « un crime contre l’humanité ». Selon lui, la France devait présenter ses « excuses à l’égard de celles et ceux envers lesquels elle a commis ces gestes de barbarie ». Le lendemain de l’entretien accordé à la chaîne de télévision algérienne, celui qui était alors député LR, Gérald Darmanin, avait tweeté pour fortement critiquer cette prise de position. Le vent a tourné, le tweet le plus rapide est cette fois venu de Benalla : « Non, la colonisation n’a pas été une mauvaise chose : infrastructures éducatives, de transports, de communication, de santé, augmentation de l’espérance de vie, elle a été une chance pour les pays colonisés. » Il a raison sur le fond, le comique étant que cela vienne de lui. Il faut en effet avoir l’esprit formaté pour ne pas voir combien la France a apporté à ses colonies.
fonction publique, le député-affairiste Anatole de Monzie (en médaillon) a écrit (in La saison des juges) : « La répression ne saurait se manifester que par crises : l’alternance de la poigne et du pardon constitue la norme des sociétés ».



